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Le Jeudi c’est histoire…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la cuisse de grenouille et de celle de Jupiter réunies, bonjour ! Voici venu le Jeudi 26 juillet 2018, 8ème jour de thermidor consacré au carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire carthamed’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux, dont les graines sont utilisées pour produire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle.

Un peu d’histoire.

Le 26 juillet 1488 marque le début de la bataille de Saint-Aubin-du- Cormier considérée par les nationalistes bretons comme le début de la fin. Après avoir été défait par les troupes royales, François II, dessin MalivelDuc de Bretagne, doit accepter le traité du verger signé le 19 août 1488. Le duc s’engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s’étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; St Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle. Les mariages d’Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII résultent de ce traité. A droite un dessin de Jeanne Malivel -1922-

La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier met un coup d’arrêt à la révolte des princes : Louis d’Orléans, futur Louis XII, et le prince d’Orange sont capturés. Alain d’Albret et le sire des Rieux réussissent à s’échapper et jouent par la suite un rôle important dans le conflit qui a lieu en Bretagne. En effet, malgré cette bezennvictoire, et le traité du Verger, dès la fin 1488, la guerre reprend pour encore trois ans, jusqu’à ce qu’en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne. Cette bataille est considérée par les nationalistes bretons comme le moment où la Bretagne perd son indépendance, malgré les trois années de campagne qui suivent ; elle est donc considérée comme un moment fort de l’histoire de la Bretagne. Comme l’écrit Léon Le Meur, « La bataille de Saint-Aubin sonna le glas de l’indépendance bretonne ». Des nationalistes bretons, tel Célestin LAINÉ (triste sire peu fréquentable, créateur du Bezenn Perrot, milice bretonne de collaboration) , ont fait disperser leurs cendres sur le lieu de la bataille. Je hais tous les nationalismes.

Bon, et bien voilà pour aujourd’hui, un mélange des genres en quelque sorte. Mais vous l’avez sûrement deviné, je suis assez pour le mélange. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Nevenoë, Nevenoë…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 07 mars 2015 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié au doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica ce qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que la victoire de Guingamp face à Concarneau.

Souvenons nous de Nevenoë.

Né aux alentours de l’an 800, comte de Vannes à partir de juillet 819, Nominoë est désigné missus imperatoris de Louis le Pieux et ducatus ipsius gentis des bretons à partir de 831.
En 840, il soutient dans un premier temps Charles le Chauve le sermentpuis entre en rébellion ouverte contre l’administration franque. Dans sa volonté d’assurer l’autonomie de la Bretagne face au royaume franc, il s’allie avec Lambert II de Nantes, fils du précédent comte de Nantes mais non-confirmé dans cette charge par Charles le Chauve… Battu trois fois par les Vikings, Nominoë doit traiter avec eux pour qu’ils s’éloignent de Bretagne. Deux ans après, il s’empare d’Angers et des pays voisins. A cause de la défection de Lambert II de Nantes, il annexe ensuite Nantes et Rennes en 850, lance des raids sur le Bessin et le Comté du Maine.

Nominoë meurt en campagne, le 7 mars 851 près de Vendôme, après avoir conquis le Maine et l’Anjou. Contrairement à la croyance générale, Nominoë n’a jamais porté le titre de roi (bien que le chroniqueur médiéval Réginon de Prüm lui donne ce titre). Dans le cartulaire de Redon, il est Nominoë_Doltour à tour qualifié de duc des Bretons, de duc en Bretagne, de duc de toute la Bretagne, de prince de Bretagne et de prince de toute la Bretagne. C’est son fils et successeur Erispoë qui a le premier usé de ce titre, confirmé par Charles le Chauve après la bataille de Jengland. En 851 était signé le traité d’Angers qui donnait à la Bretagne, le pays rennais, le pays nantais et le pays de Retz (je dis cela pour Jancyves), qui formaient auparavant la Marche de Bretagne. Par ce traité, la Bretagne incorporait en même temps une population d’origine gallo-romaine et franque de langue romane. Ce traité d’Angers délimitait les frontières de la Bretagne historique. Avec Alain Barbe-Torte, le titre de roi sera abandonné et les souverains de Bretagne prendront le titre de Dux Brittonum. Son nom en breton est Nevenoë. Dans son Histoire de la Bretagne, Arthur de La Borderie lui a décerné le qualificatif de Tad ar Vro, c’est-à-dire « père de la patrie ».

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Certains le qualifient de prince des Vénètes, mais c’est peut-être seulement en raison de sa fonction de comte de Vannes. D’autres pensent que s’il possédait beaucoup de biens familiaux dans la cité des Vénètes, il y ferait davantage de cadeaux à ses amis vénètes. Son nom, rare, a été rapproché du nom breton Nevenou, mais les noms sont parfois statue nevenoetrompeurs, surtout à cette époque.  Après la mort de Nominoë et l’assassinat de son fils Erispoë, leurs descendants réussissent brillamment à Rennes, toujours grâce à l’efficacité de leur cavalerie. Comme l’a révélé le conflit entre Gurvant et Pascweten en 875, les Vénètes n’avaient pas de cavalerie digne de ce nom. On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Était-ce un État, un royaume, une Nation, une province… ? Appartient elle aujourd’hui à cette liste de nations invisibles, nations fossiles et sans État comme disent certains historiens. Kurdes, Basques, Corses, Tsiganes, Amérindiens, Aborigènes, Catalans, Berbères, Palestiniens, Touaregs, Bonis, Québécois, Tibétains, Ouighours etc… La question vaut d’être posée et débattue.

En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

LE COUESNON EN SA FOLIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de le Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour !

Le 1er août, les nostalgiques peuvent commémorer la bataille de Trans-la-forêt qui mit fin à l’occupation Normande.
En effet, la Bretagne était occupée par les Normands depuis la mort d’Alain le Grand en 908. Venant d’Angleterre, Alain Barbetorte, comte du Poher et petit fils d’Alain le Grand débarque près de Dol en 936. Il remporte plusieurs victoires dont celle de Kastell Auffret à Plourivo (près de Paimpol) une plaque commémorative y est visible. Photo de droite.
Continuant sur sa lancée, il prend Nantes en 937 et chasse les Normands de l’estuaire de la Loire tandis que le comte Even débarrasse le Léon de ses pirates (Vikings).
Des groupes de Normands retranchés dans la forêt de Villecartier dévastent encore le pays de Dol et le pays Rennais. Le comte de Rennes, Juhel Béranger réclame l’aide de Barbetorte, pourtant son rival, nous sommes en 939. La cavalerie de Barbetorte, environ 1000 hommes écrase les Normands qui doivent repasser le Couesnon.
Le combat se serait déroulé un 1er août, jour qui correspond à peu près à la grande fête de Lug (
Dans
  l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des rassemblements
  et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement
  collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes
  et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). Elle était placée
  sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait
  sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui
  illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans
  une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de
  l’Eau.)
. « Au jour des calendes du mois d’août, jour que les bretons décrétèrent être solennisé par la gent de Bretagne, par toutes les générations, parce que de là et après, commença derechef la Bretagne à être habitée par ses natifs et Bretons user des lois de leurs ayeux. » (Pierre Le Baud cité par La Borderie)

Il faut ajouter, pour être honnête, que d’autres historiens comme André Chedeville, conteste cette version guerrière et pense que ce retour de souveraineté est davantage le fruit d’une action diplomatique d’Athelstan, roi d’Angleterre auprès de Guillaume Longue-épée. En tout état de cause, la Bretagne allait naviguer ainsi, bon an mal an jusqu’à son « annexion » en 1532.

Allez savoir, c’est peut-être pour cela que l’on est plus galettes saucisses que camembert… Et qu’en revanche, par pure vilénie, le Couesnon en sa folie a mis le mont en Normandie !

Allez, après ce petir rappel historique, portez vous bien et à demain peut-être.