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11 novembre 1887…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, 69970684_p1bonjour ! Nous sommes le lundi 11 novembre 2013, 21è jour de Brumaire dédié à la Bacchante; ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. (le tableau représente La jeunesse de Bacchus par William Bouguereau – 1884)

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. C’est en effet, le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la pendaisons_-300x218prison que sont exécuté par pendaison les anarchistes August SPIES, Albert PARSONS, Adolph FISCHER, et George ENGEL. Samuel FIELDEN et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité. Quand à Louis LINGG, il s’est suicidé la veille dans sa cellule. Tout avait débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.

Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines Mc Cormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur 54392138_pla foule, provoquant la mort de deux ouvriers. Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Sources

Allez, c’est pas tout, faut pas rater la commémo (humour). Portez vous bien et à demain peut-être.

Je voudrais sans la nommer…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

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Amis de la mélancolie au lit et du munster au cumin réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 11 novembre 2012, 21è jour de
Brumaire dédié à la Bacchante; ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’e
lles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants.

Alors que beaucoup (trop) entretiennent la flamme des boucheries passées, les anarchistes ont une pensée pour leurs compagnons sacrifiés sur l’autel du capitalisme. C’est en effet, le 11 novembre 1887, à Chicago, à 11h 30 dans la cour de la prison que sont exécuté par pendaison les anarchistes August SPIES, Albert PARSONS, Adolph FISCHER, et George ENGEL. Samuel FIELDEN et Michael Schwab sont envoyés au bagne à perpétuité. Quand à Louis LINGG, il s’est suicidé la veille dans sa cellule. Avant de vous conter leur histoire, écoutons Moustaki.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.

Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. 

Allez, c’est pas tout, faut pas rater la commémo (humour). Portez vous bien et à demain peut-être.

Le 1er mai appartient à l’Anarchisme…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, TRADITION

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Amis de la vérité historique et de la quiche lorraine réunie, bonjour!

Nous sommes le mercredi 25 avril, 6è jour de Floréal dédié à l’Ancolie.

 

Puisque nous approchons du 1er mai, et que la grande récupération pour cette date hautement symbolique a commencé; rafraichissons un peu nos mémoires. Il serait fâcheux de se tromper de défilé et de se retrouver, bêlant, dans celui de Sarko ou de Le Pen…

Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers. A gauche, une reproduction de la couverture de « L’assiette au beurre » du 28 avril 1906. Huit heure pour le travail,huit pour les loisirs,huit pour le repos. Slogan inventé par OWEN dès 1810.
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolcheviques(1920), puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Aujourd’hui, Nicolas 1er, par l’odeur alléché et sentant la fin de règne s’approcher, veut faire du 1er mai, la fête du « vrai » travail. Droite et extrême-droite s’entendent comme larrons en foire pour récupérer tous les symboles de ce qui fit et qui fut la classe ouvrière. Ne laissons pas ces rapaces s’emparer de notre héritage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la démocratie directe et des moules frites réunies, bonjour !

 

Sans doute en ai-je déjà parlé dans ces colonnes mais, la pédagogie étant l’art de la répétition, autorisez moi à en remettre une couche. Il importe que les jeunes générations ne s’imaginent pas que le 1er mai est un héritage de Vichy ou des serristes nantais producteurs de muguet.

Tout a débuté le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887(Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Pour terminer sur un air de fête, voici le dernier couplet de la célèbre chanson de Mac-Nab le grand métingue du Métropolitain:

Peuple français, la Bastille est détruite,
Et y ‘a z’ encore des cachots pour tes fils !
Souviens-toi des géants de quarante-huit,
Qu’étaient plus grands qu’ceuss’ d’au jour d’aujourd’hui !
Car c’est toujours l’pauvre ouvrier qui trinque ;
Même qu’on le fourre au violon pour un rien !
C’était tout d’même un bien chouette métingue
Que le métingue du Métropolitain ! (bis)

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 20 juin 1848, naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA.Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux anti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago (salut mon Jude) en 1874.Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire anarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque ‘éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste).

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tragédie antique et de la porcelaine en toc, bonjour !


Voici un moment que je n’avais pas orné notre galerie d’un nouveau portrait; réparons cet oubli. Une pensée pour un de ceux que l’on nomma « les martyrs de Haymarket ». Fameux meeting dont je vous ai déjà parlé et qui est à l’origine de notre 1er mai. A cette époque là, des hommes et des femmes se battaient, quelquefois jusqu’à la mort pour améliorer la condition ouvrière. Aujourd’hui, comme le dit Annie dans son commentaire, sous le fallacieux prétexte de l’allongement de la durée de la vie, on veut nous faire travailler plus longtemps… Mais, bougres de boeufs, si on vit plus longtemps c’est justement parce que l’on travaille moins !

Aujourd’hui donc, hommage à Richard PARSONS.

Le 20 juin 1848, naissance d’Albert Richard PARSONS à Montgomery (Alabama) USA.
Militant anti-esclavagiste, socialiste révolutionnaire puis propagandiste anarchiste. Il est un des cinq « martyrs » d’Haymarket.
Orphelin de sa mère à cinq ans, soldat à 16 ans dans la guerre civile coté sudiste. Il adhère par la suite aux idées des républicains radicaux anti-esclavagistes, et fonde un journal à Waco au Texas où il rencontre sa future compagne Lucy, mais les persécutions des négriers les poussent à quitter le Sud et à s’installer à Chicago (salut mon Jude) en 1874.
Typographe au « Chicago times » il adhère à l’union des typographes puis au « Parti Ouvrier Socialiste » et à « l’Ordre des chevaliers du travail ». Militant et orateur il participe de 1875 à 1886 à plus de mille meetings à travers les USA, pour soutenir les grèves ouvrières, pour la journée de huit heures où encore pour condamner le chômage qui sévit. Les autorités tentent de l’intimider, la police matraque et tire sur les grévistes (18 morts pour l’année 1877). En 1880, en désaccord avec son parti, il rejoint les groupes de socialistes révolutionnaires opposés à l’électoralisme.
En 1883, délégué au congrès de Pittsburgh, il adhère à l’A.I.T et, influencé par les anarchistes lyonnais, il fonde avec cinq autres compagnons « l’International Working People’s Association » (I.W.P.A) appelée aussi « Black International ». En 1884, il lance l’hebdomadaire anarchiste « The Alarm ». Le samedi 1er mai 1886 à Chicago, il participe à la grève générale et à la manifestation pour la journée de huit heures.
Orateur le 4 mai du meeting tragique de Haymarket, il a déjà quitté le rassemblement lorsque ‘éclate la bombe. Recherché (alors que sept de ses compagnons sont arrêtés) il se livre à la police au moment du procès pensant être rapidement disculpé. Rendu responsable de la tragédie, le procès qui se termine le 20 août 1886 le condamne à mort. Victime de la répression anti-anarchistes, et symbole de la barbarie capitaliste, il est pendu avec ses compagnons le 11 novembre 1887. (Ces détails sont extraits de l’encyclopédie anarchiste).

Bon allez, on va pas se laisser abattre, l’équipe de France a encore un match…Avant de se taper dessus entre eux ils vont affronter les « Bofanas bofanas » qui jouent à domicile. Les Vuvuzelas seront de sortie. En attendant le résultat des courses, portez vous bien et à demain peut-être.

NE FAITE PAS D’HISTOIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Puisque les princes qui nous gouvernent en sont à décider de la suppression de l’histoire-géo au lycée, je continue à rendre hommage à nos grands anciens, qui hantent, oubliés de tous, le panthéon ouvrier et sans qui les enfants seraient encore dans les mines et nous, nous n’aurions pas les congés payés, la sécu, les 35 heures et une paisible retraite…

CELUI-CI S’APPELAIT: AUGUST SPIES.

Le 10 décembre 1865, naissance d’August SPIES, à Friedewalde (Allemagne).
Militant et propagandiste anarchiste américain, un des martyrs d’Haymarket (fameux meeting qui se termina par une fusillade).
Fils d’un employé forestier, il devient géomètre à 16 ans, et se déclare libre penseur à 17, mais après la mort de son père, il doit interrompre ses études. Il décide alors d’émigrer en Amérique. En 1872, il arrive à New York, où il travaille comme tapissier. Il se fixe ensuite à Chicago où il devient libraire. Il découvre alors les idées socialistes et adhère au « Parti ouvrier socialiste ». Ardent militant, il est candidat à la législature de 1879 et de 1881. En 1880, il est nommé administrateur du journal « Chicagoer Arbeiter Zeitung » (Le Quotidien du Travailleur, en langue allemande). En 1882, au Congrès des socialistes à Pittsburgh, influencé par Johann Most, il déclare que les travailleurs n’obtiendront jamais la reconnaissance de leurs droits par la voie des urnes, se considérant par là-même comme anarchiste.
En 1886, il prend part aux côtés d’Oscar Neebe, en tant que militant syndicaliste, orateur et propagandiste, au mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures qui aboutit à la grève du 1er mai 1886.
Le 3 mai, il est orateur au meeting des ouvriers du bois qui dégénère en émeute en raison de sa proximité avec les usines McCormick. Il rédige alors une affiche appelant à la « Vengeance » qui sera lourde de conséquences. Orateur le 4 mai lors du tragique meeting à Haymarket, il échappe de peu à la balle d’un détective (balle que recevera son frère Henry). Arrêté le lendemain à la suite de ces événements, il sera condamné à mort le 20 août 1886.
Victime de l’hystérie anti-anarchiste orchestrée par le patronnat, il sera pendu avec trois de ses compagnons le 11 novembre 1887.
« Ma philosophie a toujours été que le but de la vie soit seulement l’épanouissement de l’individu, et l’application rationnelle de ce principe est la véritable moralité » (…) « L’anarchisme est le fil qui anime toutes les époques de l’évolution sociale et humaine ; c’est la lutte pour la souveraineté de l’individu ». Peut-on lire dans sa biographie.

GRAND CONCOURS: QUI A DIT ?

Qui a dit: Être Français c’est être révolutionnaire.

  • Olivier Besancenot

  • J.P. Sartre

  • Éric Cantonna

Eh oui, c’est Cantonna ! D’un seul coup l’engeance des footballeurs à remonté d’un cran dans mon estime. Je suis persuadé d’ailleurs que Domenech-nech-nech va redistribuer sa prime de 800 000 € à une caisse de soutien aux travailleurs en lutte. Pas vous ? ah bon !

SANS COMMENTAIRE.

Je remarque, non sans m’interroger, que les blogs qui génèrent le plus de commentaires sont ceux qui « ne mangent pas d’pain ». C’est à croire que les prises de positions un peu marquées éloignent le commentateur comme le vinaigre les mouches. Voyez ce set de table réalisé par tantine en polyglute de molygraillon et entièrement tricoté main, il attire une centaine de commentaires. Quand à ce magnifique pied de lampe en coquillages garantis d’origine bretonne, il a autant de réactions qu’en son temps le « j’accuse » de Zola. Peut-être devrais-je me lancer dans le crochet, ou alors, le picot bigouden, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, une maille…

Allez, merci mille fois de vos visites et, à demain peut-être.