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De Brest à la butte aux cailles…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Delta blues et du Kan-ha-Diskan réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 03 juin 2020, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la caille, allez savoir pourquoi… Connaissez place de la Communevous «la butte aux cailles» à Paris dans le treizième ?  On devrait en réalité écrire « Butte aux Caille », sans « s », puisque le nom de cette colline n’a rien à voir avec les oiseaux. Elle le tient d’une famille Caille qui était propriétaire des lieux. C’est ici qu’à la fin du mois de Mai 1871, les Fédérés, commandés par Walery Wroblewski, repoussent par quatre fois les troupes versaillaises. La place de la Commune-de-Paris, à l’angle des rues Buot et de l’Espérance, perpétue le souvenir de ce mois de mai.

Toujours à propos de la Commune, voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de cet évènement historique. Il est né le 3 juin 1840 Pindydans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 1870; elle était l’œuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens. Jean-Louis Pindy, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est  communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale. Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 04 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique « Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public. Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, cageavant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne. Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917.

Et bien voila, c’est tout pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien, à bientôt peut-être et vive le p’tit commerce.

VIVE LE SPORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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VIVE LE SPORT.

Nul besoin de connaître l’italien ou le néerlandais pour comprendre ce spot. La question est de savoir si certains coureurs, comme ici Cancellara, ont eut recours à ce stratagème pour améliorer leurs performances. De prime abord cela semble un peu gros mais, après le dopage physique voici peut-être le dopage mécanique. Cest Davide Cassinni, ancien coureur lui même et aujourd’hui consultant pour la RAI qui est à l’origine de la rumeur. Fallait oser !

Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le 3 juin, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi…  Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’oeuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.

Jean-Louis PINDY est communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale.
Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique
« Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public.

Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne.

Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’était le 267ème billet des « cénobites tranquilles » un blog d’humeur et d’humour, ouvert 7 jours sur 7…Vous êtes de plus en plus nombreux à le consulter et, ne serait-ce ma modestie légendaire, j’en serais très fier. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.