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Un drapeau noir en Helvétie…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la semaine des quatre jeudis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 16 février 2018, 28è jour de pluviôse et, je peux vous dire qu’il pluviôse un max sur les jardins de Keramoal. Ce jour est dédié au cyclamen, jolie fleur qui est censé symboliser la jalousie…

Je voulais rajouter à notre galerie de portraits celui de James Guillaume qui, comme son nom l’indique, était d’origine suisse. Mon aïeule n’aurait pas manqué d’ajouter: personne n’est parfait. Il est né à Londres un 16 février 1844 de père suisse et de mère française james Guillaumeet les oubliettes de l’histoire l’ont englouti sans autre forme de procès.  James avait donc quatre ans lorsqu’il arriva en Suisse. Il entra au collège latin à neuf ans et demi; à seize ans, il passa dans les auditoires, qu’on appelle aujourd’hui l’Académie, et il y resta jusqu’en 1862. Elève assez indiscipliné, il avait souvent maille à partir avec les autorités scolaires, qui étaient royalistes et religieuses. Il lut toute la bibliothèque de son père, se passionnant pour l’Antiquité, pour la Révolution française, pour la philosophie et particulièrement pour Spinoza, pour la poésie depuis Homère et Shakespeare jusqu’à Goethe et à Byron, pour Rabelais enfin, Molière et Voltaire.

Pour que sa vie encore vaille d’être vécue, il veut la consacrer à l’instruction du peuple: et pour commencer, il organise des cours du soir pour les apprentis. Il continue à lire toutes sortes d’auteurs: Feuerbach, Darwin, Fourier, Louis Blanc, Proudhon. Et, peu à peu, des conceptions nouvelles s’élaborent dans sa tête. Savant et philosophe, il n’avait pu concevoir l’égalité précédemment qu’à la façon de Robespierre et de Louis Blanc . A l’automne de 1866, Constant Meuron et James Guillaume fondèrent la section de l'internationalel’Internationale du Locle, et Guillaume se rendit au congrès de Genève. Il participait activement d’ailleurs au mouvement politique et parlementaire, mais il en vint bientôt, ainsi que la plupart des Internationaux du Jura, à la conviction que la classe ouvrière n’avait rien à y gagner. Le congrès de l’Internationale à Lausanne, le congrès de la Ligue de la paix et de la liberté à Genève, tenu en 1867, modifièrent profondément la pensée de James Guillaume: c’est là en effet qu’il prit contact avec des révolutionnaires de toute l’Europe, et que la foi lui vint à la Révolution sociale universelle. Il était à ce moment de son développement quand il fit la connaissance de Bakounine, lors de la fondation de la Fédération romande. Leurs vues étaient tout à fait analogues: le rêve d’une société sans Etat, où il n’y aurait plus ni gouvernement ni constitution, où tous les hommes seraient libres et égaux, s’était formé en Guillaume, par développement intérieur et par expérience extérieure, avant qu’il ne rencontrât Bakounine.

Dès 1869, en effet, Guillaume dut renoncer à son professorat de Locle, étant entré en conflit avec les autorités pédagogiques à cause de son activité révolutionnaire. Il devint typographe et le resta jusqu’en 1872. Guillaume devint donc l’émanation intellectuelle vie ouvrièred’une collectivité. (…) C’est là, dans le Jura, que les horlogers et Guillaume ensemble produisirent les idées qu’une génération nouvelle devait retrouver et rebaptiser sous le nom de syndicalisme révolutionnaire. (à droite, couverture de La vie ouvrière février 1914) On sait que Bakounine et Guillaume furent exclus de l’Internationale au congrès de La Haye, en 1872, Marx et ses compagnons ayant cru se débarrasser ainsi de l’esprit des anti-autoritaires. James Guillaume mourut le 20 novembre 1916, et fut inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse. Sources: Le drapeau noir: Fritz Brupbacher

Allez, merci de votre visite, c’est un peu copieux pour un vendredi mais il n’est pas facile de faire plus court. Portez vous bien, et à bientôt peut-être !

L’utopie à la boutonnière…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du confucianisme et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 04 Juin 2016, seizième jour de Prairial dédié à l’oeillet: Rappelons nous que l’œillet rouge est un des symboles du mouvement ouvrier. En France tout particulièrement, on portait un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail. Cette tradition, 25 Avrilreprise au boulangisme, remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l’appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance. Plutôt délaissé en République fédérale d’Allemagne, ce symbole était très utilisé en République démocratique allemande, entre autres par les organisations de jeunesse. Au Portugal, l’œillet était également le signe de ralliement des militaires opposés à la dictature Salazariste, terminée par la révolution des œillets.

Evoquons François-Charles-Marie FOURIER car, c’est le 4 juin 1899 que fut inaugurée la statue de Charles Fourier sur le terre-plein central du boulevard de Clichy à Paris. Penseur et économiste français, théoricien d’un socialisme d’associations. Il est né le 7 avril 1772 à Besançon, dans une famille de commerçants aisés. Il fait des études dans un fourier-droitecollège religieux de Besançon avant de renter en apprentissage à Lyon en 1791. Incorporé durant les événements révolutionnaires, il combat avec les fédéralistes lyonnais en 1793 puis en 1794 dans l’Armée du Rhin. Malgré son aversion pour le milieu marchand, il commence à travailler dans le commerce à Lyon, Marseille et Paris (où il finira par s’installer en 1826). A Lyon, il ouvre une boutique d’épicerie mais essuie un revers de fortune et est jeté en prison. Il sera dès lors un simple employé de commerce. Préoccupé par les problèmes sociaux, il écrit en 1805 un premier article dans le « Bulletin de Lyon ». Il vit modestement et se consacre à l’écriture. Contestant l’ordre social établi, il veut le remplacer par un nouvel ordre, basé sur les « Passions » afin de retrouver l’harmonie naturelle. Pour cela, il imagine le système du Phalanstère (communauté, à la fois coopérative de production et de consommation).

Ses livres seront incompris et sujets de railleries, et ne lui permettront pas de mettre en pratique ses idées de son vivant, même s’il connaîtra sur la fin de sa vie un début de reconnaissance. Il groupera pourtant autour du mouvement de « l’Ecole sociétaire », qu’il a impulsé à partir de 1814, de nombreux disciples dont Victor Considérant (qui le rejoindra en 1825) et qui continuera son œuvre. Sa pensée est à l’origine de nombreuses réalisations tant en France qu’à l’étranger (comme au Brésil et aux Etats-Unis), et conservera un intérêt certain pour les phalanstèrerévolutionnaires, les utopistes et autres réformateurs sociaux ou tout simplement les tenant de l’amour-libre. Par exemple, le Familistère de Guise fondé par Godin et auquel j’ai consacré un billet. On peut imaginer encore que les idées de Fourier ne sont pas sans avoir influencé l’œuvre de Le Corbusier. Ici à gauche, une aquarelle représentant le Phalanstère idéal. FOURIER est l’auteur de « La Théorie des quatre mouvements et des destinées générales « (1808), « Traité de l’Association domestique et agricole »( 1822), « Le Nouveau Monde industriel où sociétaire »(1829), « Vers la liberté en amour », etc. « La concurrence prépare les crises, ruine le plus grand nombre, élève une aristocratie mercantile, frappe à la fois les chefs d’usines et les ouvriers. Elle perpétue l’esclavage sous la forme du salariat. Le travail rebutant, inorganisé, mal payé, ressemble à un châtiment. La misère grandit avec l’abondance. Nos populations sont aussi malheureuses que celle d’Asie. » Le nouveau monde industriel ou sociétaire (1829).

Mais aussi, et cela est moins connu, une tenemma2tative de Phalanstère non loin d’ici sur les dunes de TREFLEZ (Finistère) en bordure de l’anse du Goulven. Un certain Louis ROUSSEAU dans les années 1820 y créa une communauté, « la société rurale de Lannevez », sur un terrain sablonneux. Il y fit construire un manoir qu’il baptisa du nom de son épouse « Emma » que l’on voit ici à droite. Ainsi sont nées les dunes de Keremma. 300 hectares qui, exceptionnellement, sont restés en indivision depuis lors et qui voient chaque été, les descendants de la famille Rousseau se retrouver dans ces magnifiques maisons bourgeoises qu’ils ont fait fait ériger tout au long de la route entre Plouescat et Treflez et qui n’existent nulle part ailleurs.

Ah, on est loin du traité de Lisbonne… Portez vous bien et à demain peut-être.

Godin: Un poêle dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour! Nous sommes le dimanche 26 janvier 2014, 7è jour de Pluviôse dédié à l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on DownloadedFile-1-150x150appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque. Savez vous qu’au Portugal, l’usage et la simple détention de briquets nécessita une licence entre 1937 et 1970. Ce décret-loi fut institué sous la dictature d’Antonio Salazar, afin de soutenir les fabricants locaux d’allumettes. Les contrevenants s’exposaient à une amende de 250 escudos (la somme était doublée pour les fonctionnaires et les militaires). Le décret ne fut abrogé qu’en mai 1970.

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN.  Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
Penseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du 48965230_pFamilistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant. Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas . Il comptera jusqu’à 500 logements et regroupera progressivement autour de l’usine: nourricerie, pouponnat, économat, théâtre,écoles et buanderie. L’entreprise compte 900 employés en 1867.

En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions Sociales » qui sera publié pendant la Commune de DownloadedFile7Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968. Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Un poêle dans la main…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 26 janvier 2013, 7è jour de Pluviôse dédié à DownloadedFile-1l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque.

 

Le 26 janvier 1817, naissance de Jean-Baptiste GODIN.  Chacun connaît les fameux poêles du même nom mais peu l’histoire de cet inventeur social et humaniste.
74_jbgodinPenseur socialiste utopique, Fourieriste, fondateur du Familistère de Guise. En 1840, il se lance dans la fabrication de poêles et fourneaux en fonte, remplaçant la tôle jusque-là utilisée. Le succès est au rendez-vous, il emploie alors quelques ouvriers.
Militant républicain, socialiste et anticlérical, influencé par les idées de phalanstères chères à Charles Fourier , il n’aura de cesse, le succès aidant, d’adapter et de mettre en pratique ces théories. En 1843 il adhère à « L’École Sociétaire » (phalanstérienne) et correspond avec Victor Considérant. Ses idées étant suspectes aux autorités après le coup d’État de Bonaparte, il ouvre en 1854 une succursale à Laeken-les-Bruxelles (Belgique) pour se prémunir d’un possible exil. Après avoir acheté un terrain à Guise (dép. de l’Aisne) en 1846, il va, à partir de 1859, concrétiser son rêve de construction du « Palais social ». Vaste ensemble architectural qui prendra le nom de « Familistère » (Palais des Familles) voir la photo plus bas . Il comptera jusqu’à 500 logements et regroupera progressivement autour de l’usine: nourricerie, pouponnat, économat, théâtre,écoles et buanderie. L’entreprise compte 900 employés en 1867.

En 1871, devenu Maire de la ville de Guise, il est élu député à l’Assemblée Nationale et expose ses idées dans l’ouvrage « Solutions DownloadedFileSociales » qui sera publié pendant la Commune de Paris. Après avoir créée la revue « Le Devoir » (en 1878), la Société du Familistère de Guise « Association coopérative du Capital et du Travail » voit le jour le 13 août 1880, elle durera jusqu’en 1968. En 1882, le Familistère ne suffisant plus pour loger les ouvriers de l’usine, des bâtiments annexes sont construits.
Jean-Baptiste Godin s’éteint le 15 janvier 1888. L’entreprise poursuivra l’aventure symbolisée par le succès des poêles Godin (avec 2500 employés en 1926) et maintiendra son statut coopératif jusqu’en 1968. Aujourd’hui le Familistère (qui est classé monument historique) se visite, et un « Banquet de l’Utopie » y est organisé chaque 1er mai.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

GREVE GENERALE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la théorie des quatre mouvements et de la gallinette cendrée réunies, bonjour !

Les français sont descendus dans la rue, un million, deux millions, trois millions…Peu importe, à force de se prendre la tête sur les questions sécuritaires, le gouvernement de Nicolas 1er  est devenu complètement autiste. Roselyne, en charge de la santé, avait pourtant prévenu: La masturbation, ça rend sourd !
Résultat des courses, rebelote le 2 octobre. Ben oui, disent nos syndicalistes, faut faire ça un samedi, ça coutera rien aux salariés. Et pourtant, l’histoire nous l’apprend, sans remonter aux barricades de la révolution, tous les grands acquis sociaux furent le fruit de luttes longues, âpres et quelquefois désespérées. Le front populaire, mai 68, les grandes grèves de 95 ont permis des avancées sociales significatives parce que le patronat, les possédants, et leurs marionnettes politiques étaient acculés (restons polis).

Les petites promenades « traine-savates » entre Nation et République n’ont jamais fait reculer les capitalistes. Oui je sais, c’est un gros mot. Aujourd’hui, on veut nous faire croire qu’il n’y a plus de classes puisque, la preuve madame Michu, il n’y a plus de lutte des classes. Nous sommes tous dans le même bateau, il faut se rallier à l’intérêt supérieur de la Nation. Sauf que dans ce bateau là, il y a ceux qui rament et ceux qui se la coule douce. Il y a Liliane Bettencourt, ses îles paradisiaques ses dons pharaoniques à l’UMP, ses milliards à l’étranger et Liliane Duchmoll, caissière à temps partiel à Carrefour et ses 750 euros mensuels. Et comme le chantait Maurice Chevalier, tout cela ça devrait faire d’excellents français, copains comme cochons et prêts à travailler jusqu’à pas d’âge si ils veulent « jouir » de leur retraite à taux plein. En échange de cette union sacrée, on garantit leur sécurité, on expulse les métèques et on autorise les jeux du peuple sur le Net.

Voila pourquoi, contrairement à Chérèque, je n’ai pas peur de prononcer le terme de grève générale et voila pourquoi, amis lecteurs, je suis Fouriériste dans l’âme et je cite plus haut la théorie qui lui était chère:

La Théorie des quatre mouvements éditée pour
la première fois en 1808, est l’ouvrage premier et fondamental dans lequel Fourier déclare
ses objectifs pour un gouvernement et une économie mondiale régis par
l’Attraction Passionnée, seule possibilité pour
transformer la société, « remédier au plus scandaleux des désordres
sociaux, à la pauvreté » ; contre les morales et les idéologies qui
prêchent pauvreté et médiocrité, il défend l’opulence pour tous, le
luxe, la gourmandise et la volupté ; seule l’émancipation de la femme,
libérée de la servitude du mariage et par conséquent la libération de
l’enfant des principes oiseux de l’obéissance, pourra permettre la
réalisation de cette transformation. Les trois ennemis naturels des
passions et de l’harmonie sont, dit-il, l’uniformité, la tiédeur et la
médiocrité. Camarade Chérèque, tu devrais relire Fourier…

Bon ben dites moi, ça démarre fort pour un lundi. Allez c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

François-Charles-Marie FOURIER.Penseur et économiste français, théoricien d’un socialisme d’associations.Il est né le 7 avril 1772 à Besançon, dans une famille de commerçants aisés. Il fait des études dans un collège religieux de Besançon avant de renter en apprentissage à Lyon en 1791. Incorporé durant les événements révolutionnaires, il combat avec les fédéralistes lyonnais en 1793 puis en 1794 dans l’Armée du Rhin. Malgré son aversion pour le milieu marchand, il commence à travailler dans le commerce à Lyon, Marseille et Paris (où il finira par s’installer en 1826). A Lyon, il ouvre une boutique d’épicerie mais essuie un revers de fortune et est jeté en prison. Il sera dès lors un simple employé de commerce. Préoccupé par les problèmes sociaux, il écrit en 1805 un premier article dans le « Bulletin de Lyon ». Il vit modestement et se consacre à l’écriture. Contestant l’ordre social établi, il veut le remplacer par un nouvel ordre, basé sur les « Passions » afin de retrouver l’harmonie naturelle. Pour cela, il imagine le système du Phalanstère (communauté, à la fois coopérative de production et de consommation).Ses livres seront incompris et sujets de railleries, et ne lui permettront pas de mettre en pratique ses idées de son vivant, même s’il connaîtra sur la fin de sa vie un début de reconnaissance. Il groupera pourtant autour du mouvement de « l’Ecole sociétaire », qu’il a impulsé à partir de 1814, de nombreux disciples dont Victor Considérant (qui le rejoindra en 1825) et qui continuera son oeuvre.Sa pensée est à l’origine de nombreuses réalisations tant en France qu’à l’étranger (comme au Brésil et aux Etats-Unis), et conservera un intérêt certain pour les révolutionnaires, les utopistes et autres réformateurs sociaux ou tout simplement les tenant de l’amour-libre. Par exemple, le Familistère de Guise fondé par Godin et à propos duquel j’ai fait un billet le 26 janvier. On peut imaginer encore que les idées de Fourier ne sont pas sans avoir influencé l’oeuvre de Le Corbusier. Ici à gauche, une aquarelle représentant le Phalanstère idéal.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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François-Charles-Marie FOURIER.
Penseur et économiste français, théoricien d’un socialisme d’associations.
Il est né le
7 avril 1772 à Besançon, dans une famille de commerçants aisés. Il fait des études dans un collège religieux de Besançon avant de renter en apprentissage à Lyon en 1791. Incorporé durant les événements révolutionnaires, il combat avec les fédéralistes lyonnais en 1793 puis en 1794 dans l’Armée du Rhin. Malgré son aversion pour le milieu marchand, il commence à travailler dans le commerce à Lyon, Marseille et Paris (où il finira par s’installer en 1826). A Lyon, il ouvre une boutique d’épicerie mais essuie un revers de fortune et est jeté en prison. Il sera dès lors un simple employé de commerce. Préoccupé par les problèmes sociaux, il écrit en 1805 un premier article dans le « Bulletin de Lyon ». Il vit modestement et se consacre à l’écriture. Contestant l’ordre social établi, il veut le remplacer par un nouvel ordre, basé sur les « Passions » afin de retrouver l’harmonie naturelle. Pour cela, il imagine le système du Phalanstère (communauté, à la fois coopérative de production et de consommation).
Ses livres seront incompris et sujets de railleries, et ne lui permettront pas de mettre en pratique ses idées de son vivant, même s’il connaîtra sur la fin de sa vie un début de reconnaissance. Il groupera pourtant autour du mouvement de « l’Ecole sociétaire », qu’il a impulsé à partir de 1814, de nombreux disciples dont
Victor Considérant (qui le rejoindra en 1825) et qui continuera son oeuvre.
Sa pensée est à l’origine de nombreuses réalisations tant en France qu’à l’étranger
(comme au Brésil et aux Etats-Unis), et conservera un intérêt certain pour les révolutionnaires, les utopistes et autres réformateurs sociaux ou tout simplement les tenant de l’amour-libre. Par exemple, le Familistère de Guise fondé par Godin et à propos duquel j’ai fait un billet le 26 janvier. On peut imaginer encore que les idées de Fourier ne sont pas sans avoir influencé l’oeuvre de Le Corbusier. Ici à gauche, une aquarelle représentant le Phalanstère idéal.

Mais aussi, et cela est moins connu, une tentative de Phalanstère non loin d’ici sur les dunes de TREFLEZ (Finistère) en bordure de l’anse du Goulven. Un certain Louis ROUSSEAU dans les années 1820 y créa une communauté, « la société rurale de Lannevez », sur un terrain sablonneux. Il y fit construire un manoir qu’il baptisa du nom de son épouse « Emma ». Ainsi sont nées les dunes de Keremma. 300 hectares qui, exceptionnellement, sont restés en indivision depuis lors et qui voient chaque été, les descendants de la famille Rousseau se retrouver dans ces magnifiques maisons bourgeoises qu’ils ont fait fait ériger tout au long de la route entre Plouescat et Treflez et qui n’existent nulle part ailleurs.
FOURIER est l’auteur de « La Théorie des quatre mouvements et des destinées générales « (1808), « Traité de l’Association domestique et agricole »( 1822), « Le Nouveau Monde industriel où sociétaire »(1829), « Vers la liberté en amour », etc.

« La concurrence prépare les crises, ruine le plus grand nombre, élève une aristocratie mercantile, frappe à la fois les chefs d’usines et les ouvriers. Elle perpétue l’esclavage sous la forme du salariat. Le travail rebutant, inorganisé, mal payé, ressemble à un châtiment. La misère grandit avec l’abondance. Nos populations sont aussi malheureuses que celle d’Asie. » C’est d’une telle modernité…

FOURIER a eu sa statue à Paris installée boulevard de Clichy en 1899; elle fut, comme bien d’autres, fondue lors du régime de Vichy, il n’en reste que le socle. Dernièrement, des artistes anonymes ont voulu rendre hommage à ce grand utopiste et symboliser le vide qu’il laisse au pays des rêveurs en installant sur le socle orphelin, cette espèce de boite en verre.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être. Ah, j’oubliais, on me demande de vous rappeler que vous pouvez voter pour ce blog; colonne de droite en haut.

Le 27 décembre 1893, mort de Victor CONSIDERANT, né le 12 octobre à Salins (Jura). Penseur socialiste français,il s’attache à développer les thèses de Fourier, notamment sur l’idée du phalanstère. Il s’installe à Paris, où il publie divers journaux: « Phalanstère », « La réforme industrielle », « La phalange » (1836), « La démocratie pacifique » (1843). Il fut, après 1848, élu à la législative, mais dut s’exiler en 1849 en Belgique, puis aux Texas (1852), où il tenta de fonder une colonie. Amnistié, il rentre en France et, en mars 1871, se range aux côtés de la Commune de Paris. Outre ces journaux, il a écrit: « Destinée Sociale (1838), « Manifeste de l’école sociétaire » (1845), « Théorie du droit à la propriété et du droit au travail » (1848), etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NE PAS OUBLIER GAZA.

Le 27 décembre 2008, cela fait un an jour pour jour, l’armée Israélienne lançait son offensive contre la bande de Gaza. Un déluge de feu s’abattait sur la population.

Après vingt-deux jours de bombardements par air, terre et mer, le sinistre bilan se chiffrait à plus de 1350 morts et 5450 blessés. Pourtant, les plans des stratèges de « Tel-Aviv » n’ont pas affaiblit l’esprit de résistance des habitants de cette prison à ciel ouvert. Hélicoptères Apache et avions F-16, armes fournies par « l’ami américain » étaient sensés mettre un terme à toutes formes de résistance… Tout au contraire, les habitants de Gaza, malgré le blocus terrible qui leur est imposé depuis juin 2007 tentent de survivre alors que la communauté internationale semble les avoir oubliés.

Depuis, l’État hébreu impose aux Palestiniens, des conditions d’existence infernales et contraires à toutes les lois internationales, afin qu’ils quittent leur terre et renoncent à leur projet d’un Etat libre et indépendant. A tous ceux qui célèbrent la Nativité j’adresse ce simple message: N’oubliez pas que Bethléem est en Palestine.

Victor CONSIDERANT.

Le 27 décembre 1893, mort de Victor CONSIDERANT, né le 12 octobre à Salins (Jura).
Penseur socialiste français,il s’attache à développer les thèses de Fourier, notamment sur l’idée du phalanstère. Il s’installe à Paris, où il publie divers journaux: « Phalanstère », « La réforme industrielle », « La phalange » (1836), « La démocratie pacifique » (1843). Il fut, après 1848, élu à la législative, mais dut s’exiler en 1849 en Belgique, puis aux Texas (1852), où il tenta de fonder une colonie. Amnistié, il rentre en France et, en mars 1871, se range aux côtés de la Commune de Paris. Outre ces journaux, il a écrit: « Destinée Sociale (1838), « Manifeste de l’école sociétaire » (1845), « Théorie du droit à la propriété et du droit au travail » (1848), etc.

« Si donc on veut la liberté…, il faut rechercher les conditions du bien-être général et de l’aisance universelle, premières bases du développement des droits, des libertés, première conditions de la véritable émancipation de tous ».

LES MESANGES DE KERAMOAL.

J’aime bien les mésanges et, apparemment elles apprécient les petites attentions que j’ai à leur égard. Depuis l’installation d’un nichoir et de boules de graisse pour affronter les rigueurs du climat, elles ont pour ainsi dire élu domicile sous le hangar. Pas une, pas deux, mais toute une colonie et, c’est à celle qui tiendra le perchoir le plus longtemps pendant que ses congénères en décousent avec les rouge-gorges et autres merles moqueurs. Les bleues et les charbonnières ont l’air de faire bon ménage; je les soupçonne d’être cousines à la mode de Bretagne. Ah, le spectacle de la nature ! Même si ici, il faut bien l’avouer, on l’aide un peu.

Bon allez, on cause, on cause, on voit pas l’heure passer, faut que j’pousse jusqu’au bourg moi. Portez vous bien et à demain peut-être.