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Les dragons de la phynance…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la variétoche et de la soupe de congre réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 14 octobre 2014, 23è jour de vendémiaire dédié au navet. Aléa jacta est ! Comme disait mon aïeule qui lisait Epicure dans le texte et Ouest-Eclair dans les cabinets.
Le sort en est jeté, à partir de dorénavant, tout sera comme avant… C’est du moins ce que semble dire nos dirigeants qui continuent de faire preuve d’une surdité ahurissante. A moins que… Les djeun’s ne prennent un coup de vieux, les ico-commune-1cheminots jouent les locomotives, les dockers se fâchent, les enseignants se, heu, comme d’hab’, les boulangers nous mettent dans le pétrin, les jardiniers nous envoient sur les roses, les routiers ne soient plus sympas, les électriciens fassent des étincelles, les magistrats debout abandonnent leurs assises, et tout ce petit monde décide de renvoyer les élus à leurs chères études. Tiens, souvenirs de la Commune: Le Comité central de la Garde nationale, installé à l’Hôtel de Ville depuis la soirée du 18 mars, précise, dans son appel du 22 mars (1871) aux électeurs, sa conception de la démocratie :  » Les membres de l’assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables  » C’est pas interdit de rêver !

Vous avouerez qu’on ne sait plus à quelle sainte se vouer. Je vous propose d’essayer Enora.
En effet, en Bretagne armoricaine ce jour on célèbre (ou pas) les ENORA. On raconte que son père l’ayant forcée à épouser saint Efflam, elle refusa, d’accord avec Efflam, de mener vie commune. Ils se marièrent néanmoins et vécurent comme frère et sœur tout au long de leur vie. On peut voir sa statue Enoradans l’église de Plestin (Finistère) et dans la chapelle de Trézeny. La légende raconte qu’Enora, la chaste épouse de Saint-Efflam donc, partie à sa recherche en Armorique, vit son esquif de cuir (les fameux curraghs) échouer dans la baie de la Vierge, retenu par les pierres en fermant l’entrée à marée descendante. Un monastère fut dès lors fondé à cet endroit. Il n’y subsistera que du 5ème au 8ème siècle et fut sans doute à l’origine d’une légende qui voulait que le Yaudet fut le premier évêché, éphémère, du Trégor. Les pierres d’une première église remontent au 11ème siècle de notre ère, sur les fondations d’un temple romain dont elle récupéra certains matériaux. Enora est la patronne des nourrices, aujourd’hui on dit assistantes maternelles…

Quand à Efflam, oyez ce qu’en dit Albert le Grand : «  … nôtre Saint, avec sa compagnie, passa la mer & vint heureusement surgir à la coste de la Bretagne Armorique, en la baye de sable, qui est entre Toul Efflam & Loc-Mikel, dite communement la lieue de gréve, en la paroisse de Plestin, Diocese de Treguer, & leur vaisseau s’arresta vis-à-vis d’un grand roc, qui est au milieu de la gréve (en terre neanmoins), nommé Hyrglas. Il y avoit pour lors, le long de la gréve, une très-grande forest, de laquelle S. Efflam & sa troupe, descendans de leur vaisseau, virent sortir un horrible dragon, lequel se retiroit à travers la grève dans sa la croixcaverne, distante d’environ mil pas de ce roc; laquelle caverne était profonde de neuf coudées, & en avoit douze en la circonférence de son ouverture; mais de peur qu’à la piste et trace de ses griffes, il ne fut découvert & assiégé en cét antre, il avoit cette astuce de marcher à reculons, de sorte qu’à voir les marques de ses griffes dans le sable, on eut pensé qu’il venoit de sortir du lieu où il ne faisoit que d’entrer. » .

Au milieu de cette vaste grève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (la croix de la lieue de grève-photo de gauche). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre la traversée ne manquait jamais d’interroger la croix_10croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte. On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz ». Bon, ben, y’a plus qu’à retrouver saint Efflam pour qu’il nous débarrasse des dragons de la phynance. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE SAINT ET L’AZOTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la cavalerie légère et du coco paimpolais réunis, bonjour !

Nous sommes le 14 octobre 2011, 23è jour de vendémiaire dédié au navet.

En Bretagne armoricaine on célèbre (ou pas) les ENORA. On raconte que son père l’ayant forcée à épouser saint Efflam, elle refuse, d’accord avec Efflam, de mener vie commune. Ils se marièrent et vécurent comme frère et sœur tout au long de leur vie. On peut voir sa statue dans l’église de Plestin (Finistère) et dans la chapelle de Trézeny. La légende raconte qu’Enora, la chaste épouse de Saint-Efflam, partie à sa recherche en Armorique, vit son esquif de cuir (les fameux curraghs) échouer dans la baie de la Vierge, retenu par les pierres en fermant l’entrée à marée descendante. Un monastère fut dès lors fondé à cet endroit. Il n’y subsistera que du 5ème au 8ème siècle et fut sans doute à l’origine d’une légende qui voulait que le Yaudet fut le premier évêché, éphémère, du Trégor. Les pierres d’une première église remontent au 11ème siècle de notre ère, sur les fondations d’un temple romain dont elle récupéra certains matériaux. Composée de deux nefs et six travées, elle subit des modifications du 13ème au 17ème siècle et sera détruite en 1855. C’est à la requête des Kerninon que la chapelle actuelle fut érigée et achevée en 1861, sur les fondations de l’ancien lieu de culte. Enora est la patronne des nourrices, aujourd’hui on dit assistantes maternelles…

Quand à Efflam, oyez ce qu’en dit Albert le Grand : «  … nôtre Saint, avec sa compagnie, passa la mer & vint heureusement surgir à la coste de la Bretagne Armorique, en la baye de sable, qui est entre Toul Efflam & Loc-Mikel, dite communement la lieue de gréve, en la paroisse de Plestin, Diocese de Treguer, & leur vaisseau s’arresta vis-à-vis d’un grand roc, qui est au milieu de la gréve (en terre neanmoins), nommé Hyrglas. Il y avoit pour lors, le long de la gréve, une très-grande forest, de laquelle S. Efflam & sa troupe, descendans de leur vaisseau, virent sortir un horrible dragon, lequel se retiroit à travers la grève dans sa caverne, distante d’environ mil pas de ce roc; laquelle caverne était profonde de neuf coudées, & en avoit douze en la circonférence de son ouverture; mais de peur qu’à la piste et trace de ses griffes, il ne fut découvert & assiégé en cét antre, il avoit cette astuce de marcher à reculons, de sorte qu’à voir les marques de ses griffes dans le sable, on eut pensé qu’il venoit de sortir du lieu où il ne faisoit que d’entrer. » .

Au milieu de cette vaste grève sillonnée de ruisseaux et de filières, s’élève une croix de pierre (la croix de la lieue de grève-photo de gauche). Autrefois l’habitant de ce pays, avant d’entreprendre la traversée ne manquait jamais d’interroger la croix. Si les flots la recouvraient, il était trop tard : l’imprudent eut été infailliblement englouti. Si, au contraire, la croix se montrait au-dessus de l’eau, on disait : « la croix nous voit » et l’on s’avançait sans crainte ». On dit qu’elle se déplace de l’épaisseur d’un grain de blé tous les sept ans : « Treuz ur gwinizhenn a bep seizh bloaz« .

Hélas, toutes les prières à Enora et à St Efflam n’ont pas empêché les algues vertes de défigurer le site merveilleux de Saint-Michel-en-Grève ; c’est sans doute pour cela que le gouvernement vient d’autoriser par décret l’assouplissement des normes d’épandage des effluents d’élevage. En d’autres termes, une augmentation de 20% des quantités d’azote épandues sur les sols. Je vais finir par croire qu’il y a des élections bientôt…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.