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MEILLEURS VOEUX DE GAZA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la paix universelle et du tournedos Rossini réunis, bonjour !

Pour ce dernier billet de l’année, j’ai décidé de céder la parole à un collectif de jeunes de Gaza qui expriment leur ras le bol. Je n’ai pas la prétention de croire que ce petit geste aura une incidence quelconque mais peut-être que, multiplié comme savent le faire les réseaux sociaux… Et, en guise de voeux, je vous transmets ceux de la jeunesse de Gaza.Ce « manifeste », poignant de sincérité, je ne sais pas qui l’a écrit mais j’avais très envie de le partager comme on dit sur facebook.

 

« Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa . Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale. 

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone «de sécurité», et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée…

Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher de soleil : comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout de suite.

Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous sommes une génération de jeunes qui se sont déjà habitués à évoluer sous la menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est devenu Gaza, une prison imposée par un pays qui se prétend démocratique.

A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur. Ici, à Gaza, nous avons peur d’être incarcérés, interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre parce que chaque pas que nous faisons doit être sérieusement considéré et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout, parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons, parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons verser des larmes de révolte et de colère intarissables.

Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et nous ne voulons pas être encore une fois des victimes. Assez ! Nous en avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles, des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement. Nous disons : ASSEZ ! Ce n’est pas le futur que nous voulons !

Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix. »

voilà, je vous souhaite une très bonne année 2011. Portez vous bien, si vous le pouvez et, à l’année prochaine peut-être.

N’ALLEZ PLUS EN TUNISIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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N’ALLEZ PAS EN TUNISIE...

Il se fait dans ce pays entendre un bruit de bottes des plus inacceptable. Depuis son procès, ses amis, sa famille, sont sans nouvelles du journaliste Taoufik Ben Brick. Comme d’autres opposants au régime de « notre ami Ben ALI », il a subi les foudres du dictateur. Selon « Courrier International » il est impossible de lui rendre visite et, ceux qui le soutienne, s’inquiètent de cette disparition. Que fait la France au delà de ce silence assourdissant ? La France qui veut rétablir la démocratie en Afghanistan, la France des droits de l’homme, la France de Kouchner ? A t-elle délibérément choisit entre la peste et le choléra, entre Ben Ali et les islamistes ? Pendant que les touristes se dorent sur les plages d’Hammamet ou de Kelibia, on torture, on réprime, on emprisonne. Une seule réponse. N’allez pas en Tunisie !

 

IL S’APPELAIT LEO LAGRANGE…

Je ne sais pas si vous lu le bouquin de B. LAPORTE, ancien secrétaire d’État aux sports. Très franchement je crois que je vais m’en passer mais cela me fournit une transition avec mon billet du jour.

Dans la série des grands bonshommes, un petit mot sur ce monsieur né un 28 novembre en 1900. Je gage qu’il existe près de chez vous une école, un stade, une maison des jeunes, qui porte son nom.

A l’heure où TF1 prépare les cerveaux à recevoir la pub, on se remémore avec plaisir cette déclaration de Léo LAGRANGE.

« … Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. »

Il fut le premier Secrétaire d’État chargé de la jeunesse et des sports. On lui doit la création des auberges de jeunesse. Il a tenté sans succès d’organiser des Olympiades populaires en substitution des J.O. De Berlin. Las, toute la droite de l’époque a voté pour la participation de la France aux jeux fascistes. Il rencontra la grande faucheuse en juin 1940 sous la forme d’un éclat d’obus.

Et bien voila, un coup de gueule et un coup de chapeau…C’est bien pour un samedi pluvieux. Demain d’autres aventures bloguelesques, en attendant, portez vous bien et, à dimanche peut-être.