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Enterre mon coeur à Wounded Knee…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’allégorie et de la soupe à l’oseille réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 09 juin 2018, 21è jour de prairial, habituellement dédié au barbeau. C’est le jour anniversaire de la mort de COCHISE, grand chef indien qui résista à la colonisation blanche. Il fut, de 1861 à 1872, dans le sud-est de l’Arizona, le plus célèbre chef de guerre de sa tribu (les Chiricahuas) et unifia la nation apache avec Geronimo.

Il fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache Chiricahua et ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs. Il commença à se battre contre eux en 1861 à cause d’une gaffe commise par le cochiselieutenant George Bascom de l’armée américaine. Cette année-là, Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper d’un enlèvement d’enfant dont on les accuse. (Plus tard, on apprit qu’une autre bande d’indiens l’avait capturé). Ils sont alors traité en prisonniers. Cochise s’échappe mais le lieutenant fit pendre les indiens qui l’avaient accompagné. Dès lors, Cochise rejoint Mangas Coloradas pour combattre les blancs. Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre dans l’Est. Bascom mourut plus tard au cours d’une bataille, fauché par une boule de canon. Pendant dix ans Cochise effectuera des raids contre les ranches isolés, les mines, les diligences et les soldats américains, qui le feront entrer dans la légende de la résistance indienne. En 1865, la guerre de Sécession mangasétant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l’Ouest pour en finir avec la guérilla apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines entre deux raids parvient à tenir l’armée en échec jusqu’en 1871. Après sa reddition, Cochise est sommé de conduire sa tribu dans une réserve du Nouveau Mexique. Il refuse et prend à nouveau le maquis. Au matin du 30 avril 1871(en France débute la Commune de Paris), 150 mercenaires anglais, mexicains et indiens Papago attaquèrent un camp indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d’innocents, des femmes et des enfants pour la plupart.à gauche Mangas Colaradas.

Les survivants furent placés en esclavage. Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l’automne, grâce à l’intervention de Thomas Jeffords. Cochise était amer, mais réalisait qu’il menait un combat perdu d’avance. Après onze jours de négociation, le général jeffordsaccorda à Cochise une réserve sur les terres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu’agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu’à sa mort en 1874.à droite, Thomas Jeffords. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l’Arizona. Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s’enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu’en 1886. Si vous êtes intéressé par la culture amérindienne, n’hésitez pas à lire ou à relire « enterre mon cœur à Wounded Knee » de Dee Brown chez Albin Michel. En 2007 Yves Simonneau en a fait une adaptation pour le cinéma.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

REMEMBER WOUNDED KNEE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, aujourd’hui c’est mardi, et le mardi matin, je vous le rappelle, et c’est noté dans votre cahier de textes, c’est Histoire ! Vous savez cette matière secondaire que Nicolas le petit veut supprimer de nos programmes. Vous devez cliquer ci-dessus pour écouter la musique pendant votre lecture.

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d’Amérique (Dakota du Sud le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l’armée des États-Unis. Le terme « massacre » a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cet épisode douloureux de l’histoire Américaine est contée dans un livre exceptionnel que l’on doit à Dee BROWN, lui même indien, j’avoue avoir été assez bouleversé à l’époque à la lecture de:

ENTERRE MON COEUR A WOUNDED KNEE.

Largement fondé sur des documents inédits – archives militaires et gouvernementales, procès-verbaux des traités, récits de première main…, ce document exceptionnel, publié chez Albin Michel en 1971, retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé « La Conquête de l’Ouest ». De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, leur liberté, au nom de l’expansion américaine. Si l’Histoire a souvent été écrite du point de vue des vainqueurs, Enterre mon coeur donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable. Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, traduit dans le monde entier, où il s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires, Enterre mon cœur à Wounded Knee est devenu un classique. Vous pouvez également, pendant la lecture de ce court billet, écouter l’histoire chantée par Buffy Sainte-Marie, elle même née dans une réserve CREE au Canada.

Bon, voila pour nos « grands » amis de cette « grande » démocratie Etatsunienne qui ont parfois tendance à oublier sur quel terreau s’est construite leur nation. Malheur aux vaincus, disait l’autre et bien, c’est fait. Aujourd’hui les Nations indiennes, alcoolisées, reléguées dans des réserves, assistées par un Etat fédéral qui les autorise à gérer des casinos et des musées, se meurent lentement. Il se passe à peu près la même chose pour les Inuits, un peu plus au nord et pourtant, les espèces protégées s’appellent Panda, Baleine à bosse ou Datura. Décidemment, l’homme est un drole d’animal !

Allez, que cela ne vous empêche pas de préparer la Saint Sylvestre dans la joie et la bonne humeur (amen). Portez vous mieux qu’hier et moins bien que demain et à ce propos, à mercredi, peut-être.