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Quand elle monte des usines, la colère…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la critique de la raison pure et du pain aux raisins réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 09 octobre 2015, dix-huitième jour fleur-de-sarrasin-268x300de vendémiaire qui était généralement dédié au sarrasin, mais pas aux maures !!! Chez nous on l’appelle le blé noir (Gwiniz du en breton) ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée ce qui, j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe. J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin qui portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du Finistère.

Et dans l’actu. madame Michu ?

Qu’un DRH se r’trouve en chemise et le tout Landerneau des médias, de Pujadas à Calvi, s’étouffe à l’unisson des Sarko et des Valls devant cette violence d’une «bande de voyous»… Que des milliers de salariés risquent de se retrouver en caleçon pour assouvir l’appétit sans cesse croissant des actionnaires, cela leur en touche une sans faire bouger l’autre; à supposer qu’ils en soient doté comme disait Brassens. Oyez la réponse de Jean Jaurès dans le débat qui l’opposa à Clémenceau lors que celui-ci fit marcher la troupe contre les mineurs de Courrières; nous sommes en 1906.

… Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes jean jaurèsdésordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connue des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit [...] ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité… Jean Jaurès devant l’Assemblée nationale, 19 juin 1906.

Sans commentaire, allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Cent ans déjà…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la blanche hermine et du Breizh-Cola réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 31 juillet 2014, autant dire que c’est la fin du mois…  A ne pas confondre avec la fin du moi, comme disait ce vieux Lacan. C’est aussi le treizième jour de Thermidor dédié à l’abricot et c’est encore le triste anniversaire de l’assassinat de Jaurès. Mais, que les dieux me tripotent, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

L’assassinat de Jean Jaurès a lieu le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris, au cœur de la République du Croissant, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité. Il est atteint par deux coups de feu. L’auteur est un certain Raoul Villain jeune admirateur de Maurras et fan de l’Action Française. Raoul Villain est incarcéré en attente de son procès café-du-croissantdurant toute la Première Guerre mondiale. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la Cour d’assises de la Seine. Villain a la chance de n’être jugé qu’en 1919, à sa demande, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris, dans la nuit du 31 juillet 1914. Plus étonnant, parmi les témoins en sa faveur figure Marc Sangnier, venu défendre la « valeur morale » d’un ancien disciple.

Raoul Villain est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès). Le 14 mars 1919, soit quinze jours plus mobilisationtôt, le 3e conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamnait à la peine de mort Émile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent32. Raoul Villain s’exile alors sur l’île d’Ibiza. Peu après le début de la guerre d’Espagne en juillet 1936, l’ile tombe aux mains des franquistes, puis est reconquise par les républicains, qui la quittent rapidement. Celle-ci est alors reprise par des groupes anarchistes, mais l’île est bombardée par l’aviation franquiste et dans le chaos, le 13 septembre 1936, les anarchistes l’exécutent pour espionnage au profit de l’armée franquiste, sans que l’on sache s’ils savaient qui il était. Etonnant non !
Allez, merci d’être passé par ici en plein été. Portez vous bien et à demain peut-être.