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Libertad, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 12 novembre 2013, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à58867732_p l’azérole… Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est un joli petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle, personnellement je préfère la Lagavulin. Ses fruits sont généralement utilisés en gelée ou en confiture.

J‘avais entrepris de vous parler de Joseph Albert conséquemment au fait qu’il était décédé un 12 novembre mais je m’aperçois que j’ai déjà évoqué ce diable boiteux dans un de mes billets (il faut dire que j’en suis au 1637è). Au train où vont les choses, j’aurai bientôt besoin d’un(e) secrétaire archiviste. Simple piqure de rappel 58867809_pdonc pour les ceusses qui n’ont pas tout suivi. Il est né à Bordeaux de parents inconnus et sera recueilli par l’assistance publique. A sa majorité, il monte à Paris et se fera appeler Libertad. A la suite d’une maladie dans sa prime enfance, il perdra l’usage de ses jambes et se déplacera à l’aide de béquilles. C’est Aristide Briand qui va lui trouver une place de correcteur dans son imprimerie où il édite « La lanterne ». Très vite il va faire partie du groupe libertaire montmartrois « les iconoclastes ». Il prend position en faveur de Dreyfus aux côtés de Sébastien Faure et défend l’idée de la propagande par le fait. On lui doit le mouvement dit des « causeries populaires » bien avant celles de Michel Onfray.

Juste une citation de Roger Langlais:  « Si Libertad a fait face, de son vivant, à tant de calomnies, de haine et de dérision… S’il a été travesti en agitateur pittoresque par les chieurs d’encre, c’est sans doute que son existence même était intolérable… ». On peut encore retrouver un certain nombre de ses textes, notamment ceux publiés dans son journal « l’Anarchie » à partir de 1897.

Sacré bonhomme qui mérite bien une petite place dans notre galerie, je le mettrais entre Proudhon et Kropotkine. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.