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LA DAME BLANCHE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la rive gauche et du baiser de l’hotel de ville réunis, bonjour !

Tiens, nous sommes le 20 septembre, encore un de ces jours complémentaires sur le calendrier républicain, judicieusement nommé, le jour de l’opinion… Je’n profite donc pour vous donner la mienne à propos de cette dame blanche qui vient de nous abandonner.

Elle nous a quitté discrètement comme elle a vécu. Une voix à nulle autre pareille, une interprète remarquable de nos plus grands poètes.

Elle a tout chanté : les mélodies d’Erik Satie, les rengaines populaires (L’hirondelle du faubourg), le folklore français (Le roy a fait battre tambour), les poètes (Aragon, Prévert). Son plus beau titre de gloire : avoir créé, avant Montand et Gréco , Les feuilles mortes, devenue l’une des chansons françaises les plus connues dans le monde. Pourtant Cora Vaucaire n’a pas fait une carrière de star.

Surnommée « la dame blanche de Saint-Germain-des-Prés », parce qu’elle s’habillait invariablement de blanc à une époque où le noir était de rigueur, elle débute en 1938 à La Chauve-souris, boîte un peu louche de Pigalle, puis fait la connaissance de Michel Vaucaire, parolier de Damia et de Piaf, qu’elle épouse. En 1941, on la retrouve au cabaret d’Agnès Capri, où elle côtoie Serge Reggiani et Mouloudji.


En 1950, elle lance son propre cabaret, le Caveau Thermidor, qui deviendra le Milord l’Arsouille, situé rue de Beaujolais à la porte des lilas, là où Gainsbourg à débuté, puis six ans plus tard, prend la direction de La Tomate où elle présente Pierre Louki et le québécois Raymond Lévesque.

En 1955, elle fait une apparition mémorable dans le film de Jean Renoir French Cancan, dans lequel elle chante la célèbre Complainte de la butte. Après de longues années où la dépression l’empêche de donner sa pleine mesure, elle fait son retour au théâtre de la Ville en 1973. Chanteuse d’une grande subtilité, elle est de la race des diseuses. D’un grand éclectisme dans le choix de son répertoire (elle a chanté aussi bien Bruant que Brassens), elle savait, par un art consommé de la théâtralité, imprimer sa marque à toute chanson dont elle s’emparait. Curieusement, elle était très apprécié au Japon. Cette grande dame de la chanson française était aussi une « indignée » et n’hésitait pas à entonner le temps des cerises devant une usine en grève.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

J’FAIS DES TROUS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la liberté d’expression et du Be bop a lula réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 avril, pas le moment de se découvrir d’un fil, c’est un peu frisquet ce matin. Cette date correspond au 26è jour de germinal dédié au lilas…Qui me fait irrésistiblement penser à Serge Gainsbourg et son célèbre poinçonneur, c’était avant Gainsbar.


 

Tout à fait autre chose, quoique…

Le magazine les Inrockuptibles ,est bien connu pour sa capacité à prendre position contre le gouvernement, des nouvelles lois ou contre des personnalités. Cette semaine, l’hebdo, plus impertinent que jamais, s’attaque à Claude Guéant, ministre de l’intérieur. Ce dernier a sa photo en couverture où il est tout fier mais le titre « Il doit partir » à sa droite brise son image de parfait ministre. À l’intérieur du magazine, on trouve une petite carte postale adressée à Nicolas Sarkozy. Dessus, on peut y lire « Merci de virer Guéant » avec plusieurs choix disponibles pour le président de la République « Monsieur le président de la République, merci de démettre de ses fonctions le ministre de l’intérieur afin de : 1, Sauver l’honneur de la République ; 2, Combattre la discrimination, 3, Redonner du travail à Brice Hortefeux « . Même sans timbre, ce carton peut être adressé à l’Élysée.

« Tu as excité le peuple contre les Roms, encouragé un absurde débat sur l’identité nationale, flatté les instincts xénophobes des perdants de la mondialisation (…) Les humanistes se bouchent les oreilles et les intellectuels te couvrent de risées, note l’hebdomadaire qui conclut, Dégage, tel est notre amical conseil ! » En tout cas, les Inrocks n’y vont pas de main morte.

Vous, je ne sais pas mais moi j’aime bien ce ton irrévérencieux, loin des phrases ampoulées et dégoulinantes d’obséquiosité des Pujadas, Duhamel, et autres gominés du Paysage audio-visuel français.

Allez, c’est pas tout ça, j’ai rendez vous avec la famille « Fario » du côté du lac du Drennec (magnifique plan d’eau du Finistère) et je ne voudrais qu’ils s’imaginent que je ne respecte pas mes engagements. Pour le lac de St Michel j’avoue que j’hésite quelque peu car les voici à nouveau en train te tripatouiller l’ancienne centrale de Brennilis (arrêtée depuis 25 ans et toujours pas démantelée); la truite sauce Fukushima c’est pas mon truc.(La photo à gauche c’est pour faire bisquer Jancyves)

En tous cas, merci encore d’être passé par ici et de vous être attardé un instant devant le 585è billet des « cénobites tranquilles ». En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.