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De la ville d’Ys à Lexobie…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’herboristerie et du bar de ligne réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 03 Août 2020 et, si j’en crois mon calendrier républicain, nous sommes le seizième jour de thermidor, dédié à la guimauve. Autrefois on utilisait la racine de cette plante pour produire la guimauvefameuse pâte à guimauve. Aujourd’hui tout cela est remplacé par du collagène à base de peau et d’os d’animaux…Beurk ! Mon aïeule, qui ne reculait devant aucune expérience, surtout quand nous en étions les cobayes, nous faisait mâchouiller de la racine de guimauve épluchée (photo de gauche); c’est bon pour les dents, disait elle… Nous on préférait le bâton de réglisse et le coco Boer. Par ici, ce jour, nous célébrons les Pergad qui fut durant un jour évêque de Tréguier mais qui fut surtout élève de Tugdual, chanoine et archidiacre de Lexobie. 

A une époque fort reculée de notre histoire, s’élevait dit-on à Saint-Michel-en-Grève ( Lokmikael-an-Traezh en Breton) une cité maritime puissante et belle, défendue par de bons remparts des attaques de ses ennemis et protégée des envahissements des flots par des digues, dont on ouvrait à certains moments les portes pour laisser entrer ou retenir la mer dans le port. Si l’on croit la tradition, « c’était une ville splendide, babylonienne. – Elle était bâtie de marbre, peuplée de palais, toute étincelante d’or : des remparts d’une hauteur colossale la ville d'Ysdéfendaient des attaques de ses ennemis d’un côté, et des digues, d’une solidité à toute épreuve, la protégeaient de l’autre contre les irruptions de l’Océan. » C’est exactement la même légende que celle de la ville d’Ys pour la baie de Douarnenez (à droite- magnifique gravure de René Quilivic). Voici ce qu’en disait vers 1850 M. Zaccone, dans un feuilleton intitulé La Ville aux Diamants: «A Lexobie, il n’y avait rien à craindre, et sûre de l’impunité, la cour du bon roi se livrait avec emportement à ces ténébreux excès qui avaient autrefois attiré la colère du ciel sur Sodome et Gomorre ! – Un jour cependant, Dieu ne pût voir sans être courroucé, le spectacle que la ville de Lexobie donnait à la Bretagne et au monde entier et il résolut de la détruire. La ville de Lexobie s’endormit la nuit suivante du lourd sommeil de l’orgie et ne se réveilla plus. L’Océan avait brisé ses digues puissantes, et l’on ne voyait plus à sa place qu’une immense nappe d’eau, silencieuse et morne…. ».

Saint-Michel-en-Grève revendique l’honneur d’être bâtie sur ses ruines. Quelques-uns prétendent qu’elle embrassait tout le pays où sont aujourd’hui les communes de Trédrez et de Ploulec’h et qu’elle était assez vaste pour qu’une extrémité occupât l’endroit où s’élève le hameau actuel du Yaudet et que l’autre extrémité dépassait la lieue de lieue-de-grève-235x300Grève. Mais Lexobie n’a pas été entièrement détruite, elle existe là, enfouie sous le sable de la lieue de Grève, cachée aux regards des mortels : la nuit de la saint Jean chacun peut y descendre par un escalier magnifique pratiqué au fond d’une grotte qui se trouve à l’entrée de la baie, derrière un rocher, lequel cette nuit là s’ébranle pour en livrer l’accès au premier coup de minuit et se referme au dernier son de la cloche. J’ai rencontré un vieux pêcheur du coin qui m’a affirmé avoir vu, par un soir de grande marée, émerger du sable les vestiges de l’ancienne cité. Et à Douarnenez, Michel Mazéas, ancien maire de la ville et amateur de plongée sous-marine, m’a raconté avoir vu dans la baie les restes d’une allée pavée, conduisant sans nul doute à l’entrée de la ville d’Ys… Le vieux marin de St-Michel a peut-être confondu grande marée et grande cuvée mais Michel, lui, était sobre comme un chameau; alors, allez savoir.

Merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Libre penseur, et humaniste français, il naît à Orléans en 1509, après des études à Paris puis une tournée dans les universités de Padou (Italie) et de Toulouse, il se fixe à Lyon où il travaille comme linguiste et philologue érudit pour le célèbre imprimeur Sébastien Gryphe. En 1536, il tue accidentellement un agresseur. D’abord jeté en prison, il est ensuite gracié. Il s’installe alors à son compte comme imprimeur, et publie des almanachs populaires, des satyres sociales et religieuses mais aussi Rabelais, Érasme, etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’herboristerie et du bar de ligne réunis, bonjour !

Si j’en crois mon calendrier républicain, nous sommes le seizième jour de thermidor, dédié à la guimauve. Autrefois on utilisait la racine de cette plante pour produire la fameuse pâte à guimauve. Aujourd’hui tout cela est remplacé par du collagène à base de peau et d’os d’animaux…Beurk ! Mon aïeule, qui ne reculait devant aucune expérience, surtout quand nous en étions les cobayes, nous faisait mâchouiller de la racine de guimauve épluchée (photo de droite); c’est bon pour les dents, disait elle…Nous on préférait le bâton de réglisse.

Tout à fait autre chose.

Vous ai-je déjà entretenu de Étienne Dolet ? On le disait fils illégitime de François 1er. Il consacra sa courte vie à faire valoir la raison. La ville de Brest avait imaginé donner son nom à une station de son futur tramway ; hélas, pas plus que celui de Nathalie LEMEL, son nom n’a été retenu…Vox populi, vox Dei.

 

Le 3 août 1546, mort d’Étienne DOLET, brûlé vif sur la place Maubert à Paris. C’était là le bûcher réservé aux imprimeurs. A noter qu’il était aussi né un 3 août en 1509.

Libre penseur, et humaniste français, il naît à Orléans en 1509, après des études à Paris puis une tournée dans les universités de Padou (Italie) et de Toulouse, il se fixe à Lyon où il travaille comme linguiste et philologue érudit pour le célèbre imprimeur Sébastien Gryphe. En 1536, il tue accidentellement un agresseur. D’abord jeté en prison, il est ensuite gracié. Il s’installe alors à son compte comme imprimeur, et publie des almanachs populaires, des satyres sociales et religieuses mais aussi Rabelais, Érasme, etc.


En 1538, les ouvriers d’imprimerie se mettent en grève pour réclamer un meilleur salaire et une meilleure nourriture,
Étienne Dolet se rallie à leurs justes revendications et lutte à leurs côtés. Ce qui suscite la haine de ses confrères qui le dénoncent à l’Inquisition. Arrêté, autant pour son soutien aux compagnons imprimeurs que pour ses écrits et publications contre les dogmes de l’Église, il est emprisonné de 1542 à 1546. Repris après une évasion, il est enfermé à la Conciergerie avant d’être brûlé vif avec ses livres, place Maubert.
 » Non dolet ipse Dolet, sed pro ratione dolet » (Dolet ne s’afflige pas sur lui-même, mais s’afflige pour la raison).Sources :Éphéméride anarchiste.A droite sa statue (place Maubert) avant qu’elle ne soit fondue pour en faire des canons…

Cela se déroulait il y a cinq cents ans et  pourtant… Aujourd’hui les fondamentalistes relèvent la tête, les Salafistes, les créationnistes, les barbus de là bas, les grands blonds aux yeux bleus d’ici, édictent des fatwas, décrètent des interdits, bâtissent des mûrs de séparation, de haine et de mépris. Les sikhs incendient les mosquées, les musulmans font sauter leurs bombes, les juifs bombardent Gaza, les chrétiens assassinent des jeunes norvégiens, les bouddhistes boudent dans un Tibet sinisé, les scientologues nous les brise menu, et les rahéliens attendent des nouvelles des élohims lointains.

Madame Michu, répétez après moi : vive la République et à bas la calotte !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.