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Semaine tragique…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la libre expression et du p’tit maquereau à la bretonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 26 juillet 2015 huitième jour de Thermidor dédié à la Carthame. Le carthame des teinturiers ou Safran des teinturiers, parfois appelé Safran bâtard, est une plante originaire d’Égypte, dont le nom dériverait d’un mot arabe qurtum. Elle produit un fruit, un akène oléagineux dont les graines sont utilisées pour carthameproduire des huiles alimentaires ou de massage (la fameuse huile de carthame) qui sont parfois intégrées à des produits cosmétiques pour les cheveux. Cette huile au parfum prononcé est surtout utilisée à froid. Non raffinée, elle a une légère saveur de noisette et sa couleur se rapproche du jaune ambré foncé, tandis que raffinée, elle ne présente aucune saveur et sa couleur est plutôt jaune pâle. Les jeunes feuilles de carthame peuvent se manger crues, en salade. Ce sont les pistils qui sont utilisés en teinturerie ou comme mauvais substitut au safran.

Le 26 juillet 1909, à Barcelone, début de « La Setmana tràgica » ou « La Semana tragica » (La Semaine Tragique). Pour protester contre un décret (du 11 juillet) qui mobilise les réservistes, et contre l’envoi de troupes au Maroc, l’organisation « Solidaridad Obrera » lance un appel à la grève générale. Le mouvement se setmana_09transforme alors en émeutes, la loi martiale est proclamée, des barricades se dressent dans les rues et des affrontements ont lieu avec l’armée (104 civils, 4 soldats et 4 membres de la Croix Rouge trouveront la mort). L’Église, principal soutien de la réaction, est alors visée par les émeutiers; 18 églises, 49 couvents ou collèges religieux sont la proie des flammes. La monarchie cléricale se déchaîne alors contre les anarchistes, et le pédagogue libertaire Francisco Ferrer, victime d’une machination, sera fusillé le 13 octobre, après avoir été désigné comme responsable de ces événements. C’est-y pas malheureux ça, madame Michu ?

Allez, merci encore d’être passé par ici; portez vous bien et à demain peut-être.

L’ESCUELA MODERNA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

Amis de Georgette Plana et des vins de Rioja réunis, bonjour !

Nous sommes le 13 octobre 2011, 22è jour de vendémiaire dédié à la pêche, alors, haut les cœurs !

j‘ai déjà évoqué ici la figure de Francisco FERRER mais, partant du principe que la pédagogie, c’est l’art de la répétition, je n’hésite pas en en remettre une couche. En effet, le 13 octobre 1909, exécution,(assassinat) de Francisco FERRER y GUARDIA à Barcelone. Il était libre penseur, militant et pédagogue libertaire, né le 10 janvier 1859 à Alella, dans une famille de paysans aisés, bien-pensante et cléricale (comme quoi, on peut s’en sortir) il était le treizième de quatorze enfants. Après une éducation religieuse, il travaille chez un marchand de draps. Celui-ci, libre penseur, l’initie aux idées nouvelles et l’aide dans ses études. En 1884 il adhère à la Franc-maçonnerie.
Le 19 septembre 1886, il prend part à un mouvement de révolte dirigé par le général républicain
Villacampa, destiné à renverser la monarchie. L’insurrection échoue et Ferrer est contraint à l’exil. A Paris, il devient professeur d’espagnol. En 1901, une de ses élèves, Melle Meunier, venant à mourir, lui lègue sa fortune (c’est pas à moi que cela arriverait).
Dès lors, il s’attache à la création d’une école laïque et rationaliste libérée de l’emprise de l’église, de l’Etat, des dogmes et des superstitions. Ainsi nait L’
école moderne de Barcelone, à laquelle s’ajoute une maison d’édition, qui publie journaux et revues. Mais Ferrer s’attire la haine de l’église qui détient le monopole de « l’éducation ».

Le 31 mai 1906, l’attentat de l’anarchiste Mateo MORRAL (contre le roi) sert de prétexte à la police pour perquisitionner l’école moderne où Mateo avait travaillé. Les professeurs sont arrêtés pour « complicité ». Après 13 mois de réclusion, Ferrer est jugé le 13 juin 1907 mais, devant l’absence de preuve, il est acquitté.
En juillet 1909, Ferrer est de passage à Barcelone lorsqu’éclate la grève générale contre l’intervention militaire au Maroc. C’est la
Semaine tragique. Rendu responsable de l’insurrection, il est jugé le 9 octobre 1909 par un tribunal militaire qui le condamne à mort, après une parodie de procès. Le 13 octobre il est fusillé dans les fossés de Montjuich, malgré les protestations qui affluent du monde entier.

 

Le 13 octobre 1909, au soir, dans de nombreuses capitales et ville d’Europe, se déroulent des manifestations. A Paris, de violents affrontements ont lieu avec la police, devant l’ambassade d’Espagne, des kiosques sont abattus des tramways renversés, des coups de feu claquent, une dizaine de manifestants sont blessés, mais également le préfet Lépine et un agent qui décèdera à l’hôpital. Une nouvelle manifestation de protestation aura lieu qui réunira 60 000 personnes.
Des meetings et manifestations auront lieu à Bruxelles, Gand, Anvers, Liège, Londres, Milan, Naples, New York, etc. Drapeau en berne sur l’Hôtel de Ville de Lisbonne, campagne de protestation à Rome, Turin, Vienne, Genève, Prague, Chicago, etc.
C’est seulement le 13 octobre
1990 que le Maire de Barcelone inaugurera dans les jardins de Montjuïc un monument (ici à droite, copie de celui de Bruxelles) lui rendant hommage, sans toutefois signaler son identité libertaire.

A propos de pédagogie, hier soir se tenait le dernier débat entre les rescapés de la primaire citoyenne. Et bien très franchement, trop c’est trop; on frise l’overdose, on s’ennuie fermement. Ces deux là n’ont qu’une seule idée: jusqu’où ne pas aller trop loin…Attirer les écolos, amadouer les Montebourgeois, rassurer les centristes, et tout cela sans désespérer Billancourt. Décidément, entre pédagogie et démagogie…

Allez, cela suffit pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis des « cénobites tranquilles » et du caviar d’aubergine réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des « cénobites tranquilles » et du caviar d’aubergine
réunis, bonjour !

Pour
le 500è billet de ce blogue je voulais rendre hommage à un
anarchiste Nantais qui finit sa vie dans les Côtes-du-nord.

Le
20 janvier 1862
, naissance d’
Augustin
HAMON
,
à Nantes.
Militant et historien anarchiste puis socialiste.
En
1893, il fait découvrir l’anarchisme à Fernand Pelloutier (futur
créateur de la Fédération des Bourses du travail). En 1895, Hamon
publie une enquête sur les anarchistes de l’époque: »Psychologie
de l’anarchiste-socialiste ». Le 27 juillet 1896, il participe,
avec Malatesta, Pelloutier, etc., au « Congrès international
ouvrier socialiste » à Londres, qui se termine six jours plus
tard par l’exclusion des anarchistes par les marxistes. Augustin
Hamon relatera ces événements dans « Le socialisme et le
Congrès de Londres ». Il est également l’auteur de: « Les
hommes et les théories de l’anarchie » (1893), « Patrie et
Internationalisme » (1896), « Un Anarchisme, fraction du
socialisme » (1896), etc. Il crée en 1897, la revue libertaire
« L’humanité nouvelle » et collabore au journal de Jean
Grave « Les temps nouveaux ». Il fut aussi traducteur et
pédagogue libertaire, donnant des cours libres aux universités de
Paris, Londres et Bruxelles. Puis il s’éloignera des conceptions
libertaires et deviendra socialiste, membre de la S.F.I.O des
Côtes-du-Nord (no body perfect !). Il meurt le 3 décembre 1945.

« Le caractère le plus important de toute mentalité anarchiste est l’esprit de révolte. Alors que cette tendance existe, latente, chez tous les hommes et s’atrophie le plus souvent sous l’influence des milieux, chez les anarchistes elle est, dès l’origine, très prononcée. Les milieux ne font que l’exacerber. »

  Augustin
Hamon. in « Psychologie de l’anarchiste-socialiste » (1895) -
Sources, L’éphéméride anarchiste.

Tout
à fait autre chose
.

Le
20 janvier 1909
,
a lieu à Paris
la
première opération escargot de l’histoire automobile
à
l’initiative du « Comité de Défense Sociale » (CDS) pour
protester contre la condamnation des deux chauffeurs anarchistes,
Albert Jacquart (ça ne s’invente pas !) et Maurice Girard; affaire liée à une bagarre avec
un commissaire de police,  autour d’un placard antimilitariste
affiché dans un restaurant coopératif. Les deux inculpés,  seront
lourdement condamnés suite à des accusations mensongères de la
police. Le CDS organisa alors en liaison avec le syndicat des cochers
et chauffeurs cette manifestation d’un nouveau type. Vingt cinq
taxis-autos où avaient pris place des militants syndicalistes tenant
en main des pancartes jaunes et vertes sur lesquelles on pouvait lire
« Affaire
Girard-Jacquart – une infamie judiciaire – Deux innocents condamné
s » formèrent un cortège qui partant du quai des Tuileries passa par la
place de la Concorde, la Madeleine, l’Opéra et atteignit la place de
la République. Les manifestants de leurs voitures distribuaient aux
passants et jusqu’aux agents médusés des tracts explicatifs. 
Les
deux chauffeurs seront remis en liberté, une fois la fausseté de
l’accusation reconnue, lors de l’audience du 3 février 1909.
A
noter qu’une autre manifestation de ce type aura lieu cette même
année à Paris, cette fois pour la défense de Francisco Ferrer.

Et bien, voila donc le cap fatidique des 500 billets franchi à raison d’un par jour. 20 000 pages de ce blogue ont été visitées par plus de 11 000 visiteurs et cela grâce à votre fidélité et aussi à votre indulgence envers l’auteur.

Billet d’humeur, billet d’humour, coup de gueule et rappel historique de ce que nous devons à nos ainés, la chance de vivre dans une République laïque où la liberté d’expression n’est pas « encore » un vain mot.
Portez vous bien et à demain peut-être.

TRISTE ANNIVERSAIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il y a quelques jours, j’ai reçu un message d’un ancien collègue du boulot et qui bosse aujourd’hui à Rennes. Ses bureaux sont situés rue Francisco FERRER. Comme je lui demandais ce que lui inspirait ce nom, il resta muet… Petite et modeste leçon d’histoire pour vous tout spécialement inestimables lecteurs:

Il y a cent ans, en octobre 1909, l’Espagne monarchiste, faisait fusiller Francisco FERRER. Franc-maçon et anarchiste Catalan, on lui doit la création de la pédagogie moderne. Il croyait à une éducation basée sur la curiosité, l’éveil de l’intelligence enfantine, une éducation débarrassée de ses tutelles religieuses et sociales. Ses héritiers s’appellent FREINET ou LE GAL. Cet assassinat, car c’en était un – il fut accusé par l’évèque de Barcelone d’avoir fomenter des troubles durant ce que l’on a appelé « la semaine sanglante »- souleva une vague de protestation dans toute l’Europe et au-delà. A Paris, Londres, Bruxelles, des foules considérables se réunirent pour dénoncer cette injustice. Les Belges (nos amis les Belges) lui ont érigé un monument que l’on peut admirer en face de l’université libre de Bruxelles dont je vous parlais hier à propos de « la calotte »

Si vous passé rue F. FERRER, ayez une pensée émue pour ce grand pédagogue fusillé à MONTJUICH le 13 octobre 1909. Bon, je voudrai pas casser l’ambiance, et puis ça va bientôt être l’heure de ma solution hydro-alcoolique. Aujourd’hui, avec ma fiancée, on s’fait une p’tit’ bouffe sur le port. Je ne manquerai pas de vous faire mon rapport (d’un point de vue gastronomique cela va sans dire, mais je préfère l’écrire) Allez, à demain peut-être.