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RIP Marian McPartland…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du romantisme et du tournedos Rossini réunis, bonjour ! Et bien voilà, je n’ai pas vu le temps passer et nous sommes le vendredi 23 août 2013, 6è jour de fructidor dédié à la tubéreuse. En Italie, on interdisait aux jeunes filles de se promener le soir dans les jardins où poussait la tubéreuse, car elles n’auraient pas su résister aux jeunes gens, eux-mêmes grisés par son parfum érotique. Quel dommage !

Nous apprenons la disparition d’une véritable légende du jazz, Marian McPartland à l’âge de 95 ans et après une carrière de soixante ans.  D’origine anglaise, Marian Mc Partland, qui est aussi connue pour avoir animé pendant trente ans son émission article_Marian_McPartland-1«Piano Jazz» sur une radio populaire américaine, National Public Radio (NPR), est morte mardi soir dans sa maison de Long Island, à New York, a indiqué Concord Music Group. Epouse divorcée puis remariée du musicien Jimmy McPartland, elle a enregistré plus de cinquante albums et a été récompensée par de nombreux prix.

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Dans son émission de radio, elle a interviewé pratiquement tous les majors du jazz de l’après Seconde guerre mondiale, selon NPR. Elle a raconté à la radio en 2005 que sa passion pour la musique avait commencé très tôt, quand elle était petite, après avoir entendu sa mère jouer du piano. «A partir de ce moment, je ne me rappelle pas quand je n’ai pas joué du piano, j’en jouais jour et nuit, partout où je me trouvais», a-t-elle dit. «Chez ma tante, au jardin d’enfant, partout où il y avait un piano, j’en jouais», a raconté la pianiste, qui est décédée d’un arrêt cardiaque.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

J’ai la guitare qui me démange…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 6 mai64347178_p 2013, autrefois désigné comme 17 de floréal et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui ne se dissimule pas dans une peau de vache et qui, outre son aspect décoratif se déguste en salade. Avec des navets et du fromage de brebis, on me dit que c’est un délice; surtout si vous l’accompagnez d’un petit rosé bien frais. En dégustant votre salade je vous invite à (re)découvrir un gratouilleur de génie qui a accompagné les plus grands et les plus grandes…

 

Aujourd’hui, histoire de se calmer après la manif, un guitariste particulièrement talentueux. Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare 220px-Barney_Kessel_2à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. La principale source d’inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. Il semble d’ailleurs que ce dernier soit allé écouter son « jeune disciple », lors d’un passage à Oklahoma City en 1939. Barney Kessel va s’installer à Hollywood où il exerce des petits métiers alimentaires. En 1943, Il est membre de l’orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le show de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. En 1944, on peut le voir dans le court métrage Jammin’ the Blues de Gjon Mili, aux côtés de Lester Young et Illinois Jacquet. Il fait partie des big bands de Charlie Barnet et Artie Shaw (1944-1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.

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En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une376-Django-Barney-Kessel.Jean-Pierre-Leloir-288x340 longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des « Poll Winners » (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Ici à droite, en 1952 en compagnie de Django. Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste bebop, Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Colemen Hawkins, Lionel Hampton et même Ornette Coleman.  Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Anita O’Day et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river » en vidéo ci-dessus).

En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en mai 2004. Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

MAILLETS SONNANTS…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du piano à bretelles et de la ceinture Gibaud réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 24 février 2013, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret, petite plante vivace de nos sous-bois.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me trouvais dans la capitale et que je m’apprêtais à consacrer ma vie à un métier que j’abandonnerai rapidement (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de 50079720_pl’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Memphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par 50079764_pRoosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

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Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orchestre, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Un autre très grand SLIM vient de nous quitter, il faudra que je lui consacreofrtp-usa-musique-magic-slim-20130222_paysage360 un billet. Le guitariste de Blues Magic SLIM, l’un des grands noms de la scène de Chicago est mort jeudi dernier ) l’âge de 75 ans dans un hospital de Philadelphie. Fils d’un couple de métayers du Mississippi, de son vrai nom Morris HOLT, avait d’abord pratiqué le piano mais, à treize ans, il avait perdu son auriculaire droit dans un accident sur une machine agricole. Il s’était alors mis à la guitare.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Artie fait son Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des années swing et du bourbon* sec réunis, bonjour !

* sauf le Jacks Daniel’s qui, comme chacun le sait n’est pas un bourbon mais un Tennessee whiskey filtré à travers du charbon de bois…

Nous sommes le dimanche 30 décembre 2012, dixième jour de Nivôse dédié au Fléau. Je faisais un peu de ménage parmi des vieux vinyls lorsque je suis tombé sur ce « concertos pour clarinette » de Artie SHAW…

COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

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En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, on n’a jamais été aussi près de la fin de l’année; portez vous bien et à demain peut-être.

 

Cyparisse m’était conté…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la mythologie et du baeckeoffe réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 07 décembre 2012, 17è jour de Frimaire dédié au Cyprès. Cet arbre ornemental qui décore nos cimetières doit son nom à Cyparissos, beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon. Vous le savez, le bel Apollon avait un faible pour les garçons, le plus connu étant Hyacinthe. En ces temps là madame Michu, le mariage pour tous était monnaie courante, en tous cas chez les Dieux, comme on le voit sur cette gravure du Courrier de l’Olympe de l’époque.

Selon les Métamorphoses d’Ovide, après avoir transpercé d’un javelot acéré son cerf favori (resplendissant d’or et d’autres pierres précieuses et consacré aux nymphes du pays de Carthée, sur l’île de Céos), Cyparissos souhaite mourir lui-même. Il demande donc aux Dieux de verser des larmes éternelles. Et suite à cette demande, il est transformé en cyprès, qui devient symbole funèbre, de tristesse et arbre des morts.

Tout à fait autre chose.

Les cénobites tranquilles se devait de saluer la mémoire d’un autre dieu qui vient de prendre le car pour l’Olympe. Dave Brubeck vient de nous quitter à l’aube de ses 92 ans.

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Voici ce qu’en dit Cyril Cossardeaux sur Culturopoing.com:  »Longtemps, très longtemps (…) , Dave Brubeck n’a pas été loin d’être un paria pour les « vrais » amateurs de jazz (ou plus exactement, ceux qui se définissent comme tels)… Pensez donc : blanc, pas glamour pour un sou (alors que Chet Baker, à la même époque, hein…) et, surtout, bénéficiant d’un succès commercial absolument inouï pour un musicien de jazz, puisque son plus fameux album, Time Out, fut le premier album de jazz à dépasser le million d’exemplaires. (…) Et, pour les puristes français de jazz, si l’on ajoute que les plus célèbres compositions du Dave Brubeck Quartet (Take FiveBlue Rondo a la TurkThree to Get Ready) furent reprises par Claude Nougaro (passe encore), mais aussi par… Richard Anthony, c’en est trop. Avec le sens de la formule qui le caractérisait souvent quand il parlait de jazz (et il en parlait beaucoup), Boris Vian forçait à peine le trait lorsqu’il qualifiait le pianiste américain « d’incroyable sous-merde ». Pour beaucoup, Dave Brubeck est donc l’archétype du musicien jazz préféré de ceux qui n’aiment pas le jazz et Time Out le seul album de « jazz » des discothèques de ceux qui n’y connaissent rien. Ce qui n’est pas totalement faux mais évidemment terriblement réducteur. » Sources:

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Jazz in Paris…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la nostalgie et du maquereau-vin-blanc réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le vendredi 23 novembre 2012, c’est à dire le troisième jour de Frimaire (mais non, pas fruits d’mer) dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) mais aussi cette jolie fleur bleu moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. Parmi les différentes tâches ménagères qui faisaient notre quotidien à cette époque là, l’une d’entre d’elles consistait à moudre le café, assis sur un tabouret, le moulin fermement serré entre les cuisses, il fallait mouliner mais… Pas trop non plus. Puis on récupérait le café moulu dans le petit tiroir du moulin et à ce moment là, on pouvait rajouter la fameuse chicorée qui se trouvait à l’intérieur d’une boite en fer dans son paquet reconnaissable entre tous, juste à côté du poêle qui faisait office de cuisinière et sur lequel attendait la cafetière.

 

Tout à fait autre chose.

Les amateurs et les amoureux du bebop ne manqueront pas de célébrer la disparition de Anita O’DAY survenue un 23 novembre en 2006, elle était âgée de 87 ans.

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Anita est née à Chicago of course, pure autodidacte, elle devient chanteuse professionnelle en 1939. Elle va connaître le succès dès ses premiers enregistrements avec Gene Krupa, comme celui qui illustre ce billet: let me off uptown 1941. Elle va évolué avec d’autres big bands comme celui de Stan Kenton avant de prendre le virage du bebop dans les années 50. Son heure de gloire, elle va la connaître lors du festival de jazz de Newport en 1958 alors qu’elle fut filmée à son insu pour le film Jazz on a summer’s day qui la fit connaître à travers le monde.

A l’instar de tant de musiciens de jazz de l’époque, elle fut accro à l’héroïne ce qui a failli lui coûter la vie lors d’une overdose en 1968 comme elle le raconte dans ses mémoires. Une anecdote l’a profondément marquée dans sa carrière: En octobre 1970, lors d’un passage à Paris en première partie du grand Charlie Mingus, elle fut huée et insultée par le public au motif qu’elle était blanche. C’est difficile d’être plus cons ! C’est Charlie Mingus lui même qui est venu sur scène pour calmer les choses et déclarer: « Ce que vous faites subir à Anita ce soir, c’est ce que nous vivons tous les jours, nous, les noirs américains ! ». Néanmoins elle est revenue chanter à Paris, au New morning, en 1987 ou 88, je crois; ainsi qu’au Franc Pinot (Hélas, ce club de l’Ile saint-Louis est aujourd’hui fermé) en 2003 (photo de gauche sur le site Jazz in Paris). J’aime particulièrement Sings the most avec Oscar Peterson, ça date de 1957.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

My batteur is RICH…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis de la concorde universelle et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 30 septembre 2012, autant dire que c’est la fin du mois. Ce 9è jour de Vendémiaire était dédié au Panais, vieux légume qui revient à la mode.

Le coeur a ses raisons que la raison ignore dit-on. Et bien, le jazz a ses batteurs que le public méconnaît. Bon d’accord, je vous l’avoue, c’est un peu tiré par les cheveux mais, ce matin, le démarrage est un peu difficile, les bougies de préchauffage rechignent à la tâche et dans ces cas là, les vieux diesels toussent un peu.

Buddy RICH lui, est né un 30 septembre 1917 à Brooklyn, New-York. Il est resté célèbre grâce à sa formidable puissance de frappe et sa rapidité d’exécution ainsi que sa capacité à improviser. Bref, il était né pour être batteur de jazz.

Dès 1937 il joue avec Joe Marsala, Artie Shaw, Benny Carter, ainsi que dans son propre groupe. Il assiste aux débuts de Franck Sinatra avec qui il va faire partie du Tommy Dorsey Orchestra. Au début des années 50 on le retrouve aux côtés de Art Tatum.

Jusqu’à sa mort il a mené son propre big band et sans doute son plus grand succès fut son interprétation de West side story.

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Buddy était réputé pour son caractère disons…Tempétueux. La légende rapporte qu’alors qu’il était hospitalisé, l’infirmière lui demanda si il n’était pas allergique à quoi que ce soit; il répondit: « si, à la musique country ! ».

Sacré bonhomme que celui là. Il est décédé en 1987 et son corps est inhumé au Westwood village memorial à Los Angelès. La cité des anges, cela ne doit pas être très loin du paradis des jazzmen !

Allez, on va lui faire une petite place dans notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

Si tu ne viens pas à la Cardère…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la botanique pour les nuls et du perdreau de l’année réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 3 septembre 2012, 17è jour de fructidor dédié à la Cardère. Bon
d’accord, vous l’aurez voulu: Si tu ne viens pas à la Cardère…

C‘est une plante qui ne manque pas de piquant, on l’appelle aussi le cabaret à oiseaux à cause de sa capacité à conserver l’eau dans ses feuilles, et qui, paraît-il, serait efficace dans le traîtement de la maladie de Lyme (c’est la maladie la plus fréquente transmise à l’homme par les tiques). Pour cela, il est conseillé de mettre la racine dans de la vodka, et de prendre 3 gouttes matin, midi et soir pendant un mois, puis de continuer 3 jours par mois pendant un an. Allez, cor’une p’tit’ goutte…

L‘actualité étant des plus réjouissante, il nous reste la musique. Je vous propose de vous souvenir de Memphis SLIM.
De son vrai nom, John Len Chatman, il est né un 3 septembre en 1915. J’ai eu le bonheur de l’entendre à la fin des années soixante, c’était « aux trois mailletz », club de jazz du quartier St Michel à Paris et qui a vu passer les plus grands, une vraie cave comme on n’en fait plus; où l’on pouvait écouter de la bonne musique tout en buvant un coup et en fumant une pipe…

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Il s’est fait d’abord connaître sous le nom de Peter Chatman et ce n’est que bien plus tard qu’il a choisit le pseudonyme de Memphis Slim, nom de la ville d’où il est originaire.
Il commence à jouer du piano dans les années 1920 avant de partir pour Chicago où il rencontre Willie Dixon. C’est après une tournée en Europe qu’il s’installe à Paris.
On lui doit près de 300 albums mais j’avoue que j’ai un faible pour every days i have the blues.

L‘auteur-illustrateur Jean Claverie a dédié à Memphis Slim les deux livres pour enfants qu’il a consacrés au blues, Little Lou (1990) et La route du sud (2003), s’inspirant de lui pour son personnage de petit pianiste. Memphis Slim a préfacé le premier d’entre eux mais est mort avant d’avoir pu voir le livre terminé. On a souvent dit que le jazz de Memphis Slim était un peu trop sage, trop « propre sur soi », c’est peu être pour cela que notre ministre perpétuel de la culture, Jack Lang, l’a décoré de l’ordre des arts et des lettres. Ici à gauche, c’est une photo de Bill Coleman lors d’un passage aux trois Mailletz.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Suivez ce lupin blanc…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la jocrissade et du poulet basquaise réunis, bonjour!

Et bien voila, nous y sommes au 15 août…Si vous êtes impatient de finir le mois, dites vous que nous sommes le 28 de thermidor et que c’est le jour du lupin. Je connaissais la valeur décorative du lupin et ses fleurs de toutes les couleurs mais, un jour dans le Sud de la France j’ai découvert que ses graines saumurées étaient comestibles et que les autochtones les consommaient à l’apéro sous le nom de Tramousse, étonnant non !

En Amérique latine le lupin blanc est cultivé pour en faire de la farine et au Brésil ils en tirent une bière. Egyptiens, Incas et Mayas connaissaient déja cette plante protéagineuse fort nourrissante. Comme disait Lewis Carroll:Suivez ce lupin blanc… Et puisque nous sommes le jour de Marie, je vais en profiter pour vous parler de… Oscar.

Entre les expulsions des Rroms, les bateaux poubelles à trois encablures de la pointe saint Mathieu, la valse hésitation de la communauté internationale vis à vis du proche Orient, la solution c’est de fermer son poste, de choisir un vieux 33 t, de se servir une boisson hors d’âge, de s’allumer une pipe et de se laisser bercer… Or donc, voici Oscar Peterson.

Il est né un 15 août en 1925 dans ce quartier de Montréal que l’on appelle la Petite Bourgogne. Il va y grandir baigné par la culture jazz et, très vite son père lui enseigne la trompette. Mais pour Oscar, le must c’est le piano. C’est sa soeur Daisy qui va se charger de l’apprentissage. A l’âge de 14 ans il gagne un prix national et quitte l’école pour devenir musicien professionnel. Il va se joindre à la formation du Johnny Holmes Orchestra et sera soliste jusqu’en 1947. Le voici en compagnie d’un autre géant: Count Basie.

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Oscar Peterson va rapidement se construire une réputation et il apparaîtra au Carnegie Hall pour la première fois en 1949. Influencé par Nat King Cole et surtout Art Tatum, il va accompagner Lester Young, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Le tournant de sa carrière est son engagement par l’impressario Norman Granz qui va lui permettre de jouer avec les plus grands de son époque. De 1991 à 94, il est chancelier de l’université de York à Toronto, il faut noter par ailleurs qu’il est Franc-maçon.

Après avoir parcouru le monde, enregistré des centaines de titres, joué avec les meilleurs, reçu tous les prix possibles, il va s’éteindre dans sa maison de la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007. Je fais partie de ceux qui le considère comme le plus grand pianiste de jazz de tous les temps.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Maestro, please…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du blues et du piment d’Espelette réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 08 août, 21è jour de thermidor dédié à la Carline (sorte de chardon)

Il y a 70 ans disparaissait Johnny DODDS, immense saxophoniste de blues. Il était né dans le Mississippi, terre de blues, et il est mort un 08 août à Chicago en 1940.

Il a fait ses débuts dans l’orchestre de Papa Celestin en 1918 après avoir joué avec King Oliver. En 1920 il arrive à Chicago et y restera jusqu’à la fin de ses jours. Le Créole Jazz Band de King Oliver utilisait Baby Dodds à la batterie et Bill Johnson à la basse pour ne citer qu’eux. Suite à une tournée en Californie en 1922, Louis Armstrong se joignit au groupe. Ecoutez « come on and stomp, stomp, stomp ».

 

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Entre 1925 et 1927, johnny Dodds participera aux célèbres enregistrements Hot five de Louis Armstrong et Red Hot Peppers de Jelly Roll Morton qui compte sans doute parmi les plus importants de l’histoire du jazz. Dodds est décédé d’une embolie cérébrale et Sydney Bechet lui dédia un morceau Blue for you, Johnny.

Philippe Sollers lui a consacré un portrait avec beaucoup plus de talent que votre serviteur. Il est vrai que l’écrivain notait déjà dans un de ses premiers romans: Jamais je ne me pardonnerai de ne pas être musicien. Une curieuse solitude – 1958.

Allez, voilà pour aujourd’hui, je vais maintenant me consacrer à la lecture de mon « Canard » hebdomadaire. Portez vous bien et à demain peut-être.