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LE COUP DE LA PANNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Et voila, c’est reparti ! Tous les ans, à l’approche de l’hiver, ils nous refont le coup de la panne. Enfin, celle qui devrait immanquablement se produire vu que la bretagne est largement déficitaire en électricité. Le lobby nucléo-électrique ne désarme pas. Ils mettent tout en oeuvre pour nous refiler une de leurs foutues centrale du 1er, 2ème, ou 3ème type. Nous pensions, pauvres de nous, qu’ils avaient compris la leçon après avoir du plier bagage dans le cap sizun. Mais, la rapacité n’a pas de mémoire. Dans le film « des pierres contre des fusils » on voit comment la résistance à Plogoff les a amené à reculer, malgré tous les moyens mis en oeuvre. J’ai souvenir d’avoir trainé du côté du Loc’h, d’Esquibien, de Goulien et même d’avoir participé à un immense concert, donné en plein air dans le cadre de la baie des trépassés (baez an anaon) avec notamment un jeune chanteur plein d’énergie qui s’appelait J. Higelin. La nuit était tombé, les deux versants de la baie étaient occupés par des milliers de personnes et chacune d’allumer un briquet; c’était magique. Comme si tous les korriganed de Bretagne et d’ailleurs s’étaient donné rendez vous dans ce lieu mythique où le Treizour (le passeur) vient chercher l’âme des défunts, pour crier ensemble: Nann, trugarez ! C’était au début des années soixante dix, les seventies comme on dit de nos jours, et déja la grande peur du noir était utilisée. Vous allez voir ce que vous allez voir…D’ailleurs vous n’y verrez plus rien…Cet hiver, il va faire très froid, plus de chauffage, plus d’eau chaude, plus de télé. Vous imaginez ça, vous ? Obligé de se passer de Léon Zitrone et de Mourouzi pendant des jours et des jours… Chacun se rappelait le plasticage du pylône de télévision dans les monts d’Arrées et les veillées retrouvées, la lecture réhabilitée et, quelques mois plus tard, c’est la démographie qui était à son tour dynamitée. Je ne sais plus qui a dit que l’histoire est un éternel recommencement mais ça commence bigrement à y sessembler.

Voila, c’était l’humeur du jour, sous un ciel d’averses. Rappelle toi Barbara: Il pleuvait ce jour là sur Brest… Et bien mon vieux Prévert…Il pleut toujours ! Allez, portez vous bien et, à demain…Peut-être.