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Memento finis…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la zénitude et des vins de Rioja réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 13 octobre 2015, 22è jour de vendémiaire dédié à la pêche, alors, haut les cœurs ! Par chez nous, c’est la saint Hernin ou Harn, en breton dans le texte; moine du VIè siècle qui a laissé son nom aux communes de Locarn et Saint-Hernin. Cette dernière commune est connue pour des faits liés à la révolte des bonnets rouges (l’originale hein, pas les gesticulations de Troadec et de la FDSEA). Et à propos de moines…

C’est encore un 13 octobre en 1307 que, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. En effet, Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir Templiers1314auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après. 

L’affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la de molaymort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris.
Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par les cardinaux à la réclusion à perpétuité, reviennent sur leurs aveux. Les cardinaux se donnent la nuit pour réfléchir mais les condamnés sont brûlés vifs par les gens du roi, le soir même, dans l’Île aux Juifs à Paris, conformément au droit médiéval qui punit de mort les relaps. Avant d’expirer dans les flammes, Molay aurait maudit le roi Philippe le Bel et le pape Clément V en leur prédisant qu’ils mourraient eux-aussi avant la fin de l’année, ce qui fut le cas. La représentation, ci-contre à gauche, est due à l’imagination de l’artiste. En effet, il n’existe aucun portrait de Jacques de Molay de son vivant.

Aujourd’hui encore, dans certains rites Maçonniques on retrouve trace de Jacques de Molay et de sa malédiction. C’est le cas par kadoshexemple pour le haut degré (30ème du Rite Ecossais Ancien et Accepté dont on voit ci-contre à droite un des décors) dit « Chevalier Kadosh » censé représenter une certaine forme de vengeance et fouler au pied « la tiare et la couronne ». L‘exécution du grand maître est, pour d’autres, reliée symboliquement à la trahison et l’assassinat de Hiram, architecte du temple de Salomon. De là à construire une filiation tout à fait hypothétique entre bâtisseurs, Templiers et Francs Maçons, il n’y a qu’un pas que certains ont franchis allègrement, faisant fi des siècles qui séparent les faits. (relisez Dan Brown, il adore ces raccourcis)

Allez, on s’arrête là pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES DU TEMPLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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TAMPA RED THE GUITAR WIZARD.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride.
Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago
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Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.
Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat
avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago.
Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en
remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981.
Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Le 19 mars c’est aussi la mort de Jacques de MOLAY.

Nous sommes en 1314 dans l’après midi du 19 mars : Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par les cardinaux à la réclusion à perpétuité, reviennent sur leurs aveux. Les cardinaux se donnent la nuit pour réfléchir mais les condamnés sont brûlés vifs par les gens du roi, le soir même, dans l’Île aux Juifs à Paris, conformément au droit médiéval qui punit de mort les relaps.

Avant d’expirer dans les flammes, Molay aurait maudit le roi Philippe le Bel et le pape Clément V en leur prédisant qu’ils mourraient eux-aussi avant la fin de l’année, ce qui fut le cas. La représentation, ci-contre à gauche, est due à l’imagination de l’artiste. En effet, il n’existe aucun portrait de Jacques de Molay de son vivant.

Aujourd’hui encore, dans certains rites Maçonniques on retrouve trace de Jacques de Molay et de sa malédiction. C’est le cas par exemple pour le haut degré (30ème du Rite Ecossais Ancien et Accepté dont on voit ci-contre à droite un des décors) dit « Chevalier Kadosh » censé représenter une certaine forme de vengeance et fouler au pied « la tiare et la couronne ».

L‘exécution du grand maître est, pour d’autres, reliée symboliquement à la trahison et l’assassinat de Hiram, architecte du temple de Salomon. De là à construire une filiation tout à fait hypothétique entre batisseurs, Templiers et Francs Maçons, il n’y a qu’un pas que certains ont franchis allègrement, faisant fi des siècles qui séparent les faits. (relisez Dan Brown, il adore ces raccourcis)

Voila la fournée de ce vendredi embrumé; demain je vous le rappelle, c’est le printemps alors, tous aux jonquilles…Et dimanche, kèskifé, dimanche, le petit citoyen Tintin ? Allez, enattendant les résultats, portez vous bien et à demain peut-être.