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L’homme du jour est une femme…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 janvier 2016, 25è jour de Nivôse dédié au Chat; ce qui Geluckravira Geluck et Siné et, malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… Profitant du jour anniversaire de sa disparition, voici le portrait rapide d’une militante que nous allons accrocher aux cimaises de notre galerie. Le 14 janvier 1994, mort de Federica MONTSENY, à Toulouse. C’est une des grandes figures de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme espagnol (elle fut l’amie de Durruti), et qui fut un temps ministre de la Santé pendant la guerre civile.

Elle est née le 12 février 1905 à Madrid. Fille des anarchistes Catalans Joan Montseny (Federico Urales)  et Teresa Mané (Soledad Gustavo) , fondateurs de la « Revista Blanca » (en 1898), Federica milite très jeune à la C.N.T. . Avec son père, elle fait reparaître à partir de 1923 « La Revista Blanca », puis une nouvelle publication qui deviendra montsenymensuelle « La Novela Ideal » (Le roman idéal) : romans de propagande libertaire, parlant d’antimilitarisme, d’entraide, d’amour libre, etc.). En 1930, elle se lie au compagnon Germinal Esgleas (ça ne s’invente pas). En 1936, elle est au comité régional de la C.N.T., et au comité péninsulaire de la F.A.I.. Elle participera au nouveau gouvernement républicain avec trois autres membres de la C.N.T (cette participation d’anarchistes au gouvernement sera largement controversée). En tant que Ministre de la santé, elle fera voter une loi légalisant l’avortement.

Federica Montseny est donc la première femme ministre d’Europe Occidentale. La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour enfants et personnes âgées, de centres de formation pour femmes, notamment pour aider les prostituées à se libérer de leur milieu. A la fin de la guerre, elle est contrainte à l’exil en France, et connaîtra les prisons novela_librefrançaises avec son compagnon Germinal. En effet, comme des milliers d’autres espagnol(e)s, elle doit fuir en France à la fin de la guerre, où elle est persécutée par la police nazie et franquiste qui réclament son extradition, refusée par les autorités françaises. Elle vit en liberté surveillée jusqu’à la libération. Installée à Toulouse, elle continue de travailler pour ses idées, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir, ainsi que des livres (plus de 15 livres politiques et 50 non-politiques) et voyageant en Suisse, au Mexique, au Canada, en Angleterre et en Italie. On ne dira jamais assez le rôle joué par les anarchistes dans la lutte contre la dictature Franquiste et, il ne faut pas compter sur Pernaud ou Pujadas pour nous rappeler ce genre d’anniversaire.

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Que se vayan todos !

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la péninsule ibérique et du bacalao réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 14 janvier 2013, 25è jour de Nivôse dédié au Chat et, malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur…

Profitant du jour anniversaire de sa disparition, voici le portrait rapide d’une militante que nous allons accrocher aux cimaises de notre galerie. Le 14 janvier 1994, mort de Federica MONTSENY, à Toulouse. C’est une des grandes figures de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme espagnol (elle fut l’amie de Durruti), et qui fut un temps ministre de la Santé pendant la guerre civile.

Elle est née le 12 février 1905 à Madrid. Fille des anarchistes Catalans Joan Montseny images(Federico Urales)  et Teresa Mané (Soledad Gustavo) , fondateurs de la « Revista Blanca » (en 1898), Federica milite très jeune à la C.N.T. . Avec son père, elle fait reparaître à partir de 1923 « La Revista Blanca », puis une nouvelle publication qui deviendra mensuelle « La Novela Ideal » (Le roman idéal) : romans de propagande libertaire, parlant d’antimilitarisme, d’entraide, d’amour libre, etc.). En 1930, elle se lie au compagnon Germinal Esgleas (ça ne s’invente pas).

En 1936, elle est au comité régional de la C.N.T., et au comité péninsulaire de la F.A.I.. Elle participera au nouveau gouvernement républicain avec trois autres membres de la C.N.T (cette participation d’anarchistes au gouvernement sera largement controversée).

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En tant que Ministre de la santé, elle fera voter une loi légalisant l’avortement.Federica Montseny est donc la première femme ministre d’Europe Occidentale. La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour enfants et personnes âgées, de centres de formation pour femmes, notamment pour aider les prostituées à se libérer de leur milieu.

A la fin de la guerre, elle est contrainte à l’exil en France, et connaîtra les prisons françaises avec son compagnon Germinal. En effet, comme des milliers d’autres espagnol(e)s, elle doit fuir en France à la fin de la guerre, où elle est persécutée par la police nazie et franquiste qui réclament son extradition, refusée par les autorités 60820960_pfrançaises. Elle vit en liberté surveillée jusqu’à la libération. Installée à Toulouse, elle continue de travailler pour ses idées, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir, ainsi que des livres (plus de 15 livres politiques et 50 non-politiques) et voyageant en Suisse, au Mexique, au Canada, en Angleterre et en Italie.

On ne dira jamais assez le rôle joué par les anarchistes dans la lutte contre la dictature Franquiste et, il ne faut pas compter sur Pernaud ou Pujadas pour nous rappeler ce genre d’anniversaire.

 

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Amis de la péninsule ibérique et du bacalao réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la péninsule ibérique et du bacalao réunis, bonjour !

Nous
sommes le 14 janvier et, malgré vos bonnes résolutions, vous êtes
encore devant votre ordinateur…

Voici
le portrait rapide d’une militante que nous allons accrocher aux
cimaises de notre galerie. Le 14 janvier 1994, mort de
Federica
MONTSENY
,
à Toulouse.
Une des grandes figures de l’anarchisme et de
l’anarcho-syndicalisme espagnol (elle fut l’amie de Durruti), et qui fut un temps ministre de la
Santé pendant la guerre civile. J’avoue que sur cette photo, elle a pas l’air commode.

Elle
est née le 12 février 1905 à Madrid. Fille des anarchistes
Catalans Joan Montseny (Federico Urales)  et Teresa Ma
né
(Soledad Gustavo) , fondateurs de la « Revista Blanca » (en
1898), Federica milite très jeune à la C.N.T. . Avec son père,
elle fait reparaître à partir de 1923 « La Revista Blanca »,
puis une nouvelle publication qui deviendra mensuelle « La Novela
Ideal » (Le roman idéal) : romans de propagande libertaire,
parlant d’antimilitarisme, d’entraide, d’amour libre, etc.). En 1930,
elle se lie au compagnon Germinal Esgleas (ça ne s’invente pas).
En
1936, elle est au comité régional de la C.N.T., et au comité
péninsulaire de la F.A.I.. Elle participera au nouveau gouvernement
républicain avec trois autres membres de la C.N.T (cette
participation d’anarchistes au gouvernement sera largement
controversée).

En tant que Ministre de la santé, elle fera voter
une loi légalisant l’avortement.
Federica Montseny est donc la première femme ministre d’Europe
Occidentale.
La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour enfants et
personnes âgées, de centres de formation pour femmes, notamment pour
aider les prostituées à se libérer de leur milieu.

A la fin de la guerre, elle est
contrainte à l’exil en France, et connaîtra les prisons françaises
avec son compagnon Germinal.
Comme des milliers d’autres espagnol(e)s, elle doit fuir en France à la
fin de la guerre, où elle est persécutée par la police nazie et
franquiste qui réclament son extradition, refusée par les autorités
françaises. Elle vit en liberté surveillée jusqu’à la libération de la
France en 1944. Installée à Toulouse, elle continue de travailler pour ses idées, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir,
ainsi que des livres (plus de 15 livres politiques et 50
non-politiques) et voyageant en Suisse, au Mexique, au Canada, en
Angleterre et en Italie.
 

 On ne dira jamais assez le rôle joué par les anarchistes dans la lutte contre la dictature Franquiste et, il ne faut pas compter sur Pernaud ou Pujadas pour nous rappeler ce genre d’anniversaire. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA RENOUEE DES OISEAUX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour
à tous et à chacun ! Nous sommes le 12 février c’est à dire le 24
de pluviôse, oui bon, ben faut suivre aussi. Or donc c’est le jour
de la « trainasse ». Mais non, pas Mme …… IL s’agit
une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les
graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des
merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de
« renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre
jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant. D’où
le nom peut-être.

 FEDERICA MONTSENY

L‘homme
du jour est une femme:Née un 12 février 1905,

c’est une intellectuelle et une militante anarchiste espagnole,
ministre de la Santé sous la IIe République espagnole, pendant la
guerre civile  déclenchée par l’armée
.


Elle
est une amie de DURRUTI, celui là même qui donna son nom à la
fameuse colonne de combattants républicains pendant la guerre contre
les troupes Franquistes, 2500 anarchistes organisés en centuries (il
faudra que je vous en parle un jour) mais aussi avec Francisco ASCASO
et Gregorio Jover depuis un long moment lorsque éclate la guerre.

Le
4 novembre 1936, quatre anarchistes deviennent en effet ministres du
gouvernement national : Federica Montseny,Juan Garcia Oliver
(Justice), Juan PEIRE  (Industrie) et Juan López Sánchez
(Commerce). Une participation des « cénétistes » (CNT) dans
le gouvernement ce qui a bien sûr fait débat au sein des
anarcho-syndicalistes.

Federica
Montseny est donc la première femme ministre d’Europe Occidentale.
Pendant son mandat, est promulgué un décret qui légalise
l’avortement. La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour
enfants et personnes âgées, de centres de formation pour femmes,
notamment pour aider les prostituées à se libérer de leur milieu.

Ses
parents, Juan Montseny et Térésa Mañé, étaient déjà des
militants, écrivains et propagandistes anarchistes, sous les
pseudonymes de Federico Urales et Soledad Gustavo. Elle comptait
parmi les principaux cadres du syndicat anarcho-syndicaliste
(C.N.T.), et prit, avec d’autres, la décision, controversée dans le
milieu anarchiste, de participer au gouvernement républicain pendant
la révolution sociale et la guerre civile.

Federica
Montseny repose au cimetière Saint-Cyprien à Toulouse.

Allez, encore une fois merci de votre visite, hier nous avons passé le cap des 2000 visiteurs, c’est encourageant. Portez vous bien et à demain peut-être.