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LES DINDONS DE LA FARCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la métempsychose et de la soupe aux choux réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 novembre, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, autre nom du navet. Bien entendu ce qui suit n’a rien à voir, quoique…

 

Il y a 75 ans, Barcelone enterrait Buenaventura DURRUTI.

Le 22 novembre 1936, les funérailles de DURRUTI à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au coeur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière, seul lieu qui sut arrêter la violence de ce pur libertaire.

Dimanche, l’Espagne à voté…et c’est Mariano RAJOY qui va orchestrer la rigueur qui attend les espagnols. Une fois de plus l’actualité donne raison à Etienne de la Boétie quand à son discours de la servitude volontaire: S’écartant de la voie traditionnelle, le jeune humaniste (il n’avait que dix huit ans) porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

Aujourd’hui c’est « le marché » qui s’est assis dans le fauteuil de l’opresseur et alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les peuples se tournent vers des idéaux libérateurs (suivez mon regard) ils redonnent le pouvoir à ceux là même qui sont les représentants de la finance internationale…

Près de cinq siècles après La Boétie, 75 ans après Durruti, les pouvoirs continuent de se reposer sur la crédulité, l’absence de conscience politique et l’abétissement des masses entretenues par les télé-poubelles…

Allez, madame Michu, gardez l’espoir, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA MAUVAISE REPUTATION…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de

Nous sommes le 20 novembre, 30è jour de brumaire dédié au rouleau, sorte de herse rotative encore nommée « brise-motte ».

L‘envie m’est venue de souhaiter un bon anniversaire à un chanteur que j’apprécie particulièrement, autant pour son talent que pour son engagement. Paco Ibanez né à Valence le 20 novembre 1934.

 

Son père, originaire de Valencia, était ébéniste et sympathisant anarchiste (bon sang ne saurait mentir comme disait mon aïeule qui l’avait assez vif). Paco passa sa petite enfance à Barcelone, puis la famille fut obligée de fuir vers la France à la fin de la Guerre d’Espagne,. Mais en 1940, son père est arrêté par la police de Vichy et incarcéré dans le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer comme de nombreux républicains espagnols.

En 1948, la famille passe clandestinement la frontière pour retrouver le père. En 1958, une amie de Paco et de Pierre Pascal fit écouter à Salvador Dalí une maquette du disque de Paco contenant quelques chansons de Lorca et de Góngora. Après l’écoute, Dalí demanda à voir le « muchacho » qui avait enregistré ces chansons. Lorsque les deux artistes firent connaissance, ils eurent l’idée d’illustrer la pochette avec un dessin réalisé par le peintre. Ce fut ainsi que Paco initia une étroite relation, non seulement avec le monde de la poésie et de la littérature en général, mais aussi avec les arts plastiques.

C’est en 1964 qu’il enregistra son premier disque mais le succès viendra un peu plus tard. À cette époque, la maison des Ibáñez à Paris était un lieu de passage et d’accueil de nombreux artistes, hommes politiques et intellectuels espagnols qui passaient par la capitale française, allaient et venaient d’exil ou faisaient de simples escapades pour respirer « un air frais ». Le voici interprétant la mauvaise réputation de Brassens.

En mai 1968, dans une émission de la télévision française réalisée en direct par Raoul Sangla, il présenta son disque ainsi que le peintre Ortega qui avait réalisé les illustrations de la pochette. Dans cette émission, il chanta « La poésie est une arme chargée de futur », de Gabriel Celaya et « Ballade de celui qui ne connut jamais Grenade » de Rafael Alberti. Un an plus tard, pour fêter les événements il se produisit dans la cour de la Sorbonne et devint un des symboles de la lutte des étudiants.

Après la mort de Franco il retourna vivre en Espagne, où il vit à Barcelone depuis 1994.
Paco Ibáñez a refusé, à deux reprises, la médaille des Arts et des Lettres proposée par le ministre de la culture à vie Jack Lang. Il n’a jamais écrit les textes de ses chansons mais a mis en musique des poèmes, des grands poètes espagnols ou latino-américains : Rafael Alberti, Pablo Neruda, Louis Cernuda, Antonio Machado

En décembre 2006, Paco Ibanez et Lucien Gourong, conteur et écrivain de Bretagne, qui se sont liés d’amitié en 1975, ont réalisé une grande soirée à l’Océanis de Ploemeur (Morbihan) en hommage aux républicains espagnols forcés de travailler sous les ordres des Allemands aux fortifications du mur de l’Atlantique et à l’édification des bases de sous-marins dont celle de Lorient. (merci WIKI)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de la péninsule ibérique et du bacalao réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la péninsule ibérique et du bacalao réunis, bonjour !

Nous
sommes le 14 janvier et, malgré vos bonnes résolutions, vous êtes
encore devant votre ordinateur…

Voici
le portrait rapide d’une militante que nous allons accrocher aux
cimaises de notre galerie. Le 14 janvier 1994, mort de
Federica
MONTSENY
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à Toulouse.
Une des grandes figures de l’anarchisme et de
l’anarcho-syndicalisme espagnol (elle fut l’amie de Durruti), et qui fut un temps ministre de la
Santé pendant la guerre civile. J’avoue que sur cette photo, elle a pas l’air commode.

Elle
est née le 12 février 1905 à Madrid. Fille des anarchistes
Catalans Joan Montseny (Federico Urales)  et Teresa Ma
né
(Soledad Gustavo) , fondateurs de la « Revista Blanca » (en
1898), Federica milite très jeune à la C.N.T. . Avec son père,
elle fait reparaître à partir de 1923 « La Revista Blanca »,
puis une nouvelle publication qui deviendra mensuelle « La Novela
Ideal » (Le roman idéal) : romans de propagande libertaire,
parlant d’antimilitarisme, d’entraide, d’amour libre, etc.). En 1930,
elle se lie au compagnon Germinal Esgleas (ça ne s’invente pas).
En
1936, elle est au comité régional de la C.N.T., et au comité
péninsulaire de la F.A.I.. Elle participera au nouveau gouvernement
républicain avec trois autres membres de la C.N.T (cette
participation d’anarchistes au gouvernement sera largement
controversée).

En tant que Ministre de la santé, elle fera voter
une loi légalisant l’avortement.
Federica Montseny est donc la première femme ministre d’Europe
Occidentale.
La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour enfants et
personnes âgées, de centres de formation pour femmes, notamment pour
aider les prostituées à se libérer de leur milieu.

A la fin de la guerre, elle est
contrainte à l’exil en France, et connaîtra les prisons françaises
avec son compagnon Germinal.
Comme des milliers d’autres espagnol(e)s, elle doit fuir en France à la
fin de la guerre, où elle est persécutée par la police nazie et
franquiste qui réclament son extradition, refusée par les autorités
françaises. Elle vit en liberté surveillée jusqu’à la libération de la
France en 1944. Installée à Toulouse, elle continue de travailler pour ses idées, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir,
ainsi que des livres (plus de 15 livres politiques et 50
non-politiques) et voyageant en Suisse, au Mexique, au Canada, en
Angleterre et en Italie.
 

 On ne dira jamais assez le rôle joué par les anarchistes dans la lutte contre la dictature Franquiste et, il ne faut pas compter sur Pernaud ou Pujadas pour nous rappeler ce genre d’anniversaire. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

EL CANT DELS OCELLS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pyrotechnie à l’italienne et des ortolans à la provençale réunis, bonjour !

En ce 29 décembre, outre le fait que nous approchons du moment fatidique où nous allons basculer vers 2011, nous honorons le 9è jour de nivôse du calendrier Républicain, jour consacré au Salpêtre (du latin Sal Petrae -le sel de la pierre). Le salpêtre, vous le mélangez à un peu de souffre et du charbon de bois et vous obtenez la poudre à canon. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut…

Pour ma part, je vous invite à célébrer le jour anniversaire de la naissance de Pablo Casals. D’abord parce que j’adore le violoncelle et puis parce que j’aime beaucoup le personnage pour son engagement en faveur de la république et de la liberté, contre les dictatures, en particulier celle de Franco en Espagne.

Il fut proposé au prix Nobel de la paix en 1958, sans succès.(en titre « Le chant des oiseaux » dont il fit son hymne.)

lors de la guerre civile, il va soutenir les républicains espagnols
et va s’exiler en 1939. Apôtre de la paix, il était également un
défenseur acharné de la Catalogne ;dès 1933, il refuse de jouer en Allemagne ;après guerre, il ne donne plus de concerts pour marquer sa
désapprobation du laxisme de la communauté internationale envers le
régime politique de Franc
o.

C’est en
1887, âgé de onze ans, que le petit Pablo, après avoir étudié la musique
auprès de son père dès l’âge de 5 ans au piano et avoir joué du violon,
de l’orgue et de la flûte, tombe littéralement amoureux du violoncelle.
Si son père a une chaire d’organiste à El Vendrell ville du berceau
familial, celui-ci a toujours été farouchement opposé à ce que son fils
puisse avoir une vie de miséreux comme pouvait l’être à l’époque celle
de la plupart des musiciens. Mais, dès l’âge de douze ans, le petit
Casals touche ses premiers cachets en jouant régulièrement au Café Tost
de Barcelone, l’endroit le plus à la mode du moment
.

Alors qu’il
avait fait un premier voyage en 1912 à Saint-Petersbourg, à l’annonce de
la Révolution Bolchevique en octobre 1917, il décide de ne jamais
remettre les pieds dans ce pays tant que les principes fondamentaux de
la démocratie ne seront pas établis.

Voila bien un grand bonhomme qui méritait sa place dans notre galerie de portraits. Et puisque j’ai la parole, j’en profite pour adresser un salut fraternel à notre ami Jean-Yves qui, à force de se faire de la bile, à fini aux urgences, les cénobites lui souhaitent un prompt rétablissement.

Allez, voici que s’approche la période des voeux et des « bonnes » résolutions; avec mon coach en technologie avancée on va tenter de passer la barre des trente mille visiteurs. Pour le coup, « Oui-Oui » pourra continuer à moquer mon égo. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


LA PEINTURE A L’HUILE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour !

Nous
voici le 16 décembre, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt
Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon
produit par le pin parasol. Tiens, puisque aujourd’hui, on parle de
l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à
la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est
excellent. En attendant, voici quelques mots sur une artiste peintre
anarchiste, surréaliste, espagnole…Tout pour me plaire.

Maria de los Remedios Varo y
Uranga
est née le 16 décembre 1908 à Anglés, un petit village
de la province de Gérone en Espagne. Son père, Rodrigo Varo y
Cejalbo, était ingénieur-hydraulicien. En 1913 commence le
vagabondage de Remedios : la famille suit le père dans ses
déplacements à travers l’Espagne et l’Afrique du Nord.  Après deux
ans d’études à l’École des Arts et Métiers de Madrid, elle suit
les cours à l’Academia de San Fernand, un apprentissage artistique
strict et académique. Mais Remedios, qui s’intéressait depuis
toujours au surnaturel, est fortement attirée par le projet
surréaliste. 

En 1928, Remedio Varo se marie
avec le peintre et anarchiste Gerardo Lizárraga, puis le couple
monte sur Paris.
De retour en Espagne, ils se séparent en 1932.
Varo s’installe à Barcelone et partage un studio avec le peintre
surréaliste Esteban Francés.

Elle fréquente le groupe
« Logicophobiste » et elle rencontre le poète Benjamin Péret
qui était venu en Espagne en tant que volontaire républicain et qui
était engagé dans la colonne « Durruti ».

En 1936, le soulèvement
militaire conduit par Franco contre le gouvernement de Front
Populaire de la jeune République espagnole provoque la guerre civile
qui ravagea l’Espagne. En 1937, Remedios Varo et Péret partent
ensemble à Paris, fuyant les horreurs de la guerre. Elle se trouve
immergée dans le cercle intime des surréalistes et fait
connaissance avec Miró, Max Ernst, Victor Braumer, Wolfgang Paalen,
André Breton et Leonora Carrington.

En 1940, le couple fuit vers
Marseille en attendant leur visa pour le Mexique qui offre l’asile
aux réfugiés espagnols et aux membres des brigades internationales.

Varo et Péret se séparent en
1947 et Péret retourne vivre à Paris. C’est à ce moment-là, en se
libérant de l’influence trop contraignante des surréalistes que
Varo trouve sa propre voie.

En 1949, Remedios Varo se marie
avec Walter Gruen. Gruen, un exilé autrichien qui avait été
incarcéré dans les camps des concentrations en Allemagne et en
France, était venu au Mexique en 1942 et était devenu un homme
d’affaires prospère. Ils se connaissaient depuis 1940, mais c’est
seulement après la mort de la première femme de Gruen, le départ
de Péret et la séparation de Varo et Jean Nicolle qu’ils formèrent
un couple. Il l’encourage à reprendre la peinture et c’est grâce à
sa bonne situation qu’elle peut enfin se consacrer à la peinture.

En 1955, Remedios Varo expose
pour la première fois au Mexique. En 1956, est organisée sa
première exposition individuelle.Ses toiles suscitent un vif
enthousiasme, aussi bien du public que de la critique.

Remedios Varo était de nature
anxieuse. Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle
aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un
cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres (quasiment cénobite, quoi !).
On ne  saura jamais si elle l’aurait fait, le 8 octobre 1963, alors
que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans.

C‘est sûr, c’est plus proche de Dali que de Mathurin Meheust…Allez, je vous abandonne pour vaquer à quelques occupations domestiques. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.(Puisque, je vous le disais en début de billet, nous sommes le jour du PIGNON, voici un petit bonus.)


 

Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Un fidèle parmi les fidèles s’étonnait l’autre jour que je n’évoque pas la figure de CAMUS. Force est de constater que ce dernier n’a pas besoin des colonnes de ce modeste blog pour que sa mémoire soit vivace. Il est partout et certains songent même à le panthéoniser. Non, la ligne éditoriale ici, consiste à sortir des oubliettes où l’histoire les a rejetés, des hommes et des femmes, obscurs combattants de la liberté mais tout autant dignes de notre souvenir, à l’instar de Francisco SABATE.

C’est en pensant à l’ami Benny, tout là haut, dans ses montagnes Asturiennes, que je rédige ce petit billet.

Le 5 janvier 1960, mort de Francisco SABATE LLOPART (dit El Quico) à San Celoni (Catalogne).
Combattant puis guérillero anarchiste catalan. En 1932, suite aux événements de Fijols, il crée le groupe d’action « Los Novatos » et adhère à la F.A.I. En 1935, il s’insoumet au service militaire et effectue sa première expropriation pour le comité d’aide aux prisonniers. En août 1936, Sabaté s’engage avec son frère José dans la colonne de la C.N.T- F.A.I qui va combattre sur le front d’Aragon. A la fin de la guerre, il est interné en France au camp du Vernet. Une fois libre, il va poursuivre la lutte clandestine en Espagne. Le 20 août 1945, il réussit à faire libérer deux camarades. Dès lors, avec son groupe, il ne cessera plus les coups de mains contre le régime franquiste ou bien contre les entreprises et les banques pour financer le mouvement. Le 2 mars 1949, ils abattent deux chefs de la phalange. Sabaté réussit de nombreuses fois à passer à travers les mailles du filet de la police, mais beaucoup de compagnons seront arrêtés ou tués.
Fin décembre 1959, il franchit la frontière espagnole avec quatre compagnons. Mais repérés début janvier, ils sont assiégés par l’armée et la garde civile à Sarriá de Ter et abattus. Seul Francisco Sabaté (grièvement blessé) réussit à leur échapper quelques heures, avant de succomber sous leurs balles à San Celoni.
Ainsi s’achève l’une des pages les plus tragiques de la lutte anti-franquiste et aussi une des plus méconnues. Je pense qu’il n’y aura ni articles de presse ni émissions de télé pour commémorer sa disparition.

J‘aurais pu vous parler itou de Saint CONWOÏON qui fut, chacun le sait, le premier higoumène (abbé) du monastère de St Sauveur près de Redon et que l’on célèbre ce jour, même si il a fricoté autant avec Nominoé qu’avec le roi de France pour obtenir sa charge. Car, je suis bien obligé de reconnaître que l’histoire Bretonne contient moins d’anarcho-libertaires que de Poujado-populistes et qu’il y a plus de saints en Bretagne que de fromages en France.

Allez, les vacances sont terminées, il faut songer à reprendre le collier… Vous avez entendu Nicolas 1er: L’avenir est devant nous. J’ajoute, comme disait Pierre DAC que si on se retourne, on l’aura dans le dos ! Je crains fort qu’effectivement on l’ait dans le dos mais, bien plus profondément qu’espéré… Bon, portez vous bien (-3 ce matin) et à demain peut-être.

TRISTE ANNIVERSAIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il y a quelques jours, j’ai reçu un message d’un ancien collègue du boulot et qui bosse aujourd’hui à Rennes. Ses bureaux sont situés rue Francisco FERRER. Comme je lui demandais ce que lui inspirait ce nom, il resta muet… Petite et modeste leçon d’histoire pour vous tout spécialement inestimables lecteurs:

Il y a cent ans, en octobre 1909, l’Espagne monarchiste, faisait fusiller Francisco FERRER. Franc-maçon et anarchiste Catalan, on lui doit la création de la pédagogie moderne. Il croyait à une éducation basée sur la curiosité, l’éveil de l’intelligence enfantine, une éducation débarrassée de ses tutelles religieuses et sociales. Ses héritiers s’appellent FREINET ou LE GAL. Cet assassinat, car c’en était un – il fut accusé par l’évèque de Barcelone d’avoir fomenter des troubles durant ce que l’on a appelé « la semaine sanglante »- souleva une vague de protestation dans toute l’Europe et au-delà. A Paris, Londres, Bruxelles, des foules considérables se réunirent pour dénoncer cette injustice. Les Belges (nos amis les Belges) lui ont érigé un monument que l’on peut admirer en face de l’université libre de Bruxelles dont je vous parlais hier à propos de « la calotte »

Si vous passé rue F. FERRER, ayez une pensée émue pour ce grand pédagogue fusillé à MONTJUICH le 13 octobre 1909. Bon, je voudrai pas casser l’ambiance, et puis ça va bientôt être l’heure de ma solution hydro-alcoolique. Aujourd’hui, avec ma fiancée, on s’fait une p’tit’ bouffe sur le port. Je ne manquerai pas de vous faire mon rapport (d’un point de vue gastronomique cela va sans dire, mais je préfère l’écrire) Allez, à demain peut-être.