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Italie: coup d’éclat ou coup d’Etat…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de chapelle Sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 31 mai 2018, douzième jour de Prairial dédié à la bétoine  (et non pas à l’abbé Toine). Aujourd’hui c’est le jour de la Visitation. Il y a longtemps de cela, j’ai résidé à Rennes, rue de la visitation. Sous ma fenêtre, de l’autre côté de la rue il y avait une institution pour jeunes filles de la bourgeoisie locale, style couvent des oiseaux. A l’instar de Maxime Le Forestier je crois que certains jours j’étais amoureux de tout un pensionnat.

Humeur du jour…

L’Italie aurait dû avoir un gouvernement anti-système, et elle va finalement se retrouver avec un technocrate passé par le FMI. De qui s’agit-il ? Ecoutons charles Sannat: « Il est sans majorité, il ne représente rien et pourtant, c’est lui que le président italien charge de former un gouvernement. Son nom ? Carlo Cotarrelli ! Son expérience ? Le FMI !Ses convictions ? Pro-européennes. Mondialistes. Europhiles. De surcroît, il aime et adore… l’austérité, la vraie, la pure, celle du FMI !»

Ce qui s’est passé dans la soirée du dimanche 27 mai peut être considéré comme un coup d’ Etat légal en Italie. Le Président Mattarella a bloqué le processus démocratique et contraint le Premier-ministre désigné à la démission, à la suite du véto qu’il avait mis sur le nom de Paolo Savona comme Ministre des finances. Ce véto avait été provoqué par les positions eurosceptiques et anti-matarella et cotarellieuro de Paolo Savona, par ailleurs ancien ministre de l’industrie et ancien président de la Cofindustria, le MEDEF italien. En opposant son véto à la nomination de Paolo Savona, le Président Mattarella a bien outrepassé les pouvoirs qui lui étaient conférés dans le cadre de la Constitution. De ce point de vue, on peut considérer qu’il s’agit d’un « coup d’ Etat », un « coup d’ Etat » certes légal mais bien un « coup d’ Etat ». La réaction des deux partis soutenant le gouvernement de M. Conte, le M5S et la Lega, ne s’est pas fait attendre. Dès dimanche soir le dirigeant du M5S, M. Luca di Maio annonçait que son mouvement allait déposer une proposition de mise en examen du Président pour abus de pouvoir.

Le Président de la République italienne s’est donc arrogé des droits qu’il n’a pas. Il convient de relire la Constitution italienne. Celle-ci dit, dans son article 92 : « Il Governo della Repubblica è composto del Presidente del Consiglio e dei ministri, che costituiscono insieme il Consiglio dei ministri. Il Presidente della Repubblica nomina il Italian President Mattarella signs a decree to dissolve parliament at the Quirinale Presidential palace in RomePresidente del Consiglio dei ministri e, su proposta di questo, i ministri. » Les commentaires, en particulier ceux de Constantino Morati, un des rédacteurs de la Constitution italienne, sont très clairs sur ce point : « La proposition des ministres faite par le Premier ministre désigné doit être considérée comme strictement contraignante pour le chef de l’ Etat ». Le refus de contresigner une nomination ne pourrait se justifier que dans le cas de condamnations criminelles ou de conflits d’intérêt par trop évident. Car le Président Mattarella ne s’est pas contenté de provoquer la démission de M. Conte. Il a aussi choisi M. Carlo Cottarelli, un ancien économiste du FMI et un partisan de la plus brutale austérité budgétaire comme Premier ministre. On ne pouvait mieux afficher son mépris pour le carlo cotarellivote des électeurs Italiens lors des élections générales de 4 mars dernier, un vote qui avait vu l’effondrement des deux partis, la PD et Forza Italia, qui avaient dominé la vie politique de l’Italie depuis une quinzaine d’année, et le succès des deux partis anti-système, opposés justement à cette austérité, que sont le M5S et la Lega. Or, le PD et Forza Italia continuent de baisser dans les sondages actuels. Il est donc probable que ces élections renvoient une majorité M5S et Lega encore plus forte que celle d’aujourd’hui. Ce qui vient donc de se passer en Italie illustre bien l’antagonisme mortel qui existe entre l’ordre libéral et l’ordre démocratique. Le « coup d’ Etat » de Mattarella devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui, en Italie et en France, mais aussi en Espagne et au Portugal, nourrissent encore quelques illusions quant aux institutions de l’Union européennes. Sources https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-coup-detat-du-president-mattarella-par-jacques-sapir/

Voila, je pose ça là, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Femmes en lutte…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour ! Nous sommes le Lundi 04 Juillet 2016,16ème jour de messidor consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli ? Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci sLédae réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, mais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda. Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine. Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera.

De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais LENA-Gvivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio. Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes. Laissons les « Mondines » (repiqueuses de riz) lui dédier Bella ciao.

Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une œuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers ob_43a1a1_rafanelli-leda02-300x228la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ». Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatives à des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui critique l’exploitation coloniale); etc. Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni. Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits. En attendant les prochains, portez vous bien et à demain peut-être.

Errico MALATESTA…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la comedia del arte et des farfalle alla burina réunis, bonjour ! Aujourd’hui, samedi 14 décembre 2013 c’est le 24ème jour de frimaire dans le calendrier républicain et, figurez vous que c’est le jour de l’oseille… Alors, c’est DownloadedFile-2l’occasion ou jamais de jouer au loto puisque le vendredi treize n’a pas voulu vous sourire, ou alors de vous préparer une bonne soupe (à l’oseille). Pourquoi ont-ils dédié cette journée à l’oseille et pas au blé ou à l’artiche, au flouze, à la fraîche, au pognon, au fric, au grisbi, à la thune, la braise, le pèze, la galette… Les motivations des Républicains (qui avaient pourtant le choix dans la date) pour leur calendrier restent pour moi un grand mystère.

Tout à fait autre chose.                                                         Le 14 décembre 1853, naissance d’Errico MALATESTA, près de Naples. Figure importante de l’anarchisme Italien et international. Il participe, en 1872, au congrès de Saint-Imier, constitutif de l’A.I.T Anti-autoritaire. Ecrivain, orateur et révolutionnaire, il crée de nombreux journaux (« La question Sociale » en 1883, à malatesta_errico2Florence, « L’association » en 1889, « Volonté » en 1913, « Umanita Nova » en 1920, à Milan ; « Pensée et Volonté », 1924).
Il prend part, avec d’autres internationalistes à plusieurs tentatives insurrectionnelles, en 1874 puis 1877 (bande du Matese): ils proclament le communisme libertaire dans divers villages. Arrêtés, ils seront finalement acquittés. En exil à Londres en 1881, il prend part au congrès de l’A.I.T. En 1882, il est en Egypte, où il lutte contre le colonialisme anglais. En 1885-89, il séjourne en Amérique Latine puis retourne en Europe. En 1892, il assiste au congrès de Capolago, en Suisse (création du Parti Anarchiste Socialiste Révolutionnaire). En 1898, il est arrêté suite aux émeutes contre l’augmentation du pain et est mis en résidence surveillée sur l’île Lampedusa. Il s’évade, part aux Etats-Unis, puis s’exile à nouveau à Londres. En 1914, il participe à la « semaine rouge » à Ancône et s’exile encore. La même année, il s’opposera au « manifeste des 16″ de Kropotkine.

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En 1919, Malatesta, de retour en Italie, est acclamé par la population et participe à la création de l’Union Anarchiste malatesta_ciraItalienne. Il soutient les occupations d’usine lors d’un meeting qui se terminera en affrontements avec la police. Il sera condamné, avec les autres rédacteurs d’ »Umanita Nova« . En prison, il fait une grève de la faim avec Armando Borghi. Ils seront libérés le 30 juillet 1921.
Son dernier journal « Pensée et Volonté« , crée en 1924, sera interdit par les fascistes, comme tous les autres journaux anarchistes.
Errico Malatesta est mort à Rome, le 22 juillet 1932. Voici ce que l’on pouvait lire dans « La question sociale » en 1899:« Selon nous, tout ce qui tend à détruire l’oppression économique et politique, tout ce qui sert à élever le niveau moral et intellectuel des hommes, à leur donner conscience de leurs droits et de leurs forces et à les persuader d’en faire usage eux-mêmes, tout ce qui provoque la haine contre l’oppression et suscite l’amour entre les hommes, nous approche de notre but (…) » Sources:                                                  Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

C’EST PAS FO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du théâtre et des opprimés réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 24 mars 2012, Dieu est mort depuis longtemps et c’est le quatrième jour de germinal dédié à la tulipe…

 

Le 24 mars 1926, naissance de Dario FO à San Giano, village de Lombardie au bord du lac Majeur, dans une famille prolétaire de tradition démocratique et antifasciste. Il découvre très jeune le théâtre populaire et la tradition orale, par l’intermédiaire de son grand-père, « fabulatore » connu. Doué en dessin et en peinture ( talent qui lui permettra de dessiner lui-même les affiches de ses spectacles )il commence par étudier l’art et l’architecture à Milan.

En 1952, il écrit pour la radio ses premiers monologues comiques, intitulés Poer nano, « Pauvre nain » (ça me fait penser à quelqu’un). Il découvre le Piccolo Teatro de Giorgio Strehler, fait ses débuts d’acteur et monte des revues de satire sociale et politique.

En 1954, il épouse Franca Rame, fille d’une grande famille de comédiens populaires, qui devient son inséparable partenaire. Ensemble ils reprennent à leur façon des farces traditionnelles et écrivent de grandes comédies où ils fustigent les institutions et les classes dirigeantes tout en déployant une fantaisie débridée. En 1968, ils fondent l’association « Nuova Scena » avec l’aide du PCI, « au services des forces révolutionnaires » et s’éloignent des circuits traditionnels du théâtre.

En 1970, Dario Fo rompt avec le parti communiste et crée, avec ses camarades, un autre collectif théâtral : « La Comune ». Ces années sont celles des grands succès : Mystère Bouffe, en 1969, épopée des opprimés inspirée de la culture médiévale, apporte à Dario Fo une renommée mondiale. Inspiré d’un réel fait divers, en 1970, « mort accidentelle d’un anarchiste » (Morte accidentale di un anarchico) donne avec humour et brio, sa version abracadabrante du cas de l’anarchiste Giuseppe PINELLI, dont la garde à vue, à la questure de Milan, s’était soldée par une défenestration mal expliquée (curieusement, Mohamed Merah aussi s’est défenestré à Toulouse); ainsi que « Faut pas payer » en 1974. Elles sont écrites en liaison, l’une avec la demande de révision du procès de l’anarchiste Guiseppe Pinelli défenestré à Milan, l’autre avec la campagne d’autoréduction des factures en période d’inflation.

L’anti-conformisme de Dario Fo, ainsi que son engagement politique et social l’entraînent dans d’innombrables procès et controverses en Italie, avec l’Etat, la police, la télévision, le pape : son émission Canzonissima est censurée ; selon le pape, Mistero buffo offense  » les sentiments religieux des Italiens ». En collaboration avec Franca Rame, il écrit une série de monologues inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l’avortement. Dans cette petite vidéo on le voit dans une imitation hilarante de berlusconi.

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Artiste hors normes, il reçoit en 1997 le Prix Nobel de Littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé le pouvoir et restauré la dignité des humiliés. » Il devient aussi un des premiers Satrapes étrangers du collège de pataphysique en 2001 avec notamment Umberto ECO . L’arrivée du deuxième gouvernement Berlusconi lui a inspiré L’Anomalo Bicefalo, écrit avec Franca Rame. Bref, un théatreux comme je les aime, dans la lignée de Brecht ou de Vilar ! Bon anniversaire donc…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

BELLA CIAO…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 18 février, 30è et dernier jour de pluviôse dédié au traîneau.

En cette période où les peuples d’ici et d’ailleurs tentent désespérément de résister à l’appétit féroce des banksters, je salue l’initiative du groupe ZEBDA de remettre au goùt du jour cette magnifique chanson de lutte: Bella ciao.

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Cette chanson reprise par les partisans qui voulaient libérer l’Italie des Nazis était le chant des femmes qui subissaient de lourdes conditions de travail. Bella ciao est le symbole de la lutte des femmes dans le monde.,
Chanson très ancienne qui dénonce les piètres conditions de travail des mondines ces femmes qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô.
Le mot ciao viendrait d une déformation de shiavo qui signifie en italien esclave.

Les mondines étaient des saisonnières qui connaissaient de dures conditons de travail,courbées toute la journée dans l’eau jusqu’au genoux.

Le travail de la monda (le désherbage), consiste à retirer les mauvaises herbes qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants. Il se déroule durant la période d’inondation des champs, de la fin du mois d’avril au début du mois de juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit.

Il s’agit d’une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d’ Emilie-romagne, de Vénétie et de Lombardie louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Vercelli, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l’eau jusqu’aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtements

Le film riz amer (Giuseppe de santis-1949) illustre ces conditons de travail, c’est le cinéma néoréaliste du nom du mouvement cinématographique qui apparait en Italie pour illustrer la vie des italiens.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine.Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera. De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pensée libre et des tagliatelles carbonara réunies, bonjour !

Nous sommes au 16ème jour de messidor et c’est le jour consacré au tabac alors, avec votre permission, je vais m’en bourrer une petite.

Vous ai-je déjà parlé de Leda Rafanelli, je ne crois pas. Cette Toscane, on l’appelait « la gitane anarchiste », a marqué de son empreinte le mouvement libertaire. Elle fut même l’amie de Mussolini à l’époque où celui-ci se réclamait encore du socialisme révolutionnaire. Les gens l’ont oublié, mais notre cher Bénito n’a pas toujours été un dictateur fasciste mais bon, parlons de la belle Léda.

Elle est née un 4 juillet en 1880 à Pistoia en Italie. Militante et propagandiste anarchiste individualiste, féministe, antimilitariste, et aussi écrivaine.
Elle s’intéresse très jeune à la question sociale. En 1903, elle est à Alexandrie, en Egypte. Se passionnant pour l’islam, elle se convertie et apprend l’arabe. Elle y fait la connaissance d’un jeune anarchiste toscan Luigi Polli qu’elle épousera. De retour en Italie, elle créée à Florence, avec Luigi, une maison d’édition et collabore à : « La Blouse » (1906-1910); « La Donna Libertaria » (Parme, 1912-1913). En 1907, elle rencontre le typographe anarchiste individualiste Giuseppe Monanni avec qui elle va désormais vivre à Milan. En 1908, elle fait partie avec Ettore Molinari et Nella Giacomelli du comité de rédaction de « La Protesta umana » (1906-1909), et poursuit sa collaboration aux publications libertaires : « Il Pensiero » de Pietro Gori et Luigi Fabbri; « Il Libertario »; « Grido della folla »; « Volontà »; etc. Elle crée ensuite, avec son compagnon, une revue de littérature anarchiste individualiste « Vir » puis « La Sciarpa nera », et s’investit dans la création d’une nouvelle maison d’édition. En 1910, elle donne naissance à un fils, Marsilio.

Durant la guerre, fidèle à l’antimilitarisme, elle s’oppose aux interventionnistes. Parallèlement à son action de propagandiste, elle construit une oeuvre d’écrivaine et de poète. Mais avec l’arrivée de Mussolini, toute propagande anarchiste et travail éditorial devient très difficile. Le 7 février 1923, sa maison d’édition est perquisitionnée et la revue « Pagine Libertarie » est supprimée. Leda est arrêtée avec Monanni et d’autres compagnons comme Carlo Molaschi, Fioravante Meniconi, etc. La maison d’édition « Casa Editrice Monanni » s’arrêtera en 1933. Vers la fin de sa vie, Leda donne des cours d’arabe et collabore à « Umanità Nova ».


Elle est l’auteure, sous divers pseudonymes, de nombreux romans : « L’eroe della folla »(1910); « Seme nuvo » (fresque historique relatant les luttes sociales); « Donne e femmine » (24 nouvelles relatant des vies de femmes); « Verso la Siberia »; « L’Oasi » (qui cririque l’exploitation coloniale); etc.

Intéressante contradiction que cet amour de l’Islam et de l’Anarchie, on dit qu’à la fin de sa vie elle pratiquait beaucoup la cartomancie… Sources: Les travaux de Christiane Guidoni.
Elle est morte à Gênes, le 13 septembre 1971. Etrange parcours n’est-ce pas !

Voici donc une « lutteuse » de plus qui va rejoindre notre galerie de portraits que vous pouvez consulter en cliquant sur l’icône correspondante, colonne de droite. En attendant les prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BARRE A DROITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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A DROITE TOUTE !

Après la votation populaire des petits Suisses contre l’érection de nouveaux minarets, voilà que les Italiens à leur tour donnent de la voix. Le vice-ministre des infrastructures et des transports, Roberto Castelli, a proposé d’ajouter un crucifix au drapeau national. Ce monsieur fait partie de la Ligue du Nord, un parti populiste anti-immigrés qui appartient à la coalition dirigée par Sylivio Berlusconi. Et voici donc l’Europe sur le chemin de la surenchère. C’est à celui qui en fera le plus pour affirmer ses racines Judéo-Chrétiennes et bouter hors de nos frontières l’envahisseur musulman. Le comble dans cette triste et douloureuse histoire, c’est que ce sont les athées et autres libres penseurs comme votre serviteur qui s’en émeuvent.

GASTON COUTE: POETE ET PAYSAN

C‘était en 1970, peut-être 71, j’animais à l’époque un stage à Dinard et la partie musicale était assurée par un jeune chanteur qui, plus tard allait faire parler de lui, il s’appelait Bernard LAVILLIER. Au cours d’une soirée, il interprétât plusieurs poème d’un auteur libertaire et paysan qui s’appelait Gaston COUTE, mort en 1911. Il semble que Gaston Couté se voua de tout son cœur à la cause du Peuple, en donnant sa collaboration à quelques journaux anarchistes de ce temps. Ses chansons, écrites sur des sujets d’actualité, pouvaient se chanter sur des airs connus. Bâclées à la dernière heure, elles étaient souvent trop violentes et dépassaient ainsi le but qu’elles voulaient atteindre.

Le 13 juin 1911,  » La Guerre Sociale  » annonçait que Gaston Couté était poursuivi pour « outrages à la Magistrature ».
Un ouvrier, arrêté au cours d’une manifestation, avait été trouvé porteur d’un tire-bouchon. Il avait été traduit en Correctionnelle pour port d’arme prohibée. Couté en avait fait une chanson sous le titre  » Il avait an tire-bouchon « . Elle pouvait se chanter sur l’air  » Elle avait une jambe en bois « .

Il avait un tir’ bouchon
Dans la poch’ de son veston
On s’ demande où s’arrêt’ra
L’audace de ces scélérats ?

Par cette poursuite judiciaire Couté payait les outrances des chansons parues dans les journaux et revues anarchistes. Il était très connu dans les milieux syndicaux. On fredonnait ses chansons dans les rues et les ateliers.

Il paraît qu’il y eut, quelques mois plus tard, un second procès. Après la mort de Couté, les foudres de la justice se déchaînèrent encore une fois sur lui. Il fut poursuivi au sujet de la chanson  » Pour faire plaisir au Colon « .Le prévenu ne put venir au tribunal et pour cause.
Après un bref jugement, il fut condamné par contumace. Le Président demanda à l’avocat s’il n’avait rien à objecter. Il répondit : « Si, Messieurs, j’ai simplement à vous dire que vous venez de condamner un mort !  » Ces infos sont extraites d’un site qui lui est consacré: gastoncoupé.free.fr

C‘est tout pour aujourd’hui, allez, portez vous bien et, à demain peut-être.