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Mension spéciale…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis du situationnisme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 novembre 2019, dixième jour de Frimaire, officiellement dénommé, jour de la pioche, dans le calendrier républicain français.

Puisque novembre s’achève comme il a débuté, sous la pluie, et devant bon gré mal gré nous rendre à l’évidence, nous constatons que ce fut une année sans trompettes où si peu, sauf peut être celles de la renommée que G. BRASSENS trouvait fort mal embouchées. Je parle des champignons bien entendu ! Nous n’irons plus au bois, d’ici le printemps prochain; par ailleurs ce refrain me fait penser que j’ai mes lauriers à tailler et je ne peux guère compter sur une belle pour aller les debord & vaneigemramasser. Tiens, il y a vingt-cinq ans nous quittait Guy Debord: Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison (ici à gauche avec Vaneigem). Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling ». Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989. « J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la légère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. ». Grâce à la alexis-2charmante attention d’une amie (merci Steph.) je viens de terminer la lecture de Le temps gage de Jean-Michel Mension paru aux éditions Noésis dans la collection moisson rouge. Mension fut le premier adhérent de l’Internationale Lettriste fondée par Debord et qui plus tard deviendra l’Internationale Situationniste. C’est lui qui réalisa le fameux tag: ici on noie les algériens sur les bord de la Seine pour dénoncer l’horrible massacre du 17 Octobre 1961 (il nous a quitté en 2006). Je ne sais par quel hasard affreux la sortie de ce bouquin (il y a presque 20 ans) m’avait échappé. J’y ai retrouvé moult situations qui ont ponctuées mon propre cheminement.

Bon, ben, c’est pas tout, je m’en vais vaquer à mes domestiques occupations. Contre sens s’il en est car vaquer signifie justement ne rien faire; emprunté au latin vacare « être libre, inoccupé, vacant, oisif ». Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Yellow submarine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du col Mao et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! DownloadedFile

Nous sommes le jeudi 21 mars 2013, c’est le premier jour de Germinal, généralement
dédié à la primevère.

Le 21 mars 1961, un groupe de jeunes donne son premier spectacle au « Cavern Club » de Liverpool; ils vont devenir Les Beatles.

 

 

 

Le 21 mars 1934, naissance de Raoul VANEIGEM.

Il suit des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles de 1952 à 1956. Il écrit, à 22 ans, son mémoire de Licence sur Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Agrégé de lettres, il enseigne à l’École normale de Nivelles dans le Brabant.

Par l’intermédiaire d’Attila Kotanyi, il est mis en contact avec Guy Debord, et participe
activement à l’Internationale situationniste de 1961 à sa démission en 1970, invitant la jeunesse de l’époque à « abandonner toutes les valeurs héroïques pour adopter un hédonisme radical résumé dans le mot d’ordre : “jouir sans entrave” ».

L‘une de ses œuvres les plus célèbres est son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en 1967. Il y exprime une critique radicale du monde en y 51034886_pdénonçant ses illusions, la survie que ces illusions produisent, et la fausse contestation qui en découle, et invite à un « renversement de perspective », en considérant que ce sont les contraintes qui
empêchent la création. Dans Le Livre des plaisirs, paru en 1979, il renouvelle son invitation à une « jouissance sans entrave », qu’il présente comme une critique de la société marchande. Cette position l’a fait exclure de l’Internationale situationniste par Guy Debord qui voyait, au contraire, dans le « vaneigemisme » l’expression de l’idéologie utilitariste. Vaneigem est également l’auteur en 1974 d’un mode d’emploi de la révolution, publié sous le pseudonyme de Ratgeb, De la grève sauvage à l’autogestion généralisée.

L‘œuvre de Vaneigem se divise en deux tendances. L’une, théorique, trouve sa justification dans l’idée que « la révolution n’est plus dans le refus de la survie, mais51034951 dans une jouissance de soi que tout conjure à interdire » ; ce point de vue, qui rappelle une sorte d’épicurisme, a été à l’origine de son exclusion de l’IS, en novembre 1970, voulue notamment par Debord, qui lui reprochait son désistement en pleine période de troubles en 1968. L’autre, faisant appel à une érudition de chercheur, tente de démontrer que l’esprit de la liberté et de la jouissance se rencontre dès le Moyen Âge central dans le mouvement du Libre-Esprit, qu’il distingue, dans un premier temps, des hérésies, dans lesquelles il voit « des filiales de l’orthodoxie », (Le mouvement du Libre-Esprit, 1986), avant de revenir sur cette opposition dans son livre sur « les hérésies, des origines au XVIIIe siècle », au titre évocateur de La résistance au christianisme, publié en 1993.

A l’heure où les banksters qui nous gouvernent veulent à tout prix nous faire entendre la petite musique de la rigueur, de l’austérité, du sacrifice nécessaire pour sortir de la crise; il est peut-être bon de relire Vaneigem. Enfin, c’est vous qui voyez, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA SOCIETE DU SPECTACLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 28 décembre c’est le 8ème jour de Nivôse et c’est le jour du fumier… Je vous laisse la responsabilité de choisir  à quoi ou à qui vous l’associez…

Emmanuel TODD.

J‘avais grandement apprécié son analyse sur le déclin de l’Amérique parue dans « Après l’empire » aux éditions Gallimard, aujourd’hui dans une interview au Monde, il livre sa pensée sur le débat à propos de l’identité nationale. Extraits:

« Si vous êtes au pouvoir et que vous n’arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature », estime-t-il. « Je m’en suis tenu à l’écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l’approche d’une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l’islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu’historien, j’observe comment cette thématique de l’identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique. L’habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d’un côté la haine, le ressentiment ; de l’autre la mise en scène d’actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c’est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe. » C’est moi qui souligne, mais je trouve cela tellement juste…

Guy DEBORD, né un 28 décembre.

Ce chantre de l’internationale situationniste nous avait passionnés en 1967 en faisant paraître « la société du spectacle ». L’histoire s’acharne à lui donner raison. Il était de ces gens courageux qui s’étaient insurgés contre la guerre d’Algérie en signant, en 1960, le fameux manifeste des 121. En 68, avec Raoul Vaneigem, ils faisaient figures de véritable références pour tous ceux qui voulaient changer le monde. Il a choisi de mettre fin à ces jours en novembre 1994. Aujourd’hui, ses analyses nous seraient des plus profitables pour décortiquer la société « bling-bling » que Nicolas 1er nous propose. Alors, en sa mémoire, juste une citation extraite de « Panégyrique » 1989.

« J’ai d’abord aimé, comme tout le monde, l’effet de la lègère ivresse, puis très bientôt j’ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps. »

Voila, c’est un peu intello pour un lundi mais bon, hier j’avais évoqué les petits zoizeaux ! Allez, en tous cas, c’est vraiment gentil à vous d’être passé et de vous être arrêté une minute sur ce blog. Portez vous bien et à demain peut-être.