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Hier, notre ami Corsico attirait notre attention sur un ornithologue oublié de tous qui vécut à Yvetot. C’est amusant car aujourd’hui, je souhaitais vous parler d’un anarchiste qui lui aussi termina sa vie dans la misère et oublié de tous: Georges YVETOT mort à Paris le 11 mai 1942. Yvetot qui, soit dit en passant, signifie la paroisse de Yves. En Normandie, le « TOT » est l’équivalent du « PLOU » en Bretagne. Arantot, Lanquetot, Autretot, Beautot, Bellintot, Brametot, Etheintot, etc…Mais, revenons à notre Yvetot.Militant anarchiste et syndicaliste, antipatriote et antimilitariste. On le voit sur cette carte postale durant la fameuse grève des dockers de Nantes en Mars-avril 1907. A gauche sur la photo, il est en compagnie de Maillochaux, Blanchard, Varnat. Peut-être que des lecteurs nantais sauront en identifier d’autres.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’école des sages et du camembert au lait cru réunis, bonjour !

Nous voici, déjà, le 11 mai c’est à dire le 21è jour de floréal, dédié généralement à la fritillaire (ça ne s’invente pas) mais, il faut le reconnaître, c’est une très jolie fleur.

Hier, notre ami Corsico attirait notre attention sur un ornithologue oublié de tous qui vécut à Yvetot. C’est amusant car aujourd’hui, je souhaitais vous parler d’un anarchiste qui lui aussi termina sa vie dans la misère et oublié de tous: Georges YVETOT mort à Paris le 11 mai 1942. Yvetot qui, soit dit en passant, signifie la paroisse de Yves. En Normandie, le « TOT » est l’équivalent du « PLOU » en Bretagne. Arantot, Lanquetot, Autretot, Beautot, Bellintot, Brametot, Etheintot, etc…Mais, revenons à notre Yvetot.
Militant anarchiste et syndicaliste, antipatriote et antimilitariste. On le voit sur cette carte postale durant la fameuse grève des dockers de Nantes en Mars-avril 1907. A gauche sur la photo, il est en compagnie de Maillochaux, Blanchard, Varnat. Peut-être que des lecteurs nantais sauront en identifier d’autres.


Fils d’un gendarme (il débutait mal dans la vie), il naît à Paris le 20 juillet 1868; devenu orphelin il est placé dans une institution religieuse (vraiment pas de chance). Il devient ensuite ouvrier typographe puis correcteur. Sa rencontre avec Fernand Pelloutier (voir mon billet du 1er oct. 2010) l’amène à l’anarchisme et au syndicalisme. Il lui succède en 1901 au Secrétariat de la « Fédération des Bourses du Travail » et comme secrétaire de la C.G.T de 1902 à 1918. Orateur de talent, propagandiste antipatriote et antimilitariste inscrit au Carnet B (créé par le sinistre général Boulanger), il est de nombreuses fois condamné à plusieurs années de prison pour incitation de soldats à la désobéissance (affaire du « Sou du soldat » ou encore avec la publication du « Manuel du soldat »), etc.
En 1904, il est l’un des secrétaires de « l’Association Internationale Antimilitariste ». Partisan de la totale indépendance du syndicalisme, il contribuera en 1906 à l’adoption de la célèbre « Charte d’Amiens ». Il poursuit son action contre la guerre et le militarisme jusqu’en 1914 mais, écoeuré par l’union sacrée, il préfère alors s’occuper d’une association d’orphelins de guerre. En 1918, il perd son poste syndical, et se consacre au pacifisme. Durant l’entre deux guerre, il collabore à de nombreux périodiques anarchistes. En 1939, il signe le tract « Paix immédiate » de Louis Lecoin et est à nouveau condamné.
Il ne subira pas sa peine de prison en raison de son état de santé et, ayant perdu son emploi, se retrouve dans la misère. Il accepte alors pour subsister de présider un « Comité ouvrier de secours immédiats » chapeauté par les Allemands. Ce compromis, qui le place dans le camp des collaborateurs, lui sera fortement reproché, malgré une vie militante bien remplie (nobody perfect).

Bon, allez, le soleil est de retour, le jardin m’appelle et je dois soigner un gros rhume qui m’est tombé dessus comme la vérole sur le bas clergé au cours d’une partie de pêche très arrosée. Non, ce n’est pas ce que vous croyez, simplement pluie, vent et froid; or donc, comme disait Maurice Thorez: il faut savoir arrêter une crève (humour). En attendant les retrouvailles, portez vous bien et à demain peut-être.


 

LA BOURSE OU LA VIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la contre-culture et du navarin aux pois chiches, bonjour !

Continuons d’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits le souvenir de ces militants que l’ingratitude populaire a reléguer aux oubliettes de l’histoire. (C’est beau comme du Zola.)

Aujourd’hui 1er octobre saluons Fernand PELLOUTIER puisque c’est le jour anniversaire de sa naissance en 1867. Socialiste Républicain puis anarchiste, il sera un syndicaliste révolutionnaire jusqu’à la fin de ses jours.
Il débute (mal) sa scolarité en fréquentant le petit séminaire de Guérande (ça manque pas de sel !). Séminaire d’où il sera d’ailleurs renvoyé. Dès lors il s’oriente vers le journalisme et collabore à « la démocratie de l’Ouest » dont il prendra bientôt la direction. Il fonde ensuite à Saint Nazaire une section du parti ouvrier français « l’émancipation ».
Au congrès ouvrier de 1892 il se distingue par son appel à la grève générale universelle, ce qui l’oppose à Jules Guesde et entraine sa démission.
En 1895, il devient secrétaire général de la fédération des bourses du travail. Ce sera son oeuvre maîtresse à laquelle il va consacrer jusqu’à ses dernières forces. Atteint de tuberculose, il succombera le 13 mars 1901, il n’a que 33 ans.
« …Nous sommes ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maîtres et sans patrie, les ennemis de tout despotisme…C’est à dire de toutes les dictatures, y compris celle du prolétariat. » (Sources: L’éphéméride anarchiste)

A part cela et en bref.
Histoire de vous donner un peu de courage pour la prochaine manif. Si on en croit le journal « les Echos »,, la rémunération des administrateurs des sociétés du CAC 40 a augmenté en moyenne de 36% entre 2006 et 2009…Quand on vous dit que c’est la crise ! Surtout pour les pauvres patrons français, le tiers des entreprises du CAC ne versent à leurs administrateurs QUE 40 000 euros par an, c’est petit !
Oliver Stone ne s’y trompe pas, dans Wall Street 2 il nous dit: Rien n’a changé !

Tiens, à propos des pôvres, c’est Martin Hirsch qui le dit dans son bouquin « pour en finir avec les conflits d’intérêts », Jean-françois Copé, patron de l’UMP à l’assemblée, émarge à 20 OOO euros par mois pour une demie journée de travail dans un des plus grands cabinets d’affaires du pays.

Comme disait mon aïeule, y-a pas d’la misère que chez les riches ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.