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Y’en a pas un sur cent…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la phytothérapie et des pom-pom girls réunies, bonjour !

Nous sommes le lundi 6 août 2012, soit le 19è jour de thermidor dédié à la gentiane. Magnifique fleur au demeurant que l’on retrouve dans quelques breuvages des plus euphorisants. Je vous conseille, par ces rudes chaleurs (je me dis qu’il doit se trouver un endroit où il fait vraiment chaud…) l’Antidote, une bière ambrée à base de châtaignes et de gentiane. Mais le Picon n’est pas mal non plus…Savez vous, bande de veinards, que vous êtes en train de lire le 1066è billet des « cénobites tranquilles » sans vous souvenir de celui qui disait que la retraite était un long fleuve tranquille…Eu égard à votre fidélité, je vous pardonne et je m ’en vais vous conter une autre histoire.

Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca.
Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d’avant-garde.
Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des acin_ramonétudes de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique. Dès 1913, il s’intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue 
La Colère.

A Madrid entre 1916 et 1917, il devient l’ami de Garcia Lorca, puis il est nommé professeur de dessin à l’école normale de Huesca. En 1918, il participera aux divers congrès en tant que représentant de sa ville (Huesca) où il jouit d’une grande popularité. En 1922, il crée une académie de dessin à son domicile où il s’inspire de la pédagogie rationaliste de Francisco Ferrer, puis plus tard des réalisations de Célestin Freinet, deux pédagogues à qui j’ai consacré un billet. Il milite également pour créer un mouvement de jeunes, et donne des cours du soir aux ouvriers et des conférences en faveur des prisonniers politiques.

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Un article de soutien à l’anarchiste Juan ACHER (condamné à mort après un attentat) lui vaudra d’être emprisonné en acin_agarrotado1924. Sa participation à des soulèvements l’obligent ensuite à s’exiler un temps à Paris. Il donne de nombreux articles à la presse libertaire où, outre des critiques d’art ou idéologiques, il manifeste un intérêt pour l’écologie, le végétarisme, le naturisme ou bien encore la défense animale. Son œuvre artistique est très variée : dessins, caricatures, toiles peintes, mais aussi sculptures et collages surréalistes. A droite une magnifique sculpture qui évoque le garrot de sinistre mémoire tant utilisé par la « justice » Franquiste. Ami de Buñuel, il va produire (grâce à un gros lot de loterie) son film « Terre sans pain ».
En 1936, à Huesca, l’armée et la garde civile prennent part au coup d’
État et organisent la répression. Parmi les nombreux fusillés se trouvent Ramón ACIN et sa compagne Conchita MONRAS. Sources: dictionnaire international des militants anarchistesEphémérides anarchistes

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UN PICON SINON RIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la République républicaine et de l’appenzeller réunis, bonjour !

Oui nous sommes le 6 août et donc, le 19 de thermidor qui est généralement dédié à la gentiane. Magnifique fleur d’un bleu inégalable et dont les racines servent à plusieurs préparations dont le fameux Picon qui lui même entre dans l’alchimie du trop fameux PBC, Picon-Bière-Citron.


Je profite donc de cette date anniversaire pour vous parler d’une grand monsieur qui mérite bien de venir compléter notre galerie de portraits: Jean ZAY.

Né le 6 août 1904 à Orléans,
d’un père lorrain d’origine juive et d’une mère issue d’une famille
protestante orléanaise, il fut un brillant élève au lycée
Pothier, puit il devient journaliste au Progrès du Loiret, le
quotidien radical que dirige son père, avant d’entamer en 1928 une
carrière d’avocat au barreau d’Orléans. Il y traite quelques
difficiles procès d’assises tout en continuant à militer activement
au parti radical, où il relance la section d’Orléans des Jeunesses
laïques et républicaines. Situé à l’aile gauche de son parti,
favorable à l’alliance avec les socialistes, ses amis se nomment
Pierre Cot ou Pierre Mendès-France. En 1932, Jean Zay, est élu
député du Loiret.

Juif, franc-maçon initié à la
loge Etienne Dolet, partisan de l’union des gauches et du soutien à
l’Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré
en politique qu’il est déjà, pour une certaine droite, l’homme à
abattre.

Nommé ministre de l’Education
nationale et des Beaux-Arts de juin 36 à septembre 39, il est le
plus jeune membre du gouvernement de Léon Blum . Partisan de l’école
unique et de l’égalité des chances pour tous, il instaure la
scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, l’harmonisation des
programmes et le rapprochement des filières. L’orientation se fait
selon les goûts des élèves, les effectifs sont réduits,
l’éducation physique devient obligatoire et l’après-midi de plein
air est créée. Par deux circulaires, Jean Zay s’inscrit contre les
propagandes politiques et religieuses à l’école. Son action dans le
domaine culturel et scientifique est tout aussi novatrice : aide à
la création du CNRS,
démocratisation des musées, politique de la
lecture et défense d’un droit d’auteur, projet de statut du cinéma
et d’un festival de Cannes…

Quand il démissionne de son
poste de ministre pour rejoindre l’armée et s’embarquer le 20 juin
1940 avec 27 autres parlementaires pour continuer à servir la France
depuis le Maroc, le régime de Vichy s’empare de l’événement pour
faire de Jean Zay et de ses amis des fuyards et des déserteurs.
Arrêté le 16 août 40 à Rabat, dans un climat terrible d’hostilité
à la République, il est condamné, le 4 octobre, à la déportation
à perpétuité» après un simulacre de procès. Le 20 juin 44, Jean
Zay est assassiné par des miliciens lors d’un transfert de prison.
Il faudra pourtant attendre jusqu’en 1994 pour que la vérité
historique soit clairement établie.

Son assassin lui, sera condamné au bagne à perpétuité. Mardi dernier j’évoquais ici même les relents Vichystes que je pressentais dans la politique actuelle de nos gouvernants…Jean Zay était le type même du bouc émissaire que la vieille droite revancharde voulait accrocher à son tableau de chasse après avoir « rater » Dreyfus. Aujourd’hui, si vous êtes Roms, musulmans,un peu bronzé et sans papiers…Faites attention en traversant la rue.

Allez, passez une bonne fin de semaine, portez vous bien et à demain peut-être.