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J’ai connu une polonaise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis des échanges épistolaires et du Lambig réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 10 septembre 2012, 24è jour de Fructidor dédié au Sorgho. Il y a longtemps de cela, une de mes connaissances d’origine chinoise m’a fait goûter au fameux MOUTAI. C’est un alcool confectionné à partir de sorgho. En Chine il sert lors des toasts portés à un invité de marque. Il peut titré jusqu’à 55 degrés c’est dire s’il « arrache » un tantinet… Les Moutais de 30 ans et plus valent souvent autour de 3000 $ le flacon.  Il n’y a qu’une seule distillerie de Moutai et elle appartient à l’État chinois, bref, c’est du fameux comme dans la célébrissime scène culte des tontons flingueurs: J’ai connu une polonaise qui en prenait au petit déjeuner !

Tout à fait autre chose.

En ces temps d’expulsions tous azymuts je soumets à votre sagacité légendaire ce petit texte extrait des correspondances de Gustave Flaubert, une lettre adressée à son amie George Sand:

« je me suis pamé il y a huit jours devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen…L’admirable c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols…

Cette haine là tient à quelque chose de très profond et de complexe.  On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. » A méditer…

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

EN AVANT TOUTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du situationnisme décadent et de la salade d’endives réunis, bonjour !

 

Ce 8 mars mérite qu’on s’y attarde un instant, non seulement parce que il correspond au 18è jour de ventôse qui est, comme chacun le sait, dédié au Mouron, mais parce c’est la journée internationale des femmes. Avouez qu’il y a du mouron à se faire. C’est le camarade Vladimir Illitch qui en a décidé ainsi en 1921; à peu près au même moment son pote Léon faisait tirer sur les insurgés de Kronstadt. Ce jour là, le comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt envoyait le télégramme suivant: « Kronstadt libérée parle aux ouvrières du monde entier : Nous, ceux de Kronstadt, sous le feu des armes, sous les mugissements des obus qui déferlent sur nous (…) adressons notre salut fraternel aux travailleuses du monde. »

Bon, cela ne lui a pas porté chance, il a fini par rencontrer un piolet qui lui a fichu un mal de tête irrémédiable.

En 1936, dans la revue « femmes libres » dont je vous ai déjà parlé, Emma Goldman écrivait ceci: « La femme espagnole ne tardera plus beaucoup à prendre le chemin de son émancipation. Le problème de l’émancipation féminine est identique à celui de l’émancipation prolétarienne : ceux qui veulent être libre doivent faire le premier pas. Les ouvriers de Catalogne et de toute l’Espagne l’ont déjà fait, ils se sont libérés eux-mêmes et ils sont en train de verser leur sang pour consolider cette liberté. Maintenant, c’est votre tour à vous, femmes espagnoles. Brisez vos chaînes.Votre tour est enfin arrivé d’élever votre personnalité et votre dignité, d’exiger avec fermeté vos droits de femme, comme individualités libres, comme membres de la société et comme camarade dans la lutte contre le fascisme et pour la Révolution sociale. »

Cette journée a été officialisée par les Nations Unies en 1977.

 

Le 8 mars 1876 voit le décès de Louise COLET poétesse et femme libre dont la correspondance avec Flaubert est resté dans les annales. Son salon parisien était fréquenté par nombre de ses contemporains de la communauté littéraire comme Victor Hugo. Elle sera la maîtresse de Gustave Flaubert, d’Alfred de Vigny, d’Abel Villemain et d’Alfred de Musset entre autres. Voici un extrait tout à fait d’actualité tiré de « Le Parnasse contemporain »:(A droite, caricature parue dans « Le bouffon » N° 108 de février 1868.)

Aux pieds d’un sphinx, gardien d’une âpre sépulture,
Béante sur le seuil du désert au sol, roux,
Des Arabes pensifs, couchés dans leur burnous,
Caressent l’yatagan qui brille à leur ceinture.

Rayonnement du front, fierté de la stature,
Attestent les aïeux dont ils descendent tous ;
Moïse et Mahomet sous leur double imposture
Ont courbé cette race à l’œil superbe et doux.

 

Allez, voilà pour cette journée qui va se conclure par la grande nuit des Gras à Douarnenez et là, qui est l’homme, qui est la femme…Allez savoir ! Portez vous bien et à demain peut-être.

ENTREE DES ARLTISTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des rentrées chaudes et des sorties tardives réunies, bonjour !

Pour ce vendredi qui sent la fin de semaine, je vous ai dégotté une perle de culture. Le duo se fait appeler ARTL et le disque; La langue. Dans la vidéo, la chanson s’appelle « La rouille ». Je ne peux m’empêcher de penser à Fontaine et Areski, c’était en…Ah oui, quand même !

« 
Voix d’eau, voix de terre, Eloïse Decazes et Sing Sing forment un duo mariant folk sombre et blues psychédélique, litanies sans liturgie et berceuses pour enfants définitifs. La Langue est leur premier album disponible – en novembre dans les bacs. Un titre polysémique qui annonce un goût certain pour le maniement des mots et des lèvres. D’où la tentation d’en savoir plus sur les rapports d’Arlt à la langue et particulièrement à la littérature. Car voici un album qui sonde dans le meilleur de l’art mineur (Serge Gainsbourg période Confidentiel, Brigitte Fontaine au temps qu’elle était vraiment … folle !, Philippe Clay quand il chantait Vian et nous faisait visiter la rue Watt en compagnie de Raymond Queneau) et fait vibrer des échos où l’on entend Robert Wyatt et Moondog, Karen Dalton et The Holy Modal Rounders. La Langue est un album qui fond lentement en bouche en dégageant un érugineux parfum de mélancolie. Il fallait prendre le temps de découvrir ses Arltistes. » (j’ai piqué cet article sur « la revue des ressources« ).
En novembre dans les kiosques…Précipitez vous.
En vente par correspondance sur

http://www.myspace.com/arltmusic

En ces temps d’expulsions tous azymuts je soumets à votre sagacité légendaire ce petit texte extrait des correspondances de Gustave Flaubert, une lettre adressée à son amie George Sand: « je me suis pamé il y a huit jours devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen…L’admirable c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols…Cette haine là tient à quelque chose de très profond et de complexe.  On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. »

Sans commentaires ! Sur cette réflexion, portez vous bien et à demain peut-être.