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Dans le mille, Emile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la lutte finale et du corned-beef réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 18 février 2015 qui est le trentième et dernier jour de pluviôse, dédié au traîneau. Chez nousstguire3 aujourd’hui dans certains calendriers, on fête les Kireg qui laissa son nom à la station de Perros-Guirec. Sur la côte de granit rose, à Ploumanac’h,( ce nom de commune vient du breton Poul-Manach, le marais du moine; peut-être un cénobite) on trouve l’oratoire de Saint Kireg. Et puis tiens, je sais que vous êtes des milliers à attendre l’info avec fébrilité. Cette année se sont les Nordistes qui sont champions du monde de Bouloupok.

L’homme du jour est Emile ARMAND.

C‘était une p’tit gars qui s’appelait armand, n’avait pas d’papa, n’avait pas d’maman… Vous connaissez la célèbre chanson, et bien, cela n’a rien à voir avec ce qui suit. En vérité, Emile Armand s’appelait, Ernest Juin et est mort en février 1962. Fils d’ancien communard, le petit Ernest Juin, dit Emile ARMAND, ne fréquente pas l’école et c’est dans la bibliothèque paternelle qu’il fait son instruction. Il pratique néanmoins de nombreuses langues. Suite à la lecture de l’Ancien testament, il est secoué Emile A.vers l’âge de seize ans par une crise mystique qui le tourne vers la religion. Il fréquente les réunions de l’Armée du Salut, qu’il joint officiellement en décembre 1889. Vers 1895-1896, Armand découvre l’anarchisme à travers la revue Les Temps nouveaux de Jean Grave. L’activité anarchiste, pacifiste et antimilitariste d’Armand lui vaut d’être condamné et emprisonné à de multiples reprises. Arrêté le 6 août 1907, il est condamné à cinq ans de prison pour complicité d’émission de fausse monnaie . Il en profite pour rédiger le livre « Qu’est-ce qu’un anarchiste » (1908) qui constitue sa première synthèse. Après la mort de Marie Kugel, son amie, Armand se marie avec une institutrice, Denise Rougeault, qui le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à l’action anarchiste. Sa situation matérielle assurée, ayant trouvé en Denise Rougeault la stabilité et une collaboratrice, il peut mettre son érudition, sa puissance de raisonnement et sa connaissance d’une dizaine de langues au service de sa révolte.

Il fait paraître « l’En-Dehors » pendant 17 ans.( Aujourd’hui, l’en dehors est un site d’informations à glisser impérativement dans votre blog-liste.) Il publie plusieurs dizaines de brochures, organise causeries et cercles d’amis. A l’intérieur de son individualisme libertaire, il continue de progresser et aboutit, entre autres, à la thèse de la « Camaraderie amoureuse ». Il collabore également à l'en dehorsl’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure.. Arrêté une troisième fois le 27 janvier 1940, il est condamné pour appel à l’insoumission le 16 avril suivant et est interné dans divers camps jusqu’en septembre 1941. L‘action militante d’Armand s’oriente également vers les «milieux libres» (les colonies anarchistes) où il prône l’amour libre, la camaraderie amoureuse, le naturisme et le refus généralisé des contraintes. Armand se définit par l’épitaphe qu’il se composa : « Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi ».

Voila pour ce mercredi, lendemain de Gras; je vous parle de carna308ça parce que hier au soir au lieu d’aller faire du termaji* sur le port à Douarnenez, j’ai  concocté une fondue de poireaux à la crème safranée et sa ribambelle de saint-Jacques de la baie de St Brieuc (ça fait plus trois étoiles que: Poireaux  & coquilles), accompagnés, l’une et les autres d’un merveilleux Savennières…Un vrai plaisir, à consommer sans modération. Allez, ne soyez pas jaloux, portez vous bien et à demain peut-être.
*mot typiquement douarneniste que l’on pourrait traduire par: faire du reuz; du dismégans, aller en riboul, partir en jabadao. Allez: deus ta bugale, deus ta war an aod…

Pour faire le portrait d’un portraitiste…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pantonyme* et du club Dorothée  réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 21 septembre 2014, dernier jour complémentaire du calendrier républicain, dédié colchiqueaux récompenses, et donc, à la veille du nouvel an républicain. Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. Un autre qui possédait un talent inoui et dont je voulais dire quelques mots avant de l’accrocher aux cimaises de notre galerie, c’est Jean Lébédeff. Rien à voir avec le Ti beudeff à Groix, bistro mythique que tous les marins connaissent.

* Une religion, qu’est-ce d’autre qu’une doctrine qui explique quelque chose que l’on ne comprend pas (l’univers, la vie…) par quelque chose que l’on comprend encore moins (Dieu).
André Comte-Sponville 

Or donc, le 21 septembre 1972, mort de Jean LEBEDEFF à Nimes (Gard). Artiste libertaire, peintre et graveur. Il était né le 25 novembre 1884, à Bogorodskoïé (Nijni Novgorod, Russie), dans une famille de commerçants-agriculteurs. Après avoir obtenu, en 1907, un brevet de l’école de navigation de Nijni Novgorod, il devient capitaine sur un bateau de la Volga. Il manifeste sa solidarité avec le mouvement révolutionnaire en cachant plusieurs militants sur son bateau. En novembre lebedeff_jean1908, il fait expulser de son navire des gardes du Tsar, qu’il abandonne désarmés, sur une rive déserte. Il s’exile alors pour fuir la répression, traverse la Finlande, le Danemark et l’Allemagne, il arrive en Belgique où il retrouve à Ixelles son frère aîné, Nicolas, étudiant à l’Université libre dirigéé par Elisée Reclus. En 1909, il se fixe à Paris et exerce alors divers petits métiers. Il prends des cours de dessin et entre aux Beaux-arts en 1911. Il fréquente également l’académie de Léon Léonovitch Tolstoï (fils de l’écrivain) et l’Académie russe de Paris constituée d’émigrés souvent de tendances anarchistes. Il s’initie aussi à la xylographie, et ne cessera plus dès lors d’exercer son talent à travers la gravure sur bois. Il fréquente la bohême de Montparnasse et ses nombreux artistes ou littérateurs célèbres.
Lebédeff va influencer de nombreux graveurs dont le libertaire Germain Delatousche, fondateur du groupe Les Compagnons, dont il fera partie de 1921 à 1927. Ami avec Pierre Kropotkine, il sera également durant l’entre-deux guerres très lié au milieu libertaire et particulièrement aux exilés russes comme Voline et Makhno. Il hébergera d’ailleurs ce dernier plusieurs mois à son domicile et lui permettra le drapeau noird’obtenir des papiers. Il a collaboré dans cette période à divers titres de la presse libertaire Le Néo Naturien, La Vache enragée journal de la Commune libre de Montmartre dont il était membre et qui était dirigé par M. Hallé ainsi qu’à l’en dehors d’E. Armand, notamment en 1938.
Pendant l’occupation allemande, il cache dans son atelier de Fontenay-sous-Bois plusieurs amis juifs et anarchistes traqués par la Gestapo et pour lesquels il falsifiera à plusieurs reprises les papiers d’identité. Après la guerre, il épouse Kamille Klimeck, fille d’une famille bourgeoise polonaise, avec laquelle il aura un fils, Georges. Il continuera de collaborer à la presse libertaire L’Unique d’E. Armand et la revue Maintenant (1945 – 1948) d’Henri Poulaille. En 1947 il illustre la couverture du livre de Voline La Révolution inconnue, ainsi que l’ouvrage de Fernand Planche consacré à Kropotkine (1948).
En 1972, il se retire avec sa compagne Marie-Claire Blanc Maguelone et leur fils François à Gallargues-le-Montueux dans le Gard. Malade depuis une dizaine d’années, il décède à l’hôpital de Nîmes ce 21 septembre 1972.Sources.

Allez, bonne fin de semaine, portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST VENTOSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Normalement, nous sommes le premier jour de Ventôse et c’est un jour consacré au « Tussilage« , jolie plante de la famille des asteracées et qui, comme son nom l’indique aux Héllenistes que vous êtes, signifie: « Excellent contre la toux ». Cette plante est connue depuis les temps les plus anciens pour ses vertus médicinales. Je trouve que ça ressemble à s’y méprendre au Pissenlit mais on me dit que non. Alors, passons au portrait du jour.

EMILE ARMAND, MORT UN 19 FEVRIER 1962.

C‘était une p’tit gars qui s’appelait armand, n’avait pas d’papa, n’avait pas d’maman… Vous connaissez la célèbre chanson, et bien, cela n’a rien à voir avec ce qui suit. En vérité, Emile Armand s’appelait, Ernest Juin.

Fils d’ancien communard, le petit Ernest Juin, dit Emile ARMAND, ne fréquente pas l’école et c’est dans la bibliothèque paternelle qu’il fait son instruction. Il pratique néanmoins de nombreuses langues. Suite à la lecture de l’Ancien testament, il est secoué vers l’âge de seize ans par une crise mystique qui le tourne vers la religion. Il fréquente les réunions de l’Armée du Salut, qu’il joint officiellement en décembre 1889.

Vers 1895-1896, Armand découvre l’anarchisme à travers la revue Les Temps nouveaux de Jean Grave. L’activité anarchiste, pacifiste et antimilitariste d’Armand lui vaut d’être condamné et emprisonné à de multiples reprises. Arrêté le 6 août 1907, il est condamné à cinq ans de prison pour complicité d’émission de fausse monnaie . Il en profite pour rédiger le livre « Qu’est-ce qu’un anarchiste » (1908) qui constitue sa première synthèse. Après la mort de Marie Kugel, son amie, Armand se marie avec une institutrice, Denise Rougeault, qui le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à l’action anarchiste. Sa situation matérielle assurée, ayant trouvé en Denise Rougeault la stabilité et une collaboratrice, il peut mettre son érudition, sa puissance de raisonnement et sa connaissance d’une dizaine de langues au service de sa révolte. Il fait paraître « l’En-Dehors » pendant 17 ans . Il publie plusieurs dizaines de brochures, organise causeries et cercles d’amis. A l’intérieur de son individualisme libertaire, il continue de progresser et aboutit, entre autres, à la thèse de la « Camaraderie amoureuse ». Il collabore également à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure..

Arrêté une troisième fois le 27 janvier 1940, il est condamné pour appel à l’insoumission le 16 avril suivant et est interné dans divers camps jusqu’en septembre 1941.

L‘action militante d’Armand s’oriente également vers les «milieux libres» (les colonies anarchistes) où il prône l’amour libre, la camaraderie amoureuse, le naturisme et le refus généralisé des contraintes. Armand se définit par l’épitaphe qu’il se composa : « Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi ».

Voila pour ce vendredi, jour du poisson, je vous parle de ça parceque hier au soir j’ai  concocté une fondue de poireaux à la crème safranée et sa ribambelle de St jacques de la baie de St Brieuc (ça fait plus trois étoiles que: Poireaux st jacques), accompagnés, l’une et les autres d’un merveilleux Savennières…Un vrai plaisir, à consommer sans modération. Allez, ne soyez pas jaloux, portez vous bien et à demain peut-être.