Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Godin”

Page 1 de 1

L’utopie à la boutonnière…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , ,

Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 Juin 2016, seizième jour de Prairial dédié à l’oeillet: Rappelons nous que l’œillet rouge est un des symboles du mouvement ouvrier. En France tout particulièrement, on portait un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail. Cette tradition, 25 Avrilreprise au boulangisme, remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l’appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance. Plutôt délaissé en République fédérale d’Allemagne, ce symbole était très utilisé en République démocratique allemande, entre autres par les organisations de jeunesse. Au Portugal, l’œillet était également le signe de ralliement des militaires opposés à la dictature Salazariste, terminée par la révolution des œillets.

Evoquons François-Charles-Marie FOURIER car, c’est le 4 juin 1899 que fut inaugurée la statue de Charles Fourier sur le terre-plein central du boulevard de Clichy à Paris. Penseur et économiste français, théoricien d’un socialisme d’associations. Il est né le 7 avril 1772 à Besançon, dans une famille de commerçants aisés. Il fait des études dans un fourier-droitecollège religieux de Besançon avant de renter en apprentissage à Lyon en 1791. Incorporé durant les événements révolutionnaires, il combat avec les fédéralistes lyonnais en 1793 puis en 1794 dans l’Armée du Rhin. Malgré son aversion pour le milieu marchand, il commence à travailler dans le commerce à Lyon, Marseille et Paris (où il finira par s’installer en 1826). A Lyon, il ouvre une boutique d’épicerie mais essuie un revers de fortune et est jeté en prison. Il sera dès lors un simple employé de commerce. Préoccupé par les problèmes sociaux, il écrit en 1805 un premier article dans le « Bulletin de Lyon ». Il vit modestement et se consacre à l’écriture. Contestant l’ordre social établi, il veut le remplacer par un nouvel ordre, basé sur les « Passions » afin de retrouver l’harmonie naturelle. Pour cela, il imagine le système du Phalanstère (communauté, à la fois coopérative de production et de consommation).

Ses livres seront incompris et sujets de railleries, et ne lui permettront pas de mettre en pratique ses idées de son vivant, même s’il connaîtra sur la fin de sa vie un début de reconnaissance. Il groupera pourtant autour du mouvement de « l’Ecole sociétaire », qu’il a impulsé à partir de 1814, de nombreux disciples dont Victor Considérant (qui le rejoindra en 1825) et qui continuera son œuvre. Sa pensée est à l’origine de nombreuses réalisations tant en France qu’à l’étranger (comme au Brésil et aux Etats-Unis), et conservera un intérêt certain pour les phalanstèrerévolutionnaires, les utopistes et autres réformateurs sociaux ou tout simplement les tenant de l’amour-libre. Par exemple, le Familistère de Guise fondé par Godin et auquel j’ai consacré un billet. On peut imaginer encore que les idées de Fourier ne sont pas sans avoir influencé l’œuvre de Le Corbusier. Ici à gauche, une aquarelle représentant le Phalanstère idéal. FOURIER est l’auteur de « La Théorie des quatre mouvements et des destinées générales « (1808), « Traité de l’Association domestique et agricole »( 1822), « Le Nouveau Monde industriel où sociétaire »(1829), « Vers la liberté en amour », etc. « La concurrence prépare les crises, ruine le plus grand nombre, élève une aristocratie mercantile, frappe à la fois les chefs d’usines et les ouvriers. Elle perpétue l’esclavage sous la forme du salariat. Le travail rebutant, inorganisé, mal payé, ressemble à un châtiment. La misère grandit avec l’abondance. Nos populations sont aussi malheureuses que celle d’Asie. » Le nouveau monde industriel ou sociétaire (1829).

Mais aussi, et cela est moins connu, une tenemma2tative de Phalanstère non loin d’ici sur les dunes de TREFLEZ (Finistère) en bordure de l’anse du Goulven. Un certain Louis ROUSSEAU dans les années 1820 y créa une communauté, « la société rurale de Lannevez », sur un terrain sablonneux. Il y fit construire un manoir qu’il baptisa du nom de son épouse « Emma » que l’on voit ici à droite. Ainsi sont nées les dunes de Keremma. 300 hectares qui, exceptionnellement, sont restés en indivision depuis lors et qui voient chaque été, les descendants de la famille Rousseau se retrouver dans ces magnifiques maisons bourgeoises qu’ils ont fait fait ériger tout au long de la route entre Plouescat et Treflez et qui n’existent nulle part ailleurs.

Ah, on est loin du traité de Lisbonne… Portez vous bien et à demain peut-être.

Un poêle dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 26 janvier 2013, 7è jour de Pluviôse dédié à DownloadedFile-1l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque.

 

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN.  Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
74_jbgodinPenseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant. Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas . Il comptera jusqu’à 500 logements et regroupera progressivement autour de l’usine: nourricerie, pouponnat, économat, théâtre,écoles et buanderie. L’entreprise compte 900 employés en 1867.

En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions DownloadedFileSociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968. Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

C’EST PAS D’LA TARTE ! MAIS SI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis des révolutions tranquilles et
des cabanes bambou réunies, bonjour !


Si le compte est bon, nous sommes le 12
février de l’an de grâce 2011. Savez vous que pour nos amis
républicains ce 24è jour de pluviôse était dédié à la
traînasse ? Mais non, ce n’est pas du tout celle à qui vous pensez
mais cette plante envahissante dont je vous livre la photo en prime.

On l’appelle aussi, la renouée des oiseaux ou encore, l’herbe aux
cent noeuds. Quand je vous aurais dit qu’elle appartient à la
famille des polygonacées, vous serez armé pour briller dans les
diners en ville.


Dans la catégorie nouveautés, je
viens de feuilleter le premier numéro du tout nouveau périodique
satirique ZELIUM. Trois euros mais, on en a pour ses sous. C’est
copieux, touffu, dense, irrespectueux à souhait, dans la lignée de
Hara-Kiri. Le format n’est pas très pratique c’est celui du Canard
enchainé. On y retrouve Noël  Godin, Hénin-Liétard, Etienne
Liébig, Sergio et plein d’autres signatures. Beaucoup de dessins et
une tonne d’articles sur le cinéma, la musique, la B.D., et même le
foot… sans oublier l’actualité des malades qui nous gouvernent.
Affaire à suivre.


Hier soir la télévision nous offrait
deux spectacles comme elle seule sait le faire. Deux présidents face
à leurs peuples respectifs sinon respectueux. Le premier sur TF1 face
à un panel sensé nous représenter pour un one man show dont il a
le secret. Brochette choisie avec soin par l’inénarrable Pernaud, sans ressort, polis comme des galets,propres sur eux, s’excusant de demander pardon. Une chef d’entreprise, une pharmacienne qui-s’est-fait-cambrioler-plusieurs-fois, un vieux monsieur qui n’en peut mais, un étudiant qui veut voir plus d’entreprises dans les universités et moins de musulmans dans les rues, un soudeur de St Nazaire qui n’arrive pas à faire la soudure en fin de mois, bref la machine à faire du sous Le Pen est en marche. Alors que,lLes magistrats sont dans la rue, les dockers en grève,
les enseignants trainent des pieds, le gas-oil est à 1,30 euro, les
ministres voyagent aux frais de la princesse mais… Tout cela c’est
la faute aux 35 heures.

Le second en direct du Caire, alors que la
foule était rassemblée sur la place Tahrir dans l’espoir de
l’entendre annoncer son départ, nous a joué « ne me poussez
pas ou je fais un malheur ».

Espoir déçu donc, le Raïs délègue une partie de ses pouvoirs mais reste en place. En clair, c’est l’armée qui va
veiller au grain et Obama peut aller se rhabiller. Bon, et bien cela m’apprendra à écrire trop vite. Alors que je terminais ce billet, les médias annoncent la démission de Moubarak. Ca va vite, ça va vite…


Heureusement dans cette atmosphère
délétère, une bonne nouvelle: les brigades « gloup-gloup »
de l’entarteur en chef Noël Godin ont enfin réussi à épingler à
leur tableau de chasse le sinistre Eric Zemmour. Il y a des jours
comme ça ou la vie vous semble plus légère. Etant donné que cette
une vidéo qui ne fera pas la une des zappings sur vos petits écrans,
la voici en presque exclu sur « les cénobites tranquilles »
.


Zemmour entarté



voilà pour ce vendredi, bonne fin de
semaine, portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas:
Indignez vous !

Oui, bon, d’accord, je l’avoue, j’ai beaucoup hésité…Entre Star War et Starko. Finalement j’ai assisté à la grand’messe incantatoire d’un Président attentif aux difficultés d’un panel somme toute assez bien ficelé. Ca m’a rappelé une affiche de mai 68. Je reconnais que les gens de la com. avaient bien fait leur boulot. Pas de militants enthousiastes, pas de bling-bling ostentatoire, pas de partisans inconditionnels. Non, simplement des Français comme vous et moi, c’est à dire un jeune sans boulot, un retraité dans la mouise, une prodructrice de lait en plein marasme, un syndicaliste dépité, un contractuel désespéré, une caissière sous-payée, à vrai dire, il ne manquait que le raton laveur. Et en face, notre guide suprême qui continue selon la méthode Coué à psalmodier: « Chaque jour et dans tous les domaines, ça va de mieux en mieux. » Allez tiens, sans transition comme dit l’autre.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Oui, bon, d’accord, je l’avoue, j’ai beaucoup hésité…Entre Star War et Starko. Finalement j’ai assisté à la grand’messe incantatoire d’un Président attentif aux difficultés d’un panel somme toute assez bien ficelé. Ca m’a rappelé une affiche de mai 68. Je reconnais que les gens de la com. avaient bien fait leur boulot. Pas de militants enthousiastes, pas de bling-bling ostentatoire, pas de partisans inconditionnels. Non, simplement des Français comme vous et moi, c’est à dire un jeune sans boulot, un retraité dans la mouise, une prodructrice de lait en plein marasme, un syndicaliste dépité, un contractuel désespéré, une caissière sous-payée, à vrai dire, il ne manquait que le raton laveur. Et en face, notre guide suprême qui continue selon la méthode Coué à psalmodier: « Chaque jour et dans tous les domaines, ça va de mieux en mieux. » Allez tiens, sans transition comme dit l’autre.

7ème jour de pluviose.

D‘après Wikipédia, ce jour (26 janvier) était consacré à l’amadouvier… Si vous êtes comme moi, vous n’aviez jamais entendu parler de l’amadouvier et, bon an mal an, cela ne vous a pas franchement manqué. C’est pourtant un très joli champignon qui semble t-il, s’enflamme comme de l’amadou, ou bien comme un coeur, d’où son nom. Et bien on aura appris quelque chose aujourd’hui. Et maintenant, l’homme du jour.

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN. Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
Penseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant (voir mon billet du 26 décembre) . Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas .
 

Il comptera jusqu’à 500 logements, et regroupera progressivement autour de l’usine: « nourricerie et pouponnat », économat, théâtre et écoles , buanderie . L’entreprise compte 900 employés en 1867.
En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions Sociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968.
Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Voila, c’était la livraison du mardi. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.