Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Erispoë”

Page 1 de 1

AUDREN OU VONT LES CHOSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour !


Ce 7 février nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les bronches.


Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les AODREN (Audren). La légende en fait le fils du roi Breton Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren ((castell Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron.


Voici ce que l’on peut lire sur le site dédié de Marikavel: « Cette ville tire son nom du château bâti vers 447 par Audren , fils de Salomon, quatrième roi de Bretagne, fils aîné de Salomon I er. Ce prince monta sur le trône l’an 445; peu après son couronnement, il fit élever le château de son nom, auprès duquel on construisit des maisons qui formèrent dans la suite une petite ville, qui depuis a toujours porté le nom de Châtelaudren, et fut réunie au comté de Guingamp, dont la seigneurie passa dans la maison de Penthièvre, par le mariage de l’héritière de ce comté, qui épousa, en 1034, Etienne de Bretagne, fils du comte Eudon, frère du duc Alain IV. Après ce mariage, Etienne prit le nom d’Etienne de Penthièvre, et la seigneurie de Châtelaudren devint le chef-lieu du comté de Goelo et de la baronnie d’Avaugour, située dans la paroisse de Plesidy. En 1420, le château de cette ville fut démoli par ordre du duc Jean V, qui fit encore raser plusieurs autres places qui appartenaient aux seigneurs de Penthièvre, pour les punir d’avoir osé attenter à ses jours, l’arrêter et renfermer, le 13 février 1419, dans leur château de Chantoceaux, à cinq lieues de Nantes. Ce fut par cette démolition qu’on apprit qu’Audren, roi de Bretagne, était le fondateur de la ville dont nous parlons. On y trouva plusieurs pierres sur lesquelles ce fait était écrit et énoncé très-clairement. Audren mourut, l’an 464, dans la soixantième année de son âge et la dix-neuvième de son règne. »

 

Or Salomon, fils de Riwallon fut roi de bretagne de 857 à 874 non sans avoir précédemment assassiné Erispoë qui projetait un rapprochement avec Charles le chauve.. Aodren pour ce qui le concerne vécut semble t-il au milieu du Vè siècle et se fit remarquer par ses luttes contre les Huns et les Saxons. Son père était sans doute Salomon 1er, un chef de guerre Armoricain mais que l’on ne peut pas considérer comme roi ou Duc, le premier étant Erispoë successeur de Nominoë vers 850. On peut lire le livre de:André Chédeville, Hubert Guillotel, La Bretagne des saints et des rois (Ve-Xe siècle), Editions Ouest-France, Rennes, 2003. ( A gauche, une magnifique céramique de la manufacture de Creil, représentant le couronnement d’Erispoë.)

voilà pour la petite histoire qui ne devrait pas vous empêcher de réserver une petite visite à Chatelaudren où l’imprimerie est aujourd’hui un centre culturel et musée. Pour les pêcheurs, je signale que Le Leff qui y passe est une excellente rivière à truites.

Allez, j’ai dans l’idée que l’hiver n’a pas dit son dernier mot, je m’en vais donc de ce pas faire un peu de bois. Portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

EN MAI 843…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Nous sommes au mois de mai 843.

La Bataille de Blain et la victoire bretonne qui en résulta, fait suite immédiatement à la défaite bretonne de la Bataille de Messac.

Le Duc de Bretagne Nominoé désirant agrandir le territoire breton, passa la Vilaine à la tête d’une forte armée qu’il commandait avec son fils Erispoë. Les forces franques nantaises s’avancèrent vers la Vilaine sous la conduite du Renaud d’Herbauges. Ils se rencontrèrent à Messac et c’est le comte Renaud qui remporta la victoire.

Plusieurs sources  mentionnent également la possibilité que Nominoé était alors atteint par une maladie assez grave et que le commandement des troupes dirigées contre la région nantaise, fut confié à son fils uniquement. Cela expliquerait d’autant mieux le caractère hasardeux de la rencontre dite de Blain.

La Bataille de Blain

Renaud croyant l’ennemi complètement hors de combat, réunit une troupe assez nombreuse et reprit la direction de Nantes. Arrivé à Blain, il s’arrêta pour faire reposer ses soldats. Chef et soldats étaient là, nous dit la Chronique de Nantes, étendus sur l’herbe près des bords de l’Isac, dans le plus complet abandon, lorsque soudain une troupe nombreuse se jeta sur eux : c’était le fameux Lambert II de Nantes que Charles-le-Chauve avait chassé de Nantes. Il avait fait alliance avec les Bretons, et à la tête de soldats rassemblés sur les frontières de l’Anjou, il s’était avancé sur la Vilaine, afin de réunir ses forces à celles de Nominoé. Ennemi juré de Renaud qui avait pris sa place comme chef du comté nantais, il se mit à sa poursuite, voulant satisfaire sa vengeance et réparer le désastre. Il surprit les Nantais désarmés, et en fit un grand carnage ; lui-même, de sa propre main tua le comte Renaud : c’était le 25 mai 843. Cette victoire bretonne, suivie d’autres, conduisit en 851, au Traité d’Angers, par lequel les pays Nantais et Rennais devenaient possession de la Bretagne.

…………………………………………………..


Le
25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands
saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter.

Il
a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du coté de
Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre
un billet à cet immense poète). On lui doit d’avoir travaillé avec
Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour
l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926,
étonnant non !

Plus
tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et
on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons
dangereuses » de Roger Vadim.

La
bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue »
est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré
un disque intitulé « La note bleue ».

Je
vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain »
avec Bud Powell.

……………………………………………………

Bon et bien voila, c’est suffisant pour un Lundi de Pentecôte. C’est vraiment sympa à vous d’être passé un jour férié (si,si.) et si cela vous a plu, vous connaissez la procédure pour le faire savoir: Votez pour ce blog en haut à droite. Je vous fais confiance pour que le fait de voter à drroite ne devienne pas une habitude…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

KAN BALE NEVENOE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Skoulmet mat eo hirie

chadenn ar goskoret

kousket noz kousket de

kalon ar vretoned. « Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le coeur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grace 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendômes non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère, comme je le disais hier à propos de Fabre d’Eglantine, en tous cas, pas un temps à mettre un paroissien dehors. Va pourtant falloir y aller. Un p’tit tour dans le bourg le dimanche matin, ça tient quasiment du rituel. Allez, portez vous bien et à demain, peut-être.