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Au théâtre ce soir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la flûte enchantée et de la miche de cinq livres réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 mars 2014, ce trentième et dernier jour de ventôse est dédié au plantoir. C’est sans doute l’équinoxe de printemps et demain c’est la journée mondiale de la poésie, proclamée par la conférence générale de l’ONU, en 1999. De la poésie au théâtre il n’y a qu’un petit pas que je franchis allègrement pour évoquer  aujourd’hui un théâtreux venu du froid.

Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure… Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN, né un 20 mars en 1928 à Skien en Norvège. 220px-Schaarwächter_Henrik_Ibsen_croppedApothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, Catilina et Le Tertre du guerrier. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe. Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son œuvre : Dame Inger d’Ostraat, La Fête à Solhaug… L’allemand Herbert Fritsch a réalisé une mise en scène absolument inégalée de la pièce Une maison de poupée dont on voit un extrait ci-après.

 

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Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la 53356001_p« majorité compacte » : L’ Union des jeunes, Une maison de poupée, dont le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été, il y a quelques années, confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) Le Canard sauvage, Hedda Gabler… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… Petit rajout: L’écrivain et dramaturge autrichien handkepeterPeter Handke a reçu le prestigieux prix Ibsen 2014, doté de 2,5 millions de couronnes norvégiennes (environ 300 000 euros). Il succède à Heiner Goebbels (2012), Jon Fosse (2010), Ariane Mnouchkine (2009) et Peter Brook (2008).
Le prix Ibsen récompense un individu, une institution ou une organisation qui a apporté une nouvelle dimension dans le domaine de l’art dramatique ou du théâtre. Il est remis tous les deux ans depuis 2010 et révélé le 20 mars, date anniversaire de la naissance d’Henrik Ibsen. Le prix n’est décerné qu’en septembre, pendant le Festival de théâtre d’Oslo.

A droite, une lithographie de Frank Weddekind. Sources 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

HORS LA LOI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure…Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN. Décédé un 23 mai en 1906.

Apothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, ‘Catilina’ et ‘Le Tertre du guerrier’. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe.

Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son oeuvre : ‘Dame Inger d’Ostraat’, ‘La Fête à Solhaug’… Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la ‘majorité compacte’ : ‘L’ Union des jeunes’, ‘Une maison de poupée’, le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été récemment confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) ‘Le Canard sauvage’, ‘Hedda Gabler’… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… A droite, une lithographie de Frank Weddekind.

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Sur la croisette.


« Hors
la loi » le film de Bouchareb – c’est à lui que l’on doit
« Indigènes » – ravive les plaies du passé.

A
cannes, deux manifestations sont prévues pour (contre) la présentation de
son film qui raconte le parcours de trois frères qui ont survécu au
massacre de SETIF. Elles sont dues à l’initiative de la mairie de
Cannes et du Front National…

Il
faut croire qu’en France, en 2010, certains n’ont toujours pas
accepté l’idée de décolonisation. Les événements de SETIF se
sont produits en 1945 et ont donné lieu à une sanglante répression
de la part des autorités Françaises. On parle d’une centaine de
morts côté Français et entre 8000 et 15 000 côté Algérien.
C’est à la suite de l’arrestation De Messali HADJ, qui était un
grand leader Algérien qu’ont eu lieu les manifestations. Les
historiens considèrent que c’est l’acte fondateur du mouvement
d’indépendance et de la lutte armée en Algérie.

A voir les pancartes qu’arboraient les manifestants (photo de droite et même d’extrème droite) on se rend compte que les nostalgiques ont la dent dure et la mémoire longue.

Fort heureusement, voici venir Rolland Garros et la coupe du Monde de fouteballe et puis le tour de France de la seringue et enfin les congés payés du mois d’août…Et tout ça va faire, d’excellent Français, comme le chantait Maurice Chevalier. A la rentrée, les cerveaux seront disponibles pour recevoir les bonnes nouvelles.

Allez, continuez à rendre visite aux « Cénobites tranquilles », ilot de résistance au milieu d’un océan où, comme le disait Boris Vian, le cerceau humain ressemble de plus en plus à de la sauce blanche. Portez vous bien et à demain peut-être.