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Pressez vos blancs moutons…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 28 décembre 2015, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi, justement le jour où l’on célèbre les saints innocents mis à mort par Hérode d’Ascalon…

Le jour du fumier ! Vous, je ne sais pas mais moi je me suis souvent demandé d’où venait cette imagination débordante du calendrier républicain. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poète, théâtreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux… Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793… Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poète qui le conduisit à doter les jours de noms Gravures des personnages des cartes départementales de Vuilleminchampêtres et bucoliques aussi improbables que ceux la. Né à Limoux, dans les Corbières, le 28 août 1755, et baptisé sous le nom de François Fabre, il ajoute «d’Églantine» à son nom en souvenir d’une églantine d’argent qu’il aurait remportée dans sa jeunesse à l’occasion d’un concours de poésie organisé par l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse. Joli garçon mais paresseux, instable et vaniteux, il acquiert un petit succès avec l’immortel tube: Il pleut, il pleut, bergère qui est une chanson tirée de l’opéra-comique en un acte Laure et Pétrarque, écrit par lui en 1780. La bergère à laquelle la chanson fait référence est en fait la reine Marie-Antoinette d’Autriche. Elle aimait à jouer les bergères au hameau de la Reine dans le parc du château de Versailles. L’orage pourrait être une allusion très précoce aux troubles qui conduisirent à la Révolution française…Oyez cette version interprétée par la grande Catherine Ribeiro.

Sous la révolution, il va se lier avec Marat et Danton; certains diront que par ses écrits incendiaires, il porte une responsabilité dans le déclenchement des massacres des 2 et 3 septembre 1792. Député à la calendrierConvention, il assure le secrétariat de Danton au ministère de la Justice. Participant à l’entreprise de déchristianisation, c’est dans ce cadre qu’il compose le calendrier des Français. D’une vénalité extrême, il ne tarde pas à être attaqué par Robespierre qui va se servir de lui pour faire tomber Danton. Il sera guillotiné en compagnie de celui-ci et Camille Desmoulins le 5 avril 1794. Que n’est-il resté à Limoux à célébrer les charmes de la blanquette…

Allez, merci à vous de vous arrêter un instant, portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST LA BONNE RAIPONCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le 1er jour de Frimaire et, il est vrai que les frimas font leur apparition. Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la raiponce. Je me suis souvent demandé d’ou venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poëte, théatreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux…Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793…Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poête qui le conduisit à doter les jours de noms champêtres et buccoliques aussi improbables que ceux la. En photo, Phyteuma Nigrum, encore appelée la raiponce noire, plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis.

Mes pérégrinations professionnelles m’ont souvent conduit du côté de Belle-isle-en-terre, département des Côtes d’Armor. Longtemps, je me suis interrogé sur l’origine de cette immense batisse en plein centre du bourg. Le maire de l’époque me raconta alors l’histoire de Lady MOND née Marie-Louise Le Manac’h. Cette fille du peuple, « monta » à Paris, rencontra les grands de ce monde. Elle fut longtemps la maitresse d’Antoine d’Orléans, infant d’Espagne. Puis elle rencontra et épousa Robert MOND, riche industriel qui finit anobli par la reine (d’Angleterre) et notre petite « Maï » devint lady MOND. Elle fit construire à Belle Isle le chateau de Coat an noz puis cette énorme batisse au milieu du bourg. Restée bretonnante elle n’oublia jamais ses origines et consacra une partie de sa fortune à la culture Bretonne. Durant la guerre, elle fut emprisonnée à St Brieuc et disparue un 21 novembre de 1949. Un conte de fée à la bretonne comme savait si bien en narrer Taldir-Jaffrenou dont elle fit traduire l’oeuvre. Celui-ci, en sa qualité de barde hérault de la Gorsedd de Bretagne et en remerciement de ses bons offices en fit d’ailleurs une druidesse d’honneur.

Voila, c’est à ranger dans la rubrique « les histoires de tonton Erwan ». En attendant les prochaines, portez vous bien et, à demain peut-être.