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François Malicet, le figaro de Nouzon..;

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 15 mai 2019, 26è jour de Floréal 300px-Fusain-150x150dédié au Fusain. Certains vont célébrer la naissance de François Malicet (15 mai 1843) à Nouzon dans les Ardennes. Membre du groupe  Les déshérités,  on lui doit la fameuse devise: « … et du boyau du dernier prêtre serrons la gorge du dernier flic ». Il fut tué le 7 septembre 1927 par un cambrioleur. Y’a pas de justice madame Michu…

François Malicet avait été arrêté et condamné à 25f d’amende pour avoir participé le 14 octobre 1877, lors des élections suivant le coup de force de Mac-Mahon, à une réunion dans un cabaret de Nouzon où avait été crié « Vive les rouges, à bas les blancs, Vive la Commune ». Pour un barberpeu, il aurait porté un gilet jaune… Dès sa formation en septembre 1892, il adhérait au groupe anarchiste Les Deshérités dont l’un des  animateurs était Emile Roger et rencontrait cette même année Fortuné Henry venu faire une conférence et dont il deviendra l’ami. Dans une lettre datée du 21 novembre 1893, Fortuné Henry, emprisonné à Clairvaux, écrivait à Nicolas Thomassin : « Une poignée de main à Malicet le figaro de Nouzon ». Le 1er janvier 1894 il s’était opposé aux policiers voulant perquisitionner chez lui, les traitant d’assassins et de voleurs, leur criant « Foutez-moi le camp ou je vous brûle la gueule », les menaçant de leur jeter un baquet d’eau et concluant par un magistral « Je vous emmerde », ce qui lui valut d’être condamné le 13 janvier à 8 jours de prison. Lors de cette perquisition la police avait saisi diverses correspondances (avec Fortuné Henry, Bouillard), quelques journaux et une vingtaine de brochures anarchistes. Lorsque Fortuné Henry avait fondé en 1903 la colonie L’Essai dans la forêt d’Aiglemont, il avait mis en commun une grosse partie de son avoir au bénéfice de la Colonie qu’il fréquenta régulièrement jusqu’en 1909.

Malicet portait une cravate noire striée de vert, les deux couleurs de ses idées politiques. Chaque année il confectionnait un calendrier bordé également de vert et noir et annoté de la devise de son cru « Et du boyau du dernier prêtre, serrons le cou du dernier flic ». Farceur il anarchy_harpers’amusa pendant des années à jouer les revenants pour épouvanter sa vieille bigote de sœur. Il hébergeait et nourrissait gratuitement un locataire que le dimanche 7 septembre 1927, il surprit s’introduisant dans la maison par derrière; le locataire armé d’une hachette se jeta sur Malicet et le frappa. Malicet lui demanda « Pourquoi que t’as fait ça ? – Pour vos sous ! – Fallait m’en demander, je t’en ai déjà donné, tu le sais bien ». Quand les gendarmes apparurent, Malicet leur ordonna de sortir de chez lui et mourut dans la nuit sans avoir dénoncé son assassin. Sources: dictionnaire des militants anarchistes.

Merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les saints à l’air…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 15 mai 2014, 26è jour de Floréal dédié au Fusain. Certains vont célébrer la naissance de François Malicet (15 mai 1843) à Nouzon dans les Ardennes. Membre du groupe « Les déshérités » on lui doit la fameuse devise: » et du boyau du dernier prêtre serrons la gorge du dernier flic ». Il fut tué le 7 septembre 1927 par un cambrioleur. Y’a pas de justice madame Michu…

 

Par chez nous on fête les Primel qui bien sur, était originaire du pays de Galles et qui s’installa comme ermite en Cornouaille à l’époque de saint Corentin au VIe siècle. Les deux saints étaient copains comme cochons et se fréquentaient assidument, ainsi que le rapporte dans « Vie des saints de la Bretagne Armorique » le Frère Albert Le Grand, religieux de l’Ordre des Frères Prêcheurs de Morlaix, en 1636 :

« En mesme temps, vivoit un saint Prestre solitaire, nommé Primael, ou Primel, lequel menoit une vie fort sainte dans une forest en Cornoüaille. S. Corentin l’alla visiter, pour recevoir de luy quelques salutaires instructions; S. Primel le recueillit gracieusement, & passerent les deux Saints le reste de la journée en saints propos & colloques spirituels, & la nuit suivante en prieres et Oraisons. Le matin, saint Corentin 05stprimeldesira dire la Messe en l’Oratoire de saint Primael, qui, luy ayant disposé tout ce qui estoit requis & nécessaire, s’en alla querir de l’eau à une fontaine assez éloignée de son Hermitage; Saint Corentin l’ayant longtemps attendu, sortit de la Chapelle & vid venir le Saint vieillard tout doucement & à petits pas tant pour sa lassitude & que la fontaine estoit loin de là, que parce qu’il estoit boiteux. Saint Corentin, le voyant tout hors d’haleine, en prit pitié & supplia Nostre Seigneur de luy octroyer de l’eau plus près de son Hermitage; puis, dit la Messe, pendant laquelle il reïtera son Oraison; Dieu exauça sa priere, car au lieu mesme où il mit son baston en terre, après la Messe, il rejaillit une source d’eau, dont les deux Saints rendirent grâces à Dieu; &, ayant séjourné quelques jours avec S. Primael, il s’en retourna en son Hermitage à Plovodiern. »

L‘église paroissiale de Primelin (29) lui est dédiée. Son pardon est célébré le premier dimanche du mois d’août. Une statue fontaine-saint-primel-saint-evarzecdans le chœur le représente avec une canne, car il était boiteux; le saint boiteux en quelque sorte, comme Talleyrand était dit le diable boiteux… Ici à gauche, la fontaine qui porte son nom à St Evarzec (29). La tradition rapporte que la commune de Plougasnou aurait été fondée par Saint Primel. Un village de cette commune au bord de la mer porte le nom de Primel. Avouez que c’était tout de même pratique d’avoir des saints dans ses fréquentations. Aujourd’hui pour le moindre branchement il faut faire appel à Bouygues ou à Vinci, qui sont à la sainteté ce que la musique militaire est à la musique.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BARBIER DE NOUZON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la quadrature du cercle et de la purée-andouille réunies, bonjour!

Tiens, nous sommes le sept septembre, 21è jour de fructidor dédié à l’églantier. Bonne occasion pour dire quelques mots à propos d’un anar du temps passé…

 

Oyez braves gens l’histoire de François MALICET, barbier-perruquier en la bonne ville de Nouzon dans les Ardennes. En vérité, un drôle de figaro assassiné le 7 septembre 1927…

François Malicet avait été arrêté et condamné à 25f d’amende pour avoir participé le 14 octobre 1877, lors des élections suivant le coup de force de Mac-Mahon, à une réunion dans un cabaret de Nouzon où avait été crié « Vive les rouges, à bas les blancs, Vive la Commune ».

Dès sa formation en septembre 1892, il adhérait au groupe anarchiste Les Deshérités dont l’un des animateurs était Emile Roger et rencontrait cette même année Fortuné Henry venu faire une conférence et dont il deviendra l’ami. Dans une lettre datée du 21 novembre 1893, Fortuné Henry, emprisonné à Clairvaux, écrivait à Nicolas Thomassin : « Une poignée de main à Malicet le figaro de Nouzon ».

Le 1er janvier 1894 il s’était opposé aux policiers voulant perquisitionner chez lui, les traitant d’assassins et de voleurs, leur criant « Foutez-moi le camp ou je vous brûle la gueule », les menaçant de leur jeter un baquet d’eau et concluant par un magistral « Je vous emmerde », ce qui lui valut d’être condamné le 3 janvier à 8 jours de prison. Un drôle de paroissien, non ?

Lorque Fortuné Henry avait fondé en 1903 la colonie L’Essai dans la forêt d’Aiglemont, il avait mis en commun une grosse partie de son avoir au bénéfice de la Colonie qu’il fréquenta régulièrement jusqu’en 1909. Lors d’une de ces visites, et alors qu’il jouait aux cartes et qu’il avait cru voir le compagnon André Mounier tricher, il s’était fâché et avait jeté ses cartes en disant « Quand on vole, même aux cartes, on n’est qu’un faux frère. On n’est pas un véritable libertaire. Adieu vous ne me reverrez plus ». A droite, une carte postale représentant la colonie libertaire d’Aiglemont.

 


Malicet portait une cravate noire striée de vert, les deux couleurs de ses idées politiques. Chaque année il confectionnait un calendrier bordé également de vert et noir et annoté de la devise de son cru « Et du boyau du dernier prêtre, serrons le cou du dernier flic ». Farceur il s’amusa pendant des années à jouer les revenants pour épouvanter sa vieille bigotte de sœur. Il hébergeait et nourrissait gratuitement un locataire que le dimanche 7 septembre 1927, il surprit s’introduisant dans la maison par derrière ; le locataire armé d’une hachette se jeta sur Malicet et le frappa. Quand les gendarmes apparurent, Malicet leur ordonna de sortir de chez lui et mourut dans la nuit sans avoir dénoncé son assassin. A droite, le portrait de Fortuné Henry. Sources : le dictionnaire des militants anarchistes.

En voilà un qui ne déparerait pas parmi les amis de SINE qui fait paraître aujourd’hui le premier numéro de SINE-MENSUEL. A 82 ans, le vieux Bob n’en finit pas de nous épater.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.