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La Commune n’est pas morte…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR, PORTRAIT

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Amis de la Commune et du velouté de potimarron réunis, bonjour !

Nous sommes donc le 06 novembre 2012, c’est vous dire comme les choses vont bon train. C’est le 16è jour de brumaire dédié au Chervis, plante dont les racines sont comestibles, ça fait penser un peu au panais, mais tant qu’à manger des plantes par la racine, je préfère le chervis au pissenlit…

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port-Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier qui attendait sa fin en s’envasant paisiblement et qui portait le nom de « Eugène POTTIER ». A cette époque là, on laissait les bateaux mourir de leur belle mort; le moment venu,on les remorquait vers un coin de rivière ou de plage et on laissait le temps faire son oeuvre. Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l‘Internationale.

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Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc OGERET en a fait un disque tout à fait sublime. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition. Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux Etats Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé. Jean Ferrat évoque Pottier dans sa chanson La Commune. Ses chansons sont reprises après sa mort, que ce soit par des artistes d’inspiration socialiste, anarchiste ou libertaire comme Pierre Degeyter. En 2010, Sébastien Ducret a mis en musique plus d’une vingtaine de textes d’Eugène Pottier. Le premier disque entièrement consacré à Eugène Pottier est sorti en décembre 2011, il s’intitule Quel est le fou ?. Eugène Pottier est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

L’actualité en chanson…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le jeudi 4  octobre 2012 mais, je n’y suis pour rien. Le treizième jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.

Le 4 octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène POTTIER, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale. En voici une qui colle à l’actualité de façon criante.

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Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,

Ni Dieu, ni César, ni Tribun,

Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,

Décrétons le salut commun. »

Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début des années 1900 et qui portaient le nom de Gais pipeaux, Lice chansonnière, Les bergers de Syracuse, ou la Muse rouge ont généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux « p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’indignation internationale et du chou braisé réunis, bonjour!

Nous sommes le quatre octobre, l’été joue les prolongations, les champignons attendent un peu d’eau et vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur. Dans le calendrier républicain, c’est le 13è jour de vendémiaire, dédié au potimaron.

 

Le 4 octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène POTTIER, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale.

Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par les staliniens, elle garde sa coloration libertaire.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début des années 1900 et qui portaient le nom de Gais pipeaux, Lice chansonnière, Les bergers de Syracuse, ou la Muse rouge ont généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux « p’tit Quinquin ».

Ici à gauche, une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

 

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie. ici à droite, une reproduction de la partition originale de « l’Internationale ».


Tiens, j’aperçois un Clynelish ,single malt côtier, qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges.Avocat (à 19 ans) puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859; (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson républicaine et du baekeoff réunis, bonjour !

Nous voici le 19 mars, 29è jour de ventôse dédié au frène.


Point de vue (minoritaire je le crains).

 Bon et bien voilà, les dés sont jetés, la messe est dite, ce sera LA GUERRE

Le Conseil de sécurité de l’ONU, ce « machin » comme disait De Gaulle, a donné son feu vert pour que des frappes soient possibles sur la Lybie.

D’ores et déjà le porte-avions TOTAL est prêt, il sera accompagné du porte-hélicoptères BRITISH-PETROLEUM escorté par le sous marin EXXON.

C’est que ce fieffé coquin de Kadhafi se permet de tirer sur ses concitoyens avec des armes achetées à la France et au surplus, il s’apprêtait à vendre son pétrole à la Chine. Avouez que ça manque d’élégance.

Chez les voisins du Bahrein, cela n’a pas trainé. Ainsi que je le supputais il y a quelques jours dans un de mes billets, l’ami d’Arabie Saoudite et des USA réunis est intervenu immédiatement pour mettre fin à cette révolution de va-nu-pieds. De toute évidence, cette violence là n’a pas heurté la sensibilité de nos valeureux diplomates de l’ONU.

Mister Obama-yes-we-can l’a dit: « Les actions militaires contre les civils doivent cesser immédiatement. Notre cause est juste ». Croyez vous qu’il s’adressait à la junte Birmane, à Gbagbo, aux Chinois, à la Corée du Nord, à la Biélorussie, tous ces grands démocrates, défenseurs des droits de l’homme ?

Et de son côté mister Juppé-droit-dans-ses-bottes de rajouter: « tout est prêt », ce qui en langage diplomatique signifie, tout est prêt depuis longtemps.

Une fois de plus on nous prend pour des thons et les grands communicateurs vont maintenant nous expliquer le pourquoi du comment.

 En d’autres termes, le vieil adage de Vegetius « Si vis pacem para bellum » est toujours d’actualité. Est-il utile de préciser que je n’ai aucune sympathie pour ce régime et que sa disparition me remplirait de joie.

Tout à fait autre chose (quoique).

 

Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de Paris, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Les « Cénobites » se devaient de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges.
Avocat (à 19 ans) puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.
Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859; (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « 
Guerre à la guerre« . Il meurt le 16 septembre 1887.

J‘ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance, en voici quelques lignes:

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,
De chauds aromes d’ambre emplissent les rayons ;
Les blés mûrs, pleins et lourds, attendent la faucille…
Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !
Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons ! – morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne ?

 

Voilà pour aujourd’hui, je vous remercie d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles » dont vous venez de parcourir le 558è billet. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis,
bonjour !


Oui,
nous sommes le 4 octobre mais, je n’y suis pour rien. Le treizième
jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour
nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous
cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.
C’était donnant donnant, hier soir c’est moi qui cuisinait: Filet
mignon aux girolles et poudre d’amande…

Le 4
octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène
POTTIER
, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que
vous voudrez. sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">

Eugène
Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui
oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés
chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très
populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul
doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu
naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises
ou l’Internationale.

Membre
de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de
Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il
sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il
parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats
Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après
l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses
poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique
par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale.
Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa
coloration libertaire.

« Il n’est pas de
sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">
C
omme
quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses
semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début
des années 1900 et qui portaient le nom de
Gais
pipeaux
,
Lice
chansonnière
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Les
bergers de Syracuse
,
ou la
Muse
rouge
ont
généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi
que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux
« p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

MURMURE POUR UN MUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ainsi donc, LEVI-STRAUSS nous a quitté et les jeunes du 93 continue de penser qu’il vendait des jeans dans le sentier. Pour ma part, je lui doit d’avoir appris très jeune que « les Araras ne sont pas des Bororos« . Ethnologue, écolo avant l’heure, c’était surtout un grand humaniste. Lisez ou relisez « tristes tropiques » vous ne regarderez plus le monde tout à fait comme avant. Claude Levi-Strauss nous a fait découvrir qu’il n’y avait pas de hiérarchie dans les cultures et que celle-ci valait celle-là. Chacune, à sa manière participant de l’enrichissement de l’humanité. A force de regarder l’autre à l’aune de notre nombril (ethnocentrisme) on finit par ne plus rien voir et on se prend les pieds dans le tapis de l’identité nationale.

Si j’ai titré aujourd’hui: Murmure pour un mur, c’est parceque, à l’heure où tous les médias se sont mis à l’unisson pour célébrer la chute de celui de Berlin, je n’entend qu’un chuchotement inaudible pour réclamer la destruction de celui qui emprisonne les Palestiniens.

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier qui portait le nom de « Eugène POTTIER« . Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l’Internationale. Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc OGERET en a fait un disque tout à fait sublime. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition. Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux Etats Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé. Le refrain d’une de ses chansons me revient en mémoire et, pourrait s’appliquer à la situation actuelle: « Tout ça n’empèche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ».

Tiens, en voila une autre qui s’apprète à subir les foudres de Nicolas 1er. Elle a oublié, notre vénus Hottentote de l’UMP, que ce parti comme ses prédécesseurs, RPR,UDR,MRP, ne produisait que des godillots et que la règle c’était, le petit doigt sur la couture du pantalon. RAMA YADE risque donc de faire les frais de cette discipline de parti qui ne pardonne pas, même si, comme c’est le cas ici, on est très populaire. Et si on la virait pour la remplacer par le gros David DOUILLET à la jeunesse et aux sports. Avouez qu’on y perdrait au change tout de même. Question du jour: Avant ou après les régionales ?

Voila pour aujourd’hui, j’ai un rendez vous que je ne veux pas manquer. Il y a dans une coin de forêt dont je dois taire le nom, une panièrée de trompettes de la mort qui attend et/ou qui attendent( l’un et l’autre se dit et/ou, l’un et l’autre se disent) ma visite. Allez, portez vous bien et, à demain…Peut-être.