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La dame de Nohant…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la paracentèse bilatérale et de la foire à Neuneu réunies, bonjour ! Nous sommes bien le Lundi 02 mai 2016, treizième jour de Floréal dédié au bâton d’or (c’est une sorte d’espèce de genre de giroflée), jolie plante qui FujysZRaWcBKVF3JE871Oj8eexwfleurit au printemps sur les vieux murs où elle épanouit ses fleurs jaune orangé d’une odeur délicieuse, recherchées par les abeilles. Si je vous dis qu’il s’agit d’une plante  de la famille des Brassicacées qui inclut les giroflées, dont beaucoup sont originaires de Macaronésie, ça vous la baille belle non ? Encore que je soupçonne certains d’entre vous de faire semblant de prendre la Macaronésie pour un pays de nouilles comme d’autres prennent l’helvétie pour une lanterne…

Le 2 mai 1832, la critique littéraire salue la sortie à Paris d’un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il dresse la critique de la vie bourgeoise sous le règne de Louis-Philippe 1er. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand. Derrière ce pseudonyme se cache une jeune femme de 28 ans au parcours déjà rocambolesque, née le 1er juillet 1804 à Paris sous le nom sandd’Amantine Aurore Lucile Dupin. Ses parents sont un officier et la fille d’un pauvre cabaretier. Elle épouse à 18 ans le baron Dudevant dont elle se séparera en 1836 après une relation orageuse et de multiples liaisons. Un an après le mariage, en 1823, naît un garçon, Maurice. Cinq ans plus tard naît une fille, Solange. Le pseudonyme George Sand sous lequel Aurore accède à la célébrité littéraire rappelle par ailleurs Jules Sandeau, l’amant avec lequel elle a commencé à écrire. Passionnée et volontiers exubérante, révolutionnaire et républicaine dans l’âme, elle mène en marge de ses travaux d’écriture maints combats politiques et des engagements féministes avant l’heure. Elle ne craint pas non plus de scandaliser les bonnes âmes en s’affichant en tenue d’homme ou avec un cigare.

La maturité venue, la romancière prend ses distances avec la bourgeoisie louis-philipparde et découvre comme bien d’autres le monde du travail. Elle devient ainsi l’amie du peintre Jean-François Millet, l’auteur de L’Angélus. Pour Alfred de Musset, son talent de poète et de dramaturge va se révéler à la faveur de sa rencontre explosive et passionnelle avec George Sand. Elle ne durera que quelques mois, de juin 1833 à mars 1835 mais l’amènera à georgeproduire plusieurs chefs-d’œuvre : Lorenzaccio, Les Caprices de Marianne, La confession d’un enfant du siècle, Il ne faut jurer de rien… Et puis, bien sur, Chopin. Après les journées révolutionnaires de 1848, elle se retire dans son château de Nohant, au cœur de cette campagne berrichonne qui lui fournit la matière de ses meilleurs romans :  La Mare au diable (1846), François le Champi (1847) ou encore La petite Fadette (1849). Elle écrit vite. Quatre jours lui suffisent par exemple pour écrire La Mare au diable, l’un de ses plus célèbres ouvrages. Mais elle prend ensuite son temps pour relire et corriger son texte. La « dame de Nohant » meurt dans la sérénité le 8 juin 1876. Passionnée, provocatrice, elle a créé un personnage inédit : la femme libérée. Sources: hérodote.net

Allez, merci de vos fréquentes visites, portez vous bien et à demain peut-être.

Kan bale Nevenoë…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la bretonnitude et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 22 novembre 2013, deuxième jour de Frimaire dédié au navet.

Skoulmet mat eo hirie chadenn ar goskoret                                      kousket noz kousket de kalon ar vretoned.

« Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le cœur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour commémorer la victoire de ses troupes bretonnes sur celles (franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 nominoe2novembre de l’an de grâce 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront à nouveau et définitivement le titre de Duc. Vous me connaissez, je déteste les commémo., je hais toutes les guerres, j’exècre les nationalismes, je conchie les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. Je ne veux en aucun cas rivaliser de ridicule avec George Sand qui écrivait en 1866 dans Promenades autour d’un village: « Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plus grand que l’Iliade, plus beau, plus parfait qu’aucun chef-d’œuvre sorti de l’esprit humain.
{…} En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau. » Considérons donc qu’il s’agit ici d’un coup d’œil dans le rétro de l’histoire.

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Nominoë, grand soldat et fin stratège, réussi à négocier le départ des guerriers venus du Nord après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de DownloadedFile-21Vendôme non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou. On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Était-ce un État, un royaume, une Nation ? Appartient elle aujourd’hui à cette liste de nations invisibles, nations fossiles et sans État comme disent certains historiens. Kurdes, Basques, Corses, Tsiganes, Amérindiens, Aborigènes, Catalans, Berbères, Bretons, Palestiniens, Touaregs, Bonis, Québécois, Tibétains, Ouighours etc… La question vaut d’être posée et débattue.

Bon allez, c’est pas tout, Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère,  en tous cas, pas un temps à mettre un historien  dehors fut-il cénobite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.