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Le sax de Willem…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

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Amis du métissage absolu et de l’andouille de Guéméné réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 07 Aout 2020, qui correspond au vingtième jour de Thermidor dédié à l’écluse. Avec votre permission, j’ose une contrepèterie belge: Il fait beau & chaud…

In memoriam Willem Breuker.

«Il était le Duke Ellington de la free music», si l’on en croit Armand Meignan, directeur de l’Europa Jazz du Mans, dontbreuker-D- il fut l’un des invités les plus fréquents. Né le 04 novembre (c’est une excellente date) 1944, le saxophoniste hollandais, un des pères de la free music, a bien connu le festival Manceau voué, dans sa genèse, au jazz européen de façon assez radicale. Il y fut l’invité en 1982 de l’indétrônable Régional Tour, qui lui fit sillonner les Pays de la Loire pour douze concerts. Breuker était de ces personnages à part dans l’histoire de la musique. Hors modes, tout sauf show-business.

Son parcours, marqué par son engagement social, avait commencé dans la rue et les usines. Une dimension willem-Breuker-D-politique qui a dominé son œuvre, tout à fait originale, qui se situe entre la tradition jazz américaine, le nouvel élan européen survenu au milieu des années 60, et des influences Kurt Weill. Sa musique, ouverte à tous les horizons, à toutes les influences laissait une grande part à l’improvisation et le Willem Breuker Kollektief qu’il avait crée, offrait de véritables spectacles qui relevaient autant du théâtre que de la musique. Pour des raisons qui me restent obscures il fut dédaigné des médias français. Il méritait bien un petit coup de chapeau. Salut l’artiste !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un pro de l’impro…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour ! Nous voici le dimanche 14 juin 2015, 26è jour de prairial dédié au jasmin. Avant de donner son nom à une jasminrévolution méditerranéenne (le jasmin blanc est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

Décès d’Ornette Coleman.

Les fans de jazz à papa ne le pleureront pas. Précurseur du «free-jazz», le saxophoniste alto et compositeur Ornette Coleman est mort jeudi matin à la suite d’une crise cardiaque, a annoncé le site du «New York Times». C’est dans cette ville que le musicien né au Texas a fait l’essentiel de sa carrière et qu’il est mort à l’âge de 85 ans. En 1959, son album «The Shape of Jazz to come» («La forme du jazz à venir») est Colemanconsidéré comme l’un des premiers albums avant-gardiste de l’histoire du jazz. Connu surtout comme saxophoniste alto, Coleman rejetait les notions traditionnelles d’accords et se lançait à la place dans des solos que ses détracteurs considéraient comme chaotiques, mais qui sont devenus un courant dominant du jazz et du rock. Cet album comprend la chanson pleine de passion «Lonely Woman», écrite par Coleman, à propos d’une cliente de la haute société qu’il avait remarquée quand il travaillait dans un magasin à Los Angeles, et qui est, depuis, devenue un standard du jazz.  «L’idée c’est que deux ou trois personnes peuvent avoir une discussion avec les sons sans essayer de les dominer», déclarait Ornette Coleman dans une interview publiée par «les Inrocks» en 1997 avec le philosophe français Jacques Derrida.

 

Par la suite,  il a souvent enregistré des albums avec son fils Denardo Coleman, batteur de jazz, qui fut aussi son manager. OrnetteGai, primesautier, timide, réservé, provocateur, voire scandaleux, dynamiteur tranquille, habile compositeur, instrumentiste discuté, admirateur de Charlie Parker dont il prolonge mais dynamite le style, même pas artiste maudit pourtant tant il se plaît à vivre dans une relative obscurité, il a longtemps suscité jugements contrastés, polémiques, voire agressions physiques. Après cela, les goûts et les couleurs, surtout en matière d’avant-garde, font rarement bon ménage avec les débats sereins et les échanges d’idées apaisés.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être