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A propos d’Aristide Bruant…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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 Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 6 mai64347178_p 2014, autrefois désigné comme 17 de floréal et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui ne se dissimule pas dans une peau de vache et qui, outre son aspect décoratif se déguste en salade. Avec des navets et du fromage de brebis, on me dit que c’est un délice; surtout si vous l’accompagnez d’un petit rosé bien frais. Il y a quelques années j’avais piqué la recette à ma consœur « La pecnaude » dans l’excellentissime blog qui s’appelait « Ruminances » et que beaucoup d’entre vous ont connu pour ne pas dire animé.

Tout à fait autre chose

A propos d’un qui est né un 06 mai en 1851 (billet corrigé après intervention vigilante de Rem*). Inventeur de la chanson réaliste, il est l’inspirateur de Damia, Fréhel, Piaf, François Béranger, Renaud et des Garçons Bouchers. Aussi bien homme de théâtre que chansonnier, il a connu le  succès en prenant ses spectateurs à rebrousse-poil, et même en les injuriant, pour le compte. Trônant dans son Aristide_Bruant_foto cabaret montmartois, il a fait frissonner le bourgeois, en composant des titres apparemment légers, qui marquaient en fait le retour à la tradition argotique de François Villon. Première star de la chanson engagée et interprète exceptionnel, Bruant est issu d’une famille bourgeoise du Loiret qui a connu beaucoup de revers de fortune. Né à Courtenay, il y apprit le latin par les soins du curé. Envoyé  au lycée de Sens, dès onze ans, il collectionne les premiers prix de grec, de latin, d’histoire et de musique vocale. Et en 1862, il compose sa première chanson. À la fin de l’année 1867, il travaille pour faire vivre toute sa famille, avant de devenir  apprenti, puis ouvrier-bijoutier. Il suit ses parents à travers Paris et la banlieue, fréquentant les restaurants pour pauvres, les cafés d’ouvriers, côtoyant les malheureux, les révoltés, les filles et les mauvais garçons.

Pendant la Guerre de 1870, il est engagé comme franc-tireur, dans la compagnie des « gars de Courtenay », puis il travaille à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Durant quatre ans, il se passionne pour le langage des cheminots, se met à Bruantrechercher les origines de l’argot jusqu’à François Villon et aux coquillards et travaille sur les dictionnaires d’argot des bibliothèques municipales. Il compose des romances tendres qu’il chante dans les guinguettes avec succès et se fait engager au Robinson. Là, il se compose un costume de vedette : veston long, pantalon à patte d’éléphant, gilet clairet et chapeau haut-de-forme. Dès sa démobilisation, il franchit rapidement les étapes : des tréteaux Concert de l’Époque, il passe ensuite à la Scala et à l’Horloge. C’est de cette époque que datent les premiers chefs-d’oeuvre sur les quartiers de Paris qui sont repris par les stars de l’époque, comme Paulus et Jules Jouy qui le fait entrer au Chat Noir, dont il compose illico la ballade.

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Ce cabaret artistique se situait dans un ancien bureau de poste 84, boulevard Rochechouart. Bruant y a adopté la tenue de garde-chasse, vareuse de velours côtelé noir avec culotte assortie, enfoncée dans de grosse bottes noires, chemise et cache-nez écarlates, en guise de manteau une immense cape noire et, comme couvre-chef, le feutre noir à large bords que son ami Toulouse-Lautrec a souvent croqué. Un nouveau Bruant est né qui va dire deux mots à la foule des fils-à-papa, des fainéants, des incapables ! Reprenant l’endroit, il le rebaptise le Mirliton et comme le soir de l’inauguration, il n’y a que trois clients, il se met à les insulter copieusement ; le Ogeret - Bruantpublic apprécie ! On se déplace d’Auteuil ou Passy pour l’écouter chanter les peines et les joies de la crapule. Dans sa poésie apparemment simple, la puissance du raccourci et la précision du terme dissimulent de longues recherches : « sept mois pour une chanson ! » a-t-il déclaré à propos de Biribi. Il lui fallait moins de temps pour composer les mélodies qu’il voulait nostalgiques et dépourvues de fioritures, à la manière de celle des cantiques de son enfance. C’est la réussite : on le chante sur toutes les scènes, d’Eugénie Buffet à Yvette Guilbert. Il atteint une gloire internationale et, en 1895, abandonne son cabaret pour  des tournées à l’étranger et des galas mondains. Avec la gloire, la fortune récompense ses efforts : aux bénéfices du Mirliton s’ajoutent de confortables droits d’auteur et de gros cachets. Après une dizaine d’années, il  s’offre un château à Courtenay, grâce à Nini Peau de Chien, à la Méloche, à Toto Laripette et à La Filoche. Il s’y retire avant qu’en mai 1898, le châtelain se présente aux élections législatives à Belleville. Mais malgré une campagne, en partie chantée, il obtient seulement 525 voix… Le monument national se retire alors de la chanson pour se consacrer à l’écriture, mais continue à donner des spectacles, jusqu’en 1924 (un an avant sa mort) où il fait un triomphe. Sa carrure, sa présence en scène, sa voix rauque et puissante et ses chansons populaires ont fait de lui un monument de la chanson française. Il est un des poètes de l’argot de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Il laisse ainsi des traces durables jusque dans la chanson française contemporaine où le texte garde une place importante. Un bel héritage ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le cercle des hydropathes…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour! Nous sommes le lundi 17 mars 2014 qui correspond au 27è jour de images7-150x150ventôse dédié à la Sylvie. Ah, la Sylvie… Euh, oui, bon, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois. L’anémone sylvie est considérée comme toxique alors évitez les décoctions. Par contre, mon aïeule qui, vous le savez maintenant, se piquait de quelques connaissances en herboristerie, l’utilisait en friction contre les rhumatismes.

Le 17 mars 189, mort de Jules JOUY (né en avril 1855, à Paris). Chansonnier, poète et anarchiste, pionnier de la chanson sociale, il fait partie de ces goguettiers dont j’ai souvent parlé ici.
Après une enfance pauvre, marquée par la Commune, il exerce divers métiers : boucher, peintre sur porcelaine, etc. Mais c’est la poésie et la chanson qui vont révéler ce parfait autodidacte. Il débute au « Tintamarre », puis aux « Hydropates » et au « Chat noir », faisant le succès des cabarets de Montmartre. Il écrit dès lors un nombre impressionnant de260px-Jouy_Jules chansons sociales qui évoquent la misère du monde ouvrier, et qu’interpréteront aussi les célébrités de l’époque. Il collabore au journal « Le cri du peuple » de Vallès, à qui il donnera « La chanson du jour » pendant des années. Il s’opposera à la tentative de dictature du général Boulanger, et contribuera, par ses chansons, à ridiculiser cet « aventurier ». Aimant faire des blagues, mais aussi teigneux, il se battra plusieurs fois en duel. Il faut néanmoins regretter que Jules Jouy comme Adolphe Willette  ait fait partie du courant antisémite qui existait à l’époque à Montmartre. Mais son obsession de la guillotine et de la mort l’entraînèrent dans la folie. Interné dans un asile, il y mourut deux ans plus tard. l’ensemble des chansonniers montmartrois suivra son enterrement au cimetière du Père-Lachaise. Sa sépulture située dans la 53e division est ornée d’un buste en bronze réalisé par Dalou.
Patrick BIAU lui a consacré une biographie : « Jules Jouy, le poète chourineur ».                                                          Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Si la Garonne avait voulu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le jeudi 20 février 2014, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la 227435_1floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » tout comme une fameuse recette belge dont je mets la recette en lien pour madame dansmacuizine. Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC;  amusant, non !

Tiens, le 20 février 1820, naissance de Gustave NADAUD, célèbre goguettier, membre de La lice chansonnière,  à qui l’on doit des centaines de textes dont celui-ci repris par Julos Beaucarne:

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Allez, soyez remercié de vos nombreuses visites qui me touchent toujours autant. Portez vous bien et à demain peut-être.