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Destins croisés…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la propédeutique et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour ! Ce Jeudi 21 janvier 2016 correspond au 2è jour de pluviôse dans sant-erwann-680x680notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite. Pourquoi pas une Sant Erwann tiens; c’est une bière de haute fermentation produite par la Brasserie de Bretagne. C’est une bière de caractère, assez alcoolisée, composée de sept céréales : orge, blé, avoine, blé noir, épeautre, millet et seigle (cela est souligné par le slogan sur l’étiquette : 7 siècles, 7 céréales, 7 degrés).

La vie s’emploie chaque jour à nous proposer des coïncidences parfois drôles, quelquefois dramatiques et toujours surprenantes. Tenez, à priori, quoi de commun entre ces deux hommes ? Vladimir Ilitch Oulianov qui fut relégué par la police du tsar en Sibérie, au bord de la Léna (d’où le surnom Lénine par lequel il se fera dès lors appeler). Et, Eric Arthur Blair qui se fera appeler George Orwell, né d’un père fonctionnaire en charge du commerce de l’opium aux Indes. Et bien, Lenine haranguanttous deux sont décédés un 21 Janvier et, plus le premier raffermissait le communisme, plus le second s’en éloignait. C’est ainsi qu’après la chute du Tsar et l’avènement d’une République, Lénine profite de la faiblesse de cette dernière pour prendre le pouvoir et, le 6 novembre 1917 (25 octobre selon l’ancien calendrier julien), ses partisans dirigés par Trotski s’emparent sans coup férir du Palais d’Hiver, le siège du gouvernement. Cette «Révolution d’Octobre» débouche sur le pouvoir sans partage des bolcheviques (le nom venant de большинство, bolchinstvo, qui signifie « majorité », par opposition aux mencheviks du russe : меньшинство, menchinstvo, « minorité »). Le Bolchevisme deviendra le Communisme et celui-ci cédera la place au Stalinisme, vous connaissez la suite.

De son côté, le jeune Blair découvre très tôt la nécessité de s’engager. Boursier dans les pensionnats de l’élite anglaise, il éprouve l’amertume du déclassement. Après des études au collège d’Eton, où il découvre le Communisme, il s’engage comme sergent en Birmanie puis vit de petits boulots à Paris et Londres. S’étant engagé en Espagne aux côtés des George_Orwell_press_photocommunistes dissidents du POUM, il prend conscience de la nature totalitaire du Communisme à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges. À la veille de la seconde guerre mondiale, il est réformé suite à une blessure à la gorge et devient reporter. C’est ainsi qu’il publie en 1945 un petit roman parodique: la Ferme des Animaux. Il s’agit d’une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme, à l’instigation des cochons, et la manière dont ces derniers s’arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes : «Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres…» En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d’un chef omniprésent, «Big Brother» en lequel chacun reconnaît Staline. L’autorité s’exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue.

Etonnant, non ! Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 10 décembre 2001, mort de Vero Benvenuto Costantino RECCHIONI plus connu sous le pseudonyme de Vernon RICHARDS.Militant et actif propagandiste anarchiste anglais.Il naît le 19 juillet 1915 à Soho (Londres), où son père Emidio Recchioni (un anarchiste italien) s’y était refugié et y avait ouvert une épicerie fine. En 1931, il suit son père à Paris où celui-ci milite contre le fascisme de Mussolini. Il est en relation avec la famille de Camillo Berneri,Giovanna sa compagne (qui lui apprend l’italien), et leurs 2 filles Marie-Louise (qui deviendra sa femme) et Giliana. Mais lorsque Emidio meurt à Paris en 1934, il rentre à Londres pour s’occuper du magasin. Il n’en poursuit pas moins la lutte antifasciste et, en collaboration avec Camillo Berneri à Paris, il édite le journal bilingue « Free Italy/Italia Libre ». En janvier 1935, lors d’un séjour en France, il est arrêté et expulsé. En 1936, lorsqu’éclate la révolution espagnole, il se joint au groupe de militants qui éditaient Freedom pour publier à Londres le journal Spain and the World, principal soutien aux anarchistes espagnols.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la vérité éclairant le monde et du pâté hénaff réunis, bonjour !

Nous sommes le 10 décembre 2011, autant dire que l’année à pratiquement fini sa carrière (Ô lac) et c’est le 20è jour de frimaire dédié à l’Hoyau… il n’y a d’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. Disait Voltaire dans son dictionnaire philosophique…

Il y a dix ans (déjà), disparaissait Vernon Richards que je souhaitais rajouter à notre galerie de portraits.

Le 10 décembre 2001, mort de Vero Benvenuto Costantino RECCHIONI plus connu sous le pseudonyme de Vernon RICHARDS.
Militant et actif propagandiste anarchiste anglais.
Il naît le 19 juillet 1915 à Soho (Londres), où son père
Emidio Recchioni (un anarchiste italien) s’y était refugié et y avait ouvert une épicerie fine. En 1931, il suit son père à Paris où celui-ci milite contre le fascisme de Mussolini. Il est en relation avec la famille de Camillo Berneri,Giovanna sa compagne (qui lui apprend l’italien), et leurs 2 filles Marie-Louise (qui deviendra sa femme) et Giliana. Mais lorsque Emidio meurt à Paris en 1934, il rentre à Londres pour s’occuper du magasin. Il n’en poursuit pas moins la lutte antifasciste et, en collaboration avec Camillo Berneri à Paris, il édite le journal bilingue « Free Italy/Italia Libre ». En janvier 1935, lors d’un séjour en France, il est arrêté et expulsé. En 1936, lorsqu’éclate la révolution espagnole, il se joint au groupe de militants qui éditaient Freedom pour publier à Londres le journal Spain and the World, principal soutien aux anarchistes espagnols.

En 1939, après la défaite républicaine en Espagne, le journal change son nom en Revolt! puis lorsqu’éclate la guerre mondiale en War Commentary for Anarchism. En avril 1945, Vernon avec Philip Sansom et John Hewetson sont condamnés à 9 mois de prison pour incitation à la désertion. Marie-Louise Berneri est quant à elle acquitée (elle décèdera d’une affection virale en 1949). Membre du groupe « Freedom Press » basé à Whitechapel, Vernon publie « Freedom » jusqu’en 1965, et poursuit ensuite une collaboration au journal, en donnant de nombreux articles et traductions. A gauche, autoportrait.

Il exerce divers métiers, notamment comme photographe et on lui doit de fameux portraits comme celui de Georges Orwell, l’auteur de « 1984″ ici à droite.

En 1968, avec Dorothy (Peta) Hewetson, ils se fixent dans le Comté de Suffolk et y produisent durant plus de 30 ans des légumes biologiques. Ah, les salades anarchistes…
Outre ses nombreux articles, il est l’auteur d’une biographie de Malatesta: »His Life & Ideas »(1965).

Sources:Dictionnaire international des anarchistes – Ephémérides anarchistes.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.