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L’homme et la tête de chou…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous voici donc le vendredi 31 janvier 2014, autant 72367838_p-150x150dire sans risque de se tromper, que la fin du mois n’a jamais été aussi  proche. Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis.                                              Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco, qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.


C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger MONCLIN en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor MERIC qui va l’influencer profondément. Il adhère à la ligue des combattants de la paix61307534_p dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontre Robert JOSPIN, le père de Lionel…
Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera 61307552_pemprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau emprisonné jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var. Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.Terrible réquisitoire contre la guerre que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre ! Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai souvent parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide.
Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien et à demain peut-être

A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des béatitudes et du maquereau à la bretonne réunis, bonjour !

Et bien voilà, ca y est, nous sommes le 25 septembre ! Et alors ? Heu, rien. Ah si, c’est le 4è jour de vendémiaire dédié à la colchique. Jolie plante, quoique aussi toxique qu’un prêt bancaire. Elle doit son nom à Colchide où habitait la magicienne Médée. Vous vous souvenez de la fameuse chanson Colchique dans les prés…Elle a été créée par une cheftaine scoute francine Cockenpot et reprise par Francis Cabrel, étonnant non ?

Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Erich Maria Remarque. Adolescent j’avais été profondément marqué par la lecture de ses romans, sans doute (déjà) ma sensibilité antimilitariste…

REMARQUE Erich Maria (pseud. d’Erich Paul Remark). Ecrivain allemand. Né le 22 juin 1898 à Osnabrück, mort le 25 septembre 1970 à Locarno. Sans doute le romancier allemand contemporain  » le plus dénigré « . Fils d’un relieur, Remarque fait des études pour devenir instituteur lorsqu’il est appelé sous les drapeaux. Après la guerre, il exerce divers métiers : comptable, démarcheur, journaliste, rédacteur d’un journal sportif, il a même été vendeur de pierres tombales . C’est en 1929 que Remarque devient tout à coup célèbre, grâce à l’énorme succès remporté par son premier roman A l’Ouest rien de nouveau : traduit en vingt-cinq langues, l’ouvrage atteint en l’espace de dix-huit mois un tirage de 3,5 millions d’exemplaires !
Remarque s’installe ensuite en Suisse, à Ascona(1931), tandis que ses livres sont brûlés par les nazis (1933) et que la nationalité allemande lui est retirée. Goebbels tentera de le faire passer pour un juif ayant francisé son nom. Sa sœur Elfriede Scholz, condamnée à mort en Allemagne pour « atteinte au moral de l’armée », était décapitée à la hache à Plötzensee A partir de 1948, il réside alternativement à New York et en Suisse.

Il va fréquenter Marlène Diétrich et même épouser Paulette Godard. Remarque situe ses romans dans les moments sombres qui ont marqué l’histoire de sa génération : la Première Guerre mondiale (A l’ouest rien de nouveau), les débuts troublés de la République de Weimar, dans Le chemin du retour, la dépression économique et les années d’inflation, dans L’Obélisque noir, l’émigration, dans Arc de triomphe(1946), la dictature hitlérienne, avec Le Temps de vivre et le temps de mourir. Dans chaque situation, le romancier suit le destin d’individus qui cherchent à  » se tirer d’affaire « , à vaincre ce qu’ils considère comme une  » mal-chance « . Les faiblesses (ou les recettes ?) de Remarque sont évidentes : intrigue policière réunissant des personnages contrastés, approche a-historique des évènements, mythologie des attitudes  » viriles  » (le camarade, le traître, le hors la loi, …), philosophie anodine… On ne saurait néanmoins dénier à Remarque d’avoir dénoncé avec force, dans ses ouvrages, le militarisme, la guerre et la dictature. Preuve que les best-sellers peuvent parfois réveiller, et non pas endormir, la conscience du public. Sources:Université Lyon 2

Allez, on lui fait une petite place dans notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

QUELLE CONNERIE LA GUERRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du pacifisme et du gras double réunis, bonjour !

Le dernier jour de janvier n’est que le 12è de pluviôse et est dédié au brocolis dans le calendrier républicain.

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger MONCLIN en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor MERIC qui va l’influencer profondément. Il adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontre Robert JOSPIN, le père de Lionel…
Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau emprisonné jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var.
Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.
Terrible réquisitoire contre la guerre que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre !

Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide.
Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien, à demain peut-être, et n’oubliez pas: Indignez vous !