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Ecoute dans le vent…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la nostalgie et du carpaccio parmesan réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 05 avril 2014, 16è jour de germinal dédié à la laitue alors que pour la pataphysique, ce jour est celui de la sortie d’A. Dürer, hermétiste. Il va sans dire que ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède et que, bien évidemment, ceci n’explique pas cela ni ne le justifie, toutes choses égales par ailleurs (formule magique). Or donc, je voulais rendre hommage à un grand poète de la beat-génération; Allen GINSBERG. ci dessous en photo en compagnie de Bob Dylan.

Né le 3 juin 1926 à Paterson (New Jersey, Etats-Unis), Allen Ginsberg est le fils d’une émigrée russe et d’un poète assez connu, Louis Ginsberg. Après de brillantes études au lycée de Paterson, il entre à l’université de Columbia, à New York. Il 63415647_prencontre alors les membres de ce qu’on allait appeler la « Beat Generation »: William Burroughs (que j’ai déjà évoqué ici) qui fréquente délinquants et drogués, un milieu dont Burroughs tirera ensuite ses premiers livres, notamment Le Festin nu; Ginsberg fait aussi la connaissance de Jack Kerouac, qui passe un an à l’université de Columbia. Ces deux amitiés ne se démentiront jamais, aboutissant même à la publication d’une correspondance entre Burroughs et Ginsberg, Les Lettres du Yage (1963).

 

Au milieu des années quarante, Allen Ginsberg fait un bref passage dans la marine marchande, puis il rencontre Neal Cassady, le futur héros de deux romans majeurs de Kerouac, Sur la route et Visions de Cody. Il suit Cassady à Denver, puis tous deux rejoignent Burroughs au Texas. À New York, 63415713_pGinsberg devient le promoteur de ses amis écrivains, tout en travaillant sur un texte poétique qui allait s’intituler Howl (1956) et faire sensation en novembre 1955, lorsqu’il le lit à la Six Gallery de San Francisco; mais plutôt que de simple « lecture » il faudrait parler de performance. Cette soirée inaugura le style futur des apparitions publiques de Ginsberg et marqua la naissance d’un mouvement poétique incarné entre autres par Allen Ginsberg, Gregory Corso, Gary Snyder, Robert Duncan, Michael McClure.( Ici à gauche avec Peter Orlowsky.)
Cette lecture eut aussi pour effet d’attirer l’attention des médias sur ce qu’un journaliste appela la « Beat Generation »: un groupe de jeunes gens en colère, révoltés par les valeurs américaines, ennemis déclarés du complexe militaro-industriel, de l’impérialisme et des religions instituées, adeptes du voyage sous toutes ses formes (voyages à travers les Etats-Unis et le monde, mais aussi explorations intérieures à l’aide des drogues) désireux de créer des formes d’écriture 63416045_pinédites pour rendre compte d’expériences nouvelles.
Allen Ginsberg réussit alors à faire publier les premiers livres de Burroughs ainsi que Sur la route de Kerouac. Par ailleurs, il s’intéresse de plus en plus au bouddhisme, aux techniques de méditation orientales et en vient à considérer la poésie comme un « antique yoga ». Il voyage à Mexico, écrit Kaddish (1961), part pour Panama, rejoint Burroughs à Tanger (Maroc), traverse l’Europe, puis rentre aux Etats-Unis où il publie Miroir vide (1961), Reality Sandwiches (1963), Planet News (1968). En 1962 et 1963, il séjourne aux Indes avec son ami Peter Orlowsky. Il publie ensuite son journal de voyage sous le titre Journaux indiens (1970).

La poésie de Ginsberg est à la fois collage, prière et musique. Musique, car, comme Jack Kerouac, Allen Ginsberg a été profondément marqué par le jazz moderne et des musiciens tels que Charlie Parker ou Thelonious Monk.
La grande diversité des thèmes abordés, le désir d’englober l’intégralité de l’expérience humaine, la profonde originalité formelle de son œuvre font d’Allen Ginsberg l’un des poètes contemporains essentiels.

Allez, je vous souhaite de passer une excellente journée, portez vous bien et à demain peut-être.

DESPENTES AUX ENFERS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des nuits froides et agitées et du goulash au citron réunis, bonjour !

La météo portant davantage au cocooning qu’aux bains de mer, je me suis plongé dans la lecture du dernier livre de Virginie DESPENTES; autant le dire tout de suite, comme Despentes c’est abrupte ! Mais tout de même moins que « Baise moi ». Ca s’appelle Apocalypse bébé (chez Grasset) et j’y ai retrouvé (un peu) l’atmosphère  de la trilogie de Stieg Larsson, Millénium. Il y a chez un des personnages qui répond au doux sobriquet de La Hyène, plus ou moins détective privé, du Lisbeth Salander. Aussi déjantée, un peu hackeuse, beaucoup lesbienne et tout aussi motivée. Du genre à pas lâcher son os lorsqu’elle le tient.
Pourquoi une adolescente, Valentine, a t-elle disparu ? L’enquête est menée de Paris à Barcelone par La Hyène et Lucie pour le compte d’un cabinet de recherches. C’est l’occasion pour Virginie Despentes de passer au crible de son style percutant, les petits mensonges familiaux, les saletés de l’intimité, et les ressorts cachés de la séduction. Elle y va fort la Virginie et tout le monde en prend pour son grade. C’est du Beethoven revu et corrigé par les ramoneurs de menhirs…Un road movies en forme de polar où le lecteur ne sait plus si il a vraiment envie qu’on la retrouve cette Valentine.N’hésitez pas, vous ne serez pas déçu.
C’était ça ou le Houellebecq de la rentrée mais à force d’en entendre parlé j’avais l’impression de l’avoir déjà lu.

AGAIN…

Le cinéaste Walter Salles vient de s’attaquer à un sacré gros morceau. Il débute la mise en scène d’une adaptation de « On the road » de Kerouac, écrite par Barry Gifford, le romancier de Sailor et Lula. Début 2010, tout ce qui coinçait jusqu’ici s’est débloqué. Un producteur
français, MK2, a conclu un accord avec American Zoetrope, la société de
Francis Ford Coppola qui détenait les droits d’adaptation
cinématographique du roman de Jack Kerouac.C’est Sam Riley qui tiendra le rôle de Kerouac.

Pour la petite histoire on peut noter les ascendances bretonnes de Jack Kerouac: Jack Kerouac était en vain venu en
          Bretagne en 1965 pour tenter de retrouver ses origines : trente cinq
          ans plus tard, l’ancêtre breton de l’écrivain américain est enfin identifié,
          révèlent les auteurs d’un livre intitulé « Jack Kerouac, Au bout de la
          route, la Bretagne ».’Patricia Dagier et Hervé Quéméner)       

Chassé par un scandale, Urbain-François Le Bihan de Kervoac, fils
          d’un notaire du Huelgoat, dans le département du Finistère, émigre vers
          1725 pour la Nouvelle-France où il se marie en 1732 à Cap-Saint-Ignace.
          C’est lui qui lègue son nom à l’auteur de « Sur la route ».

Maintenant, si vous voulez vraiment coller à l’actualité, précipitez vous sur « les expulsables » de BERTH, avec une préface de Siné qui à elle seule vaut le détour.



Voila pour la rentrée littéraire, on se croirait sur France culture ! Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.