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Le lendit au soleil…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la vérité toute nue et du lapin de garenne réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 19 octobre 2020, 28è jour de vendémiaire, que les républicains, dans leur grande sagesse et leur petit calendrier, avaient dédié à la tomate.

La triste actualité qui a vu un bas du front de la mouvance islamiste se livrer à un sordide assassinat sur la personne d’un enseignant me remet en mémoire quelques souvenirs de cette école qui nous est chère, publique et laïque. Je me souviens que dans les années cinquante, les maîtres d’école nous apprenaient à marcher au pas en défilé-des-écoleschantant « La République nous appelle… Un français doit viiiiiivre pour elle, pour elle, un français doit mourir » le tout en roulant les «r»façon Jacques Duclos. C’était pour préparer le défilé de la fête des écoles, démonstration de la vitalité des écoles publiques face à la concurrence. Je revois encore monsieur Le L… et son béret basque, c’était un rescapé de ceux que l’on nommait les hussards de la République (la troisième) cela se passait dans la cour de la communale sous les marronniers, non loin du préau où avait lieu la distribution de lait à la récré… Cette journée d’exaltation des valeurs républicaines, de socialisation des enfants et de mise en valeur de l’enseignement public avait lieu, à l’initiative des communes et des directions d’établissement d’enseignement public, vers la fin de l’année scolaire (parfois le jeudi de l’Ascension dans un Lendit_Brestcontexte de défi de l’enseignement confessionnel catholique car ces manifestations étaient d’inspiration nettement anticléricale). Il y avait des défilés dans les rues de la ville des enfants en uniforme blanc, avec fanfare, rassemblements gymniques et sportifs dans les stades; cela se nommait le lendit. Reconnaissons le, il y avait un petit coté défilé stalinien sur la place rouge ou maoiste place Tien an men. Mai  68 est passé par là et nous avons jeté aux orties les blouses grises et les chants martiaux. Aurions nous jeté le bébé avec l’eau du bain ? On s’interroge, à ce point qu’aujourd’hui, l’instit, le prof se demandent s’ils peuvent évoquer ceci, montrer cela, sans s’attirer les foudres de telle ou telle engeance d’intégristes religieux catho, musulman, juif ou boudhistes canal historique. Il est à craindre que demain, l’autocensure remplace les directives du ministère de l’éducation nationale. Je ne le répéterai jamais assez; à bas les calottes

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

LIBERTE, JE CRIE TON NOM…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté d’expression et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour !

Nous sommes le 03 novembre, treizième jour de brumaire dédié au topinambour… Sont-ce les premières gelées, en tout cas, les intégristes, fondamentalistes et intolérants de tous poils fleurissent sur nos trottoirs. Cathos, judéos ou islamos ils entendent imposer leur vision du monde y compris par la menace et la violence.

Comme le théâtre de la Ville à Paris pour une pièce de l’Italien Romeo Castellucci (Sur le concept du visage du fils de Dieu), le théâtre Garonne à Toulouse, est dans le viseur des intégristes de Civitas « Le contenu de ces pièces est anti-chrétien et particulièrement odieux », s’insurge Alain Escada, le secrétaire général de Civitas, proche de la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefevbre. Le leader de ce mouvement proche de l’extrême droite n’a cependant pas vu le spectacle parisien, « simplement les extraits disponibles sur internet ». Mais à grand coup de manifestations, interruptions de séances et prières sur la scène, les intégristes ont décidé de bouter les pièces « blasphématoires » hors des théâtres français.

Depuis plusieurs jours donc , ils se rassemblent devant le théâtre de la Ville à Paris et sont prêts à agir de même à Toulouse: «Ce sera le 19 novembre. Nous voulons rassembler le maximum de chrétiens pour témoigner de notre indignation », prévient Alain Escada.

L’hebdomadaire satirique « Charlie Hebdo » a quand à lui, été victime, dans la nuit de mardi à mercredi, de deux attaques dont une au cocktail Molotov lancés contre les bâtiments du journal. La cause de ces attentats perpétrés contre l’hebdomadaire serait la couverture du numéro du mercredi 2 novembre, consacrée à l’expansion des fondamentalistes musulmans après les événements du « printemps arabe ». Rebaptisé pour l’occasion « Charia Hebdo« , la couverture de ce numéro spécial met en scène une caricature du prophète Mahomet. Un acte qui avait déjà provoqué la colère des fondamentalistes musulmans en 2005, année où un journal danois avait également dessiné plusieurs caricatures du prophète musulman. En plus de cet incendie criminel, il faut ajouter aux attaques le piratage du site Internet de « Charlie Hebdo » dont la page d’accueil a été remplacée par des écrits du Coran.

Du point de vue laïque, il ne peut exister de « blasphème ». La notion est strictement religieuse. La liberté de conscience implique d’ailleurs la liberté d’expression. C’est donc une question de fond: La Cenequi peux s’arroger le droit de censurer des artistes ? Une liberté de conscience réservée au for intérieur serait un simulacre. Chacun est donc libre de s’exprimer, y compris sur des sujets religieux. Pour les religions monothéistes en revanche la condamnation du blasphème est un thème central depuis un des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique : « Si un homme insulte son Dieu, il doit porter le poids de son péché ; ainsi celui qui blasphème le nom du Seigneur sera mis à mort ». Même son de cloche chez les juifs, les chrétiens et les musulmans. La sentence sera régulièrement exécutée au fil des siècles. Fort heureusement, la plupart des croyants modernes se sont écartés de ces conceptions. Mais de récentes affaires ont remis au goût du jour les débats sur ce thème. Pour les laïques, une seule certitude : la liberté de penser est absolue ou elle n’est pas.

En souvenir de Giordano Bruno ou du chevalier de la Barre, je revendique le droit à railler, moquer, éreinter, critiquer, vilipender, toutes les religions. Au nom de la liberté de conscience, je ne me sens pas concerné par la notion de blasphème et je demande aux intégristes de remettre leur fatwa dans leur turban et de me foutre une paix royale…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A BAS LA CALOTTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté de conscience et du veau marengo réunis, bonjour !

 

Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font !

 

L‘obscurantisme a encore frappé et cette fois-ci, amusant, dans la cité des papes…

Le débat sur la laïcité, ou du moins sur la place de la religion et sur la tolérance, a rebondi là où on ne l’attendait pas, autour d’une œuvre d’art d’Andres Serrano jugée blasphématoire par des catholiques à Avignon.

Piss-Christ, c’est le nom de l’oeuvre, date de 1987 et a toujours provoqué la polémique.

Dimanche, cette œuvre a été détruite par des militants qui se sont introduits dans le musée tandis qu’était organisée une manifestation de protestation de plusieurs centaines de catholiques intégristes devant le musée d’art contemporain privé d’Avignon qui présente la collection du galleriste parisien Yvon Lambert.

 

Alain Escada, secrétaire général de l’institut Civitas, a alors déclaré, selon le journal « la Provence »:

« Nous vivons un temps de christianophobie. Aujourd’hui est un jour de colère pour tous les catholiques de France à la veille du dimanche des Rameaux, nous exigeons que cette œuvre soit retirée de la collection Lambert. »

Dimanche, jour des Rameaux dans la tradition catholique (jour de la pensée pour les républicains), les manifestants se sont montrés plus offensifs, puisque deux personnes ont réussi à s’introduire dans le musée et à atteindre les oeuvres qu’ils ont saccagées avec des marteaux qu’ils avaient caché sous leurs vêtements.

Quand ce ne sont pas les barbus qui protestent contre les caricatures de Mahomet, ou les Juifs contre la venue de Stéphane Hessel pour une conférence dans une grande école, ce sont les cathos, tendance « jupe plissée et socquettes blanches » qui s’en prennent aux artistes. Et pourtant, le dernier condamné pour blasphème en France est le chevalier de la Barre, décapité à l’âge de 19 ans et jeté au feu avec le dictionnaire philosophique de Voltaire le 1er juillet 1766. Une statue représentant le Chevalier de la Barre est de nouveau présente sur la colline de Montmartre à Paris depuis son inauguration le 24 février 2001. Elle montre François Jean de la Barre souriant, les mains dans les poches et coiffé d’un chapeau, comme un défi permanent à cette procession religieuse qu’il n’a pas salué à Abbeville en 1765.

Et bien le cénobite, libre penseur, athée, anticlérical bref, mécréant; revendique le droit au blasphème comme inaliènable et constitutif de son état de citoyen libre. Que tous ces bigots retournent dans leurs églises, mosquées, synagogues et autres temples et arrêtent de nous les briser menu avec leurs fatwas, leurs excommunications, et leur terrorisme anti-républicain.

Rien de tel qu’un petit coupe de gueule pour reprendre goût à la vie. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.