Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “François Budet”

Page 1 de 1

A tantoou Chino… Au revoir François.

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, PORTRAIT

Amis de la petite reine et du clafoutis réunis, bonjour ! Déjà le Samedi 07 juillet 2018, 19è jour de messidor dédié à la cerise. En Bretagne, outre la bicyclette, on célèbre aujourd’hui St Tei qui a laissé son nom à une très jolie chapelle non loin de la pointe du raz. Mais bon, cela ne collait pas pour la rime, donc… A la saint Raoul, le cénobite s’les roule !

Grande tristesse à c’teur, le gars Chino vient de casser sa pipe. En as tu ouï caosé seulement ? Chino c’est François en gallo. Oui, François Budet, le papa de Yelle et l’auteur de Loguivy de la mer a décidé d’aller voir ailleurs si j’y était. Nous avions fait nos études budet_mai_68-3625849d’animateur socio-culturel ensemble. Enfin, nos études c’est beaucoup dire. Mai 68 était encore chaud, IUT carrières sociales, Rennes, 1970. L’air du temps était aux expériences éducatives, la non-directivité, Summer hill, Rogers et Cie… Nous passions plus de temps dans la rue à protester contre la guerre au Viet-Nam, à soutenir les grévistes du joint français ou encore à affronter les fachos de la CFT qui faisaient régner l’ordre à la Janais (Citroën) quand ce n’était pas les flics de Marcellin; que dans les salles de cours.Tiens, Francois Budet c’était pas seulement les bluettes et loguivy de la mer. Ecoutez l’extraordinaire actualité de cette chanson.

François était déjà un peu notre grand frère et, mieux que nous, savait raison garder. En 76, après avoir été plus ou moins viré de photo-test-v3-036-854x1281son boulot d’agent d’aménagement rural dans le Mené (vous savez, Paul Houé, vivre et travailler au pays…), il décide de n’avoir qu’un seul métier, auteur-compositeur-interprète. Il va pas mal bourlinguer avant de revenir aux sources et de poser son sac à Plaine-Haute (22) non loin des chaos du Gouët. C’est là que l’on va se re-retrouver puisque je résidais à quelques encablures. Il poursuivra sa carrière tout en se consacrant à son mandat au conseil municipal. plus d’une dizaine d’albums et toujours le même humanisme.

Cela commence à devenir lassant tous ces potes qui s’en vont. C’est plus un blogue cela devient un bulletin nécrologique. Allez, faites pas attention, portez vous bien et à bientôt peut-être.

SAVEZ VOUS TURLUTER ?…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du potimarron et de la liberté réunis, bonjour ! C’est bien pour vous remercier de votre fidélité, jamais prise en défaut, que je vous fait ce petit cadeau. Une chanson pour la crise, à déguster sans modération aucune d’autant qu’elle est interprétée par « La Bolduc ». Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette chanteuse Québecoise, voici quelques éléments de référence.

La Bolduc (née Mary Rose Anna Travers le 4 juin 1894 à Newport (Gaspésie), Québec et morte à Montréal le 20 février 1941) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle connaît un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque.

Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur: trouver les mots justes et l’humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple.

Née à Newport, petit village de pêche et d’exploitation forestière sur la côte sud de la péninsule gaspésienne, Mary Travers vient d’une grande famille à ascendance Irlandaise. Même si sa famille avait peu ou pas de tradition musicale, elle apprend à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde et aussi, à turluter (oui, oui,). À 13 ans, elle quitte son village pour Montréal, où elle travaille comme domestique. En 1914, elle se marie avec un commerçant, Édouard Bolduc, et ils ont de nombreux enfants. Avec le début de la Dépression, elle se produit en public afin d’accroître le revenu modeste de la famille.

Elle est d’abord engagée comme violoniste dans un spectacle musical, les «Veillées du bon vieux temps» en 1927. C’est à cette époque qu’elle commence à enregistrer, accompagnant le chanteur Ovila Légaré. Elle est invitée à chanter pour la première fois dans la revue musicale, et son premier succès l’inspire pour composer La Cuisinière. Même si elle est à peine connue, ses disques 78 tours La Cuisinière et La Servante sous étiquette Starr atteignent le chiffre sans précédent de 12 000 disques vendus au Québec. Du jour au lendemain, elle devient très connue au Québec, et tout le monde l’appelle «La Bolduc».

Durant les années 1930, elle enregistre 85 de ses chansons sous étiquette Starr. Celles-ci sont écrites en français familier et portent sur des événements banals, exprimant les joies et les peines des gens ordinaires durant cette période difficile. Surtout, elles font rire les gens au sujet des choses qui les accablent le plus.

J‘aurais aimé vous faire écouter « Johnny Monfarleau » que j’avais entendu dans les années 70 interprétée par mon ami François Budet (loguivy de la mer) lors d’une soirée, disons, festive, mais je n’ai pas trouvé l’enregistrement que je voulais de ce titre. Afin que nul ne se méprenne, je précise que « la turlute » est un art musical Québecois qui consiste à chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d’une rengaine. Dans les années 30, en Gaspésie ou à Montréal, on disait « La Bolduc » comme ailleurs, plus tard, on dira « La Callas », c’est vous dire !

Voila pour aujourd’hui, et puisque le soleil semble décidé à se montrer, je m’en vais de ce pas ‘turluter » la truite vagabonde du côté de…Chuuut, secret défense. Allez, n’hésitez pas à faire le détour par « les cénobites tranquilles », revenez quand vous voulez c’est toujours un plaisir de vous recevoir. Portez vous bien et à demain peut-être.