Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Houellebecq”

Page 1 de 1

BREVES DE CONTEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la sémantique agricole et de la potée auvergnate réunies, bonjour !


Le 9 novembre correspond au 19è jour de brumaire et nos amis républicains, toujours à l’affut d’une plaisanterie, l’avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu).

Les bretons vont célébrer les Matilin (Mathurin). L’un d’entre eux, sonneur de bombarde, en Breton on dit Talabarder, est entré dans la légende sous le nom de Matilin an dall (Mathurin l’aveugle). C’était un véritable virtuose. Il alternait les airs traditionnels bretons et parisiens, dans les noces et les pardons de la région avec son compère Yann ar Chapel mais il se produisait aussi dans les fêtes agricoles et devant les hommes politiques. Il a été invité pour jouer aux Tuileries devant le roi Louis-Philippe. Il a joué également devant Napoléon III en visite à Quimper en 1858. Il est mort  en 1859 dans l’incendie de sa maison. Bernard de Parades lui a consacré un ouvrage des plus intéressants.


Tout à fait autre chose.

Dans la catégorie « y’a plus d’sous », le directeur général adjoint de LVMH, Antonio Belloni, à acquis le 26 octobre dernier, 200 000 actions de son groupe à 37 euros l’unité et 50 000 autres au prix de 61,77 euros. Le même jour il a revendu le tout au prix de 112,35 euros empochant une plus value de 17,6 millions d’euros. Vous êtes donc prié de ne pas vous étouffer de rire quand on vous dit qu’il va falloir travailler davantage. Les Anglais eux ont trouvé la solution en décidant de faire bosser les chômeurs…Gratuitement of course !




Et puis aussi.

Il en va en littérature comme aux bains de mer, il y a des saisons. Actuellement, c’est la saison des prix littéraires et, le prix Goncourt 2010 a été attribué à Houellebecq, a annoncé ce lundi à 12h45 Didier Decoin, un quart d’heure avant l’horaire prévu. Annoncé dans la foulée, ce qui me ravit davantage, le prix Renaudot est attribué à Virginie Despentes dont je vous avais signalé son «Apocalypse bébé» (Grasset).

Grand favori avec « la Carte et le Territoire » (Flammarion), Houellebecq, 54 ans, n’avait jamais reçu le plus prestigieux des prix littéraires français, pour lequel il était régulièrement cité depuis dix ans. Les jurés de l’Académie Goncourt l’ont consacré au premier tour par sept voix contre deux à Virginie Despentes, qui se console avec le Renaudot. C’est la première fois depuis 1980 que le Goncourt est attribué à un livre publié chez Flammarion.

Et puis encore.

A l’heure où je rédige ces petites brèves sans importance, il souffle sur Keramoal un vent d’Ouest des plus tumultueux. Je ne me souviens pas avoir vu le baromètre faire une telle chute en si peu de temps. Vous le savez maintenant, vous qui êtes des habitués de ce blogue, ces considérations climatologiques n’ont d’autres but que de remplir mon quota de lignes nécessaire à un blogue qui se respecte. Et comment pourrait-il en être autrement ? Même le fameux blogue de madame « dansmacuizine » m’a consacré un billet vantant l’accueil que les cénobites de Keramoal réservent aux pélerins qui s’aventurent jusqu’ici. C’est vous dire que je suis désormais tenu à l’observation d’une certaine rigueur.

Et puis enfin.

Entre 20.000 et 40.000 personnes ont participé à une manifestation dimanche à Séoul pour protester contre le sommet du G20 prévu jeudi et vendredi, sous la présidence de Sarko 1er, dans la capitale sud-coréenne, où les autorités s’emploient à renforcer les dispositifs de sécurité. L’armée nationale est, elle, en état d’alerte maximum et environ 50.000 policiers – le tiers des effectifs nationaux – sont mobilisés pour des patrouilles renforcées depuis samedi.

Et bien voilà pour ce mardi, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

DESPENTES AUX ENFERS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis des nuits froides et agitées et du goulash au citron réunis, bonjour !

La météo portant davantage au cocooning qu’aux bains de mer, je me suis plongé dans la lecture du dernier livre de Virginie DESPENTES; autant le dire tout de suite, comme Despentes c’est abrupte ! Mais tout de même moins que « Baise moi ». Ca s’appelle Apocalypse bébé (chez Grasset) et j’y ai retrouvé (un peu) l’atmosphère  de la trilogie de Stieg Larsson, Millénium. Il y a chez un des personnages qui répond au doux sobriquet de La Hyène, plus ou moins détective privé, du Lisbeth Salander. Aussi déjantée, un peu hackeuse, beaucoup lesbienne et tout aussi motivée. Du genre à pas lâcher son os lorsqu’elle le tient.
Pourquoi une adolescente, Valentine, a t-elle disparu ? L’enquête est menée de Paris à Barcelone par La Hyène et Lucie pour le compte d’un cabinet de recherches. C’est l’occasion pour Virginie Despentes de passer au crible de son style percutant, les petits mensonges familiaux, les saletés de l’intimité, et les ressorts cachés de la séduction. Elle y va fort la Virginie et tout le monde en prend pour son grade. C’est du Beethoven revu et corrigé par les ramoneurs de menhirs…Un road movies en forme de polar où le lecteur ne sait plus si il a vraiment envie qu’on la retrouve cette Valentine.N’hésitez pas, vous ne serez pas déçu.
C’était ça ou le Houellebecq de la rentrée mais à force d’en entendre parlé j’avais l’impression de l’avoir déjà lu.

AGAIN…

Le cinéaste Walter Salles vient de s’attaquer à un sacré gros morceau. Il débute la mise en scène d’une adaptation de « On the road » de Kerouac, écrite par Barry Gifford, le romancier de Sailor et Lula. Début 2010, tout ce qui coinçait jusqu’ici s’est débloqué. Un producteur
français, MK2, a conclu un accord avec American Zoetrope, la société de
Francis Ford Coppola qui détenait les droits d’adaptation
cinématographique du roman de Jack Kerouac.C’est Sam Riley qui tiendra le rôle de Kerouac.

Pour la petite histoire on peut noter les ascendances bretonnes de Jack Kerouac: Jack Kerouac était en vain venu en
          Bretagne en 1965 pour tenter de retrouver ses origines : trente cinq
          ans plus tard, l’ancêtre breton de l’écrivain américain est enfin identifié,
          révèlent les auteurs d’un livre intitulé « Jack Kerouac, Au bout de la
          route, la Bretagne ».’Patricia Dagier et Hervé Quéméner)       

Chassé par un scandale, Urbain-François Le Bihan de Kervoac, fils
          d’un notaire du Huelgoat, dans le département du Finistère, émigre vers
          1725 pour la Nouvelle-France où il se marie en 1732 à Cap-Saint-Ignace.
          C’est lui qui lègue son nom à l’auteur de « Sur la route ».

Maintenant, si vous voulez vraiment coller à l’actualité, précipitez vous sur « les expulsables » de BERTH, avec une préface de Siné qui à elle seule vaut le détour.



Voila pour la rentrée littéraire, on se croirait sur France culture ! Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.