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A st Jean, au musette…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et de la poule au pot réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 24 juin 2016 qui est effectivement le jour de la saint Jean, quand bien même nos amis républicains l’avaient dédié au romarin. Je me souviens qu’enfant, le feu de St Jean Feux mobilisait tantadtout le quartier. Jeunes et moins jeunes se démenaient des jours et des jours avant l’événement pour réaliser le tas de bois le plus grand qui soit. Et puis il fallait assurer sa surveillance car, une tradition tenace voulait que les bandes des autres quartiers tentent de s’emparer du butin ainsi stocké. Il y avait une expression intraduisible, on disait; faire « an hi erez », c’est du parler breton/douarneniste qui vient du verbe « jalouser » je crois. Le quartier du Port Rhu qui était le théâtre de nos exploits voyait s’affronter les bandes de l’Enfer, du Treiz et de l’usine à gaz (la seule à revendiquer l’appellation d’origine port-Rhu).

On n’étonnera personne en déclarant que fêter la Saint Jean n’a pas grand chose de catholique (!) ni même de très chrétien. Une fois de plus, un vernis chrétien est venu s’ajouter à une tradition particulièrement ancienne et qui fleure bon le paganisme. Mais si puissant était le culte du feu que l’église se garda bien d’y toucher. Au pire elle tenta de l’apprivoiser et les fêtes du solstice furent dédié à danses nocturnesJean-Baptiste (y-a pas de petit profit). Mais la Saint-Jean n’avait pas que ses feux : elle avait aussi ses herbes, ses fameuses herbes de la Saint-Jean qui, cueillies le matin, pieds nus, en état de grâce et avec un couteau d’or, donnaient pouvoir de chasser les démons et de guérir la fièvre. On sait que, parmi ces fleurs mystérieuses, se trouvait la verveine, la plante sacrée des celtes. On la cueille encore sur les dunes de Saintonge en murmurant une formule ésotérique, nommée la verven-Dieu mais que je ne peux dévoiler…

De quelqu’un qui se couchait tard, on disait jadis : « Il est allé ramasser un charbon de Saint-Jean ». Le fait est que ces charbons passaient en Bretagne pour avoir toutes sortes de propriétés merveilleuses. Il en suffit d’un recueilli dans les cendres du tantad (les feux) et dévotement placé, au retour, dans un coin du foyer, pour petit journalpréserver la maison de l’incendie et de la foudre. On disait encore qu’en balançant les nouveau-nés devant la flamme de trois tantads, on les gardait à tout jamais contre le mal de la peur… En quelques paroisses de la Haute-Cornouaille, la cérémonie avait d’ailleurs une conclusion assez funèbre : quand les danses avaient cessé et que le feu était près de s’éteindre, on l’entourait de grandes pierres plates destinées, à servir de siège aux anaon, aux esprits grelottants des pauvres morts de l’année, avides de se reposer quelques heures en se rapprochant des cendres… Oui, car l’au-delà est froid, très froid.

Aujourd’hui, le Port-Rhu s’est transformé en marina et les cendres de nos feux sont à jamais dispersées. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES FEUX DE LA ST JEAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la tradition respectée et de la galette saucisse réunies,
bonjour !


Nous
voici donc au solstice d’été et, o
n
n’étonnera personne en déclarant que fêter la Saint Jean n’a
pas grand chose de catholique (!) ni même de très chrétien.
Une fois de plus, un vernis chrétien est venu s’ajouter à une
tradition particulièrement ancienne et qui fleure bon le paganisme.


Ce
solstice est fêté en allumant de grands feux. Le feu est de tous
temps le symbole purificateur du soleil. Le rite du feu de joie
a été christianisé au Ve siècle. L’église Catholique,
apostolique et romaine y a associé le cousin de Jésus, celui qui a
reconnu en lui le Messie: Saint Jean-Baptiste, né un 24 juin.


Je
me souviens qu’enfant, le feu de St Jean mobilisait tout le quartier.
Jeunes et moins jeunes se démenaient des jours et des jours avant
l’évènement pour réaliser le tas de bois le plus grand qui soit.
Et puis il fallait assurer sa surveillance car, une tradition tenace
voulait  que les bandes des autres quartiers tentent de s’emparer du
butin ainsi stocké. Il y avait une expression intraduisible, on
disait; « faire an hierez », c’est du Douarneniste dans le
texte mais je ne garanti pas l’orthographe.

Jusqu’au
jour où la chose s’est institutionnalisée, principe de précaution
aidant, plus question d’allumer des feux aux quatre coins de la
ville…Une fois de plus, les tenants de l’ordre avaient gagné.

Le
mois de Juin, vous le savez, c’est le mois de Junon, l’épouse de
Jupiter, elle symbolise le principe féminin, la fécondité. Pour
les Francs-maçons, la « tenue » (l’assemblée) du
solstice d’été clôt généralement l’année maçonnique.

Pour
les Celtes, c’est le jour où la lumière solaire atteint sa
plénitude, son rayonnement maximal. Dans certaines traditions, c’est
le moment où le jour est le plus long que les prophéties peuvent
s’accomplir, car elles ne sont plus voilées par le ténèbres,
mais révélées à l’éternité. Le cérémonial commence à
minuit la veille du solstice. Les participants sont en cercle autour
du feu allumé à cette occasion, feu symbolique composé des sept
essences sacrées: le chêne, le noisetier, le houx, le pommier, le
frêne, l’if et le pin. Il se prolonge jusqu’au matin; les
participants font alors face au Soleil levant. Le feu terrestre
rappelle au participant que le feu du mental doit être également
discipliné, sans quoi il peut faire des ravages autour de lui tout
en se réduisant lui-même en cendres. Il invite également à
l’élévation: tout comme la masse de bois brut accumulée devient
brasier ardent, la pensée, de lourde, doit devenir lumière et
légèreté.

Et puis tiens, histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici une photo d’un petit plat que j’affectionne particulièrement: Le foie de veau aux cerises confites.

C’est un délice pour qui aime le sucré/salé.


Voila, à classer dans la catégorie, les belles histoire de papy Erwandekeramoal…En attendant d’allumer le feu, portez vous bien et à demain peut-être.