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Dans les traces d’Elisée Reclus…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 14 juin 2017, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

En Bretagne on célèbre les Dogmael évêque gallois de Pembroke du 5e siècle, émigré en petite Bretagne, honoré à Rospez. Le calendrier des postes, lui, affirme sans vergogne qu’aujourd’hui c’est la st Elisée. Le220px-EliseeReclusNadar-208x300 seul que je connaisse c’est Elisée RECLUS. Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Ici, son portrait par Nadar.

Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Études en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire les-freres-reclus-300x232Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de L’Homme et la Terre ne sortira qu’après sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise, en 2010, dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

Ferrer, Freinet, Roorda, et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi sept novembre 2015, 17è jour de brumaire dédié au cresson…

Le 7 novembre 1925, mort volontaire d’Henri ROORDA Van EYSINGA, à Lausanne. Pédagogue libertaire, écrivain, publiciste et grand humoriste. Issu d’une famille hollandaise de libres-penseurs, il naît le 30 novembre 1870 à Bruxelles. Il n’a que deux ans lorsque la famille vient s’établir en Suisse. Son père Sicco Ernst Willem Roorda qui est l’auteur d’un roorda_henripamphlet anticolonial « Malédiction » se liera avec F.D. Nieuwenhuis, Pierre Kropotkine et Elisée Reclus, ce dernier étant leur voisin à Clarens. Henri subira à son tour son influence et indique « j’ai été élevé sur les genoux d’Elisée Reclus »; celui-ci guidera ses pas en anarchie. A 16 ans, il se lie avec le fils de Ferdinand Domela Nieuwenhuis venu étudier à Lausanne. En septembre 1892, Henri est nommé professeur de mathématiques et commence à enseigner à l’Ecole supérieure de jeunes filles de Villamont. En 1896, il écrit un article dans « Les Temps Nouveaux » de Jean Grave et collabore ensuite à « l’Humanité nouvelle » puis à la « Revue Blanche ». Son champ d’action restera sa vie durant la pédagogie libertaire, il donnera à partir de 1903, à ce sujet, de nombreuses conférences. Il écrit dans le « Bulletin de l’Ecole moderne » de Francisco Ferrer plusieurs articles comme: « L’Ecole et le savoir inutile », « L’écolier est un prévenu ». Il sera le représentant en Suisse de « La Ligue Internationale pour l’Education rationnelle de l’Enfance ».
A partir de 1910, il s’engagera auprès de « l’Ecole Ferrer de Lausanne » créée par le docteur Jean Wintsch pour laquelle il rédigera la « Déclaration de principes. A partir de 1917 il va travailler pour divers journaux comme « La Tribune de Lausanne » puis « La Gazette de Haeschlieman-Roorda-340x358Lausanne » où il signera du pseudonyme Baltasar des chroniques satiriques et désopilantes. La même année est publié par Les Cahiers Vaudois son ouvrage au titre volontairement provocateur: « Le Pédagogue n’aime pas les enfants » où il dresse un réquisitoire contre l’école autoritaire. Certaines de ses chroniques journalistiques seront publiées en recueils : « A prendre ou à laisser »(1919), « Le Roseau pensotant »(1923), « Le débourrage des crânes est-il possible » (1924), etc. De 1922 à 1925 il publiera quatre drolatiques « Almanachs Baltasar ».

En 1925 paraît encore l’ouvrage « Avant la grande réforme de l’an 2000″, mais le 7 novembre, désabusé et endetté, celui qui professait Henri-Roorda« un pessimisme joyeux » met fin à ses jours en se tirant une balle dans le cœur. Un an plus tard paraîtra de façon posthume « Mon suicide ».
« On oblige trop tôt l’écolier à parler la langue des adultes; on lui enseigne trop tôt la science et la sagesse des adultes; et on lui impose beaucoup trop souvent l’immobilité des vieillards. » Sources. Si le bonhomme vous intéresse, je ne saurai trop vous conseiller l’excellent billet que lui avait consacré notre ami Paul sur son site La feuille charbinoise autrement plus complet que celui-ci.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Pour faire le portrait d’un portraitiste…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pantonyme* et du club Dorothée  réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 21 septembre 2014, dernier jour complémentaire du calendrier républicain, dédié colchiqueaux récompenses, et donc, à la veille du nouvel an républicain. Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. Un autre qui possédait un talent inoui et dont je voulais dire quelques mots avant de l’accrocher aux cimaises de notre galerie, c’est Jean Lébédeff. Rien à voir avec le Ti beudeff à Groix, bistro mythique que tous les marins connaissent.

* Une religion, qu’est-ce d’autre qu’une doctrine qui explique quelque chose que l’on ne comprend pas (l’univers, la vie…) par quelque chose que l’on comprend encore moins (Dieu).
André Comte-Sponville 

Or donc, le 21 septembre 1972, mort de Jean LEBEDEFF à Nimes (Gard). Artiste libertaire, peintre et graveur. Il était né le 25 novembre 1884, à Bogorodskoïé (Nijni Novgorod, Russie), dans une famille de commerçants-agriculteurs. Après avoir obtenu, en 1907, un brevet de l’école de navigation de Nijni Novgorod, il devient capitaine sur un bateau de la Volga. Il manifeste sa solidarité avec le mouvement révolutionnaire en cachant plusieurs militants sur son bateau. En novembre lebedeff_jean1908, il fait expulser de son navire des gardes du Tsar, qu’il abandonne désarmés, sur une rive déserte. Il s’exile alors pour fuir la répression, traverse la Finlande, le Danemark et l’Allemagne, il arrive en Belgique où il retrouve à Ixelles son frère aîné, Nicolas, étudiant à l’Université libre dirigéé par Elisée Reclus. En 1909, il se fixe à Paris et exerce alors divers petits métiers. Il prends des cours de dessin et entre aux Beaux-arts en 1911. Il fréquente également l’académie de Léon Léonovitch Tolstoï (fils de l’écrivain) et l’Académie russe de Paris constituée d’émigrés souvent de tendances anarchistes. Il s’initie aussi à la xylographie, et ne cessera plus dès lors d’exercer son talent à travers la gravure sur bois. Il fréquente la bohême de Montparnasse et ses nombreux artistes ou littérateurs célèbres.
Lebédeff va influencer de nombreux graveurs dont le libertaire Germain Delatousche, fondateur du groupe Les Compagnons, dont il fera partie de 1921 à 1927. Ami avec Pierre Kropotkine, il sera également durant l’entre-deux guerres très lié au milieu libertaire et particulièrement aux exilés russes comme Voline et Makhno. Il hébergera d’ailleurs ce dernier plusieurs mois à son domicile et lui permettra le drapeau noird’obtenir des papiers. Il a collaboré dans cette période à divers titres de la presse libertaire Le Néo Naturien, La Vache enragée journal de la Commune libre de Montmartre dont il était membre et qui était dirigé par M. Hallé ainsi qu’à l’en dehors d’E. Armand, notamment en 1938.
Pendant l’occupation allemande, il cache dans son atelier de Fontenay-sous-Bois plusieurs amis juifs et anarchistes traqués par la Gestapo et pour lesquels il falsifiera à plusieurs reprises les papiers d’identité. Après la guerre, il épouse Kamille Klimeck, fille d’une famille bourgeoise polonaise, avec laquelle il aura un fils, Georges. Il continuera de collaborer à la presse libertaire L’Unique d’E. Armand et la revue Maintenant (1945 – 1948) d’Henri Poulaille. En 1947 il illustre la couverture du livre de Voline La Révolution inconnue, ainsi que l’ouvrage de Fernand Planche consacré à Kropotkine (1948).
En 1972, il se retire avec sa compagne Marie-Claire Blanc Maguelone et leur fils François à Gallargues-le-Montueux dans le Gard. Malade depuis une dizaine d’années, il décède à l’hôpital de Nîmes ce 21 septembre 1972.Sources.

Allez, bonne fin de semaine, portez vous bien et à demain peut-être.

Monsieur William…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’underground et du cri de l’ormeau réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 25 août 2014, huitième jour de Fructidor dédié à l’Apocyn… Et comme dirait mon aïeule, qui aurait vendu sa mère pour un bon mot: à l’Apocyn, nul n’est tenu ! Les savants l’appellent l’asclépiade de Syrie et le petit peuple la nomme l’herbe aux perruches. C’est une plante toxique, consommée par la chenille du papillon Monarque qui devient lui-même toxique grâce à elle (chenille et adulte), ce qui lui permet d’échapper à de nombreux prédateurs.

Le 25 août 1861, naissance de Joseph (dit William) BARBOTIN à Ars-en-Ré (Île de Ré, Charente-maritime) Peintre et graveur libertaire lié au géographe anarchiste Elisée Reclus. Fils d’un marin pêcheur, il partage la vie simple et rude des habitants barbotin_williamrétais, mais il se fait remarquer, encore enfant, par ses dessins sur les murs de la mairie d’Ars et rencontre le peintre rochelais William Bouguereau qui l’introduira dans le milieu artistique. Admis au concours de l’école normale d’instituteurs, il est nommé instituteur suppléant en novembre 1880, à Paris, où il fréquente l’Atelier de Bouguereau, l’Académie Julian et l’Académie des Beaux-Arts. Dès 1881, il illustre un premier ouvrage. Encouragé par son mentor Bouguereau, il apprend la gravure au burin et obtient le premier grand prix au Concours de Rome en 1884, prix réconpensé par un séjour de deux ans (1885-1886) dans le cadre enchanteur de la Villa Médicis à Rome.

C‘est vraisemblablement vers la fin de l’année 1886 où, retournant à Paris, il fait un détour par la Suisse pour rendre visite à son concitoyen arsais, le communard Jules Perrier. C’est là qu’il fait la connaissance d’Elisée Reclus qui réside à Clarens. Il tombe alors amoureux de Sophie Guériteau, jeune fille qui est la protégée de la famille Reclus et en particulier d’Ermance Trigant (compagne d’Elisée). En 1889, Sophie Guériteau qui est d’origine charentaise se lie en union libre avec William Barbotin sous les bons auspices d’Elisée. Barbotin, devenu anarchiste sous son influence, commence à Elisée Reclusfréquenter le milieu anarchiste parisien et apporte son soutien et sa collaboration à « La Révolte » et aux « Temps Nouveaux » de Jean Grave . Il réalisera également les portraits de Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Carfiero, Pierre Leroux, Auguste Comte, et bien entendu d’Elisée Reclus (que l’on voit ci-contre), ainsi qu’un médaillon de ce dernier, en 1894 (qui sera primé). Il collaborera également à la « Géographie universelle » de Reclus. Le couple, qui aura trois enfants, vit à Paris où William poursuit sa carrière artistique collectionnant les prix et médailles, tout en séjournant régulièrement à Ars-en-Ré, où il achète en octobre 1890 une vaste maison « La Villa des Tilleuls » qui deviendra un lieu de villégiature pour les amis anarchistes, dont Elisée Reclus.

S‘étant enrichi, et peut-être pour mettre sa compagne à l’abri du besoin, il finit par légaliser officiellement sa relation avec Sophie en l’épousant le 15 mai 1901. Mais le mariage ne leur réussit pas, et le couple divorce en 1909. Consécration officielle (pourtant honnis des anarchistes), Barbotin est fait William_Barbotin_photochevalier de la Légion d’Honneur en avril 1903 (il sera promu officier en 1913). Désirant participer à l’éducation artistique de ses concitoyens rétais, il crée en 1903 un musée près du phare des Baleines (Île de Ré). En 1904, il est nommé inspecteur de l’enseignement du dessin pour les écoles primaires publiques de garçons de Sceaux. En 1906, il est choisi pour réaliser le portrait du nouveau président Fallières. Il est ensuite nommé inspecteur de l’éducation nationale. Après la première guerre mondiale, la photographie s’impose, la gravure au burin passe de mode, et Barbotin tombe peu à peu dans l’oubli. Il meurt à Paris le 12 novembre 1931. Sources:

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt. En effet, le cénobite abandonne son clavier pour quelques jours. Reprise des hostilités, début septembre.

Le révolté (poil au nez)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 09 décembre, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine (la sabine de bain comme disait l’autre). On en profite pour se souvenir de la naissance, le 9 décembre 1842, de Pierre Alexeiévitch KROPOTKINE à Moscou.

Descendant du grand-prince de Kiev Vladimir II Monomaque, donc issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l’armée impériale russe à partir de 1857. Il est alors affecté comme 49644920_pofficier de Cosaques en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l’armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l’université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l’Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s’évade deux ans plus tard. Réfugié en Grande-Bretagne, il revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l’intervention, en particulier, de Victor Hugo. Il s’installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d’Élisée Reclus. Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksandr Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique, notamment de la personnalité de Lénine, et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.(ici, une photo de Kropotkine que l’on doit à Nadar. Jaime bien le côté père Noël.)

En 1919, l’insurrection anarchiste menée par Nestor Makhno (qui se réfugia en France et fit escale à Brest) à travers l’Ukraine revendiquera l’application effective des principes exposés dans l’Entraide. Le 13 février 1921, à Moscou. Les kropot_cortege-300x215funérailles de Pierre KROPOTKINE sont le théâtre de la dernière manifestation libre et de masse  en Russie bolchévique. On sait ce qu’il en est advenu par la suite. Sous la pression des libertaires, des prisonniers anarchistes sont relâchés pour leur permettre d’assister aux obsèques. Une foule de cent mille personnes suit le cercueil jusqu’au cimetière. Des drapeaux noirs sont déployés, mais aussi des banderoles proclamant : Où il y a de l’autorité, il n’y a pas de liberté. Sources:

Allez, merci à vous de suivre les tribulations du cénobite; portez vous bien et à demain peut-être.

L’insurgé…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la chapelle sixtine et de la cousine Bette réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 15 mars 2013,  25è jour de ventôse dédié au Thon. Le 15 mars 1830, naissance d’ Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande, Gironde.

Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la DownloadedFile-1main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami.

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Après la Suisse, cest en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc.. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernierles-freres-reclus volume de L’Homme et la Terre ne sortira quaprès sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon excellent billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

LES TEMPS NOUVEAUX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’humour noir et du blanc-manger réunis, bonjour !

 

Ce 4 mai correspond au 15è jour de floréal dédié au ver à soie, à ne pas confondre avec le taenia qui est le ver à soi… En Bretagne on célèbre les Eneour, Enewyr en gallois, qui doivent leur nom bien entendu à un supposé saint venu d’outre manche sur une barque de granite aux alentours du VIè siècle. Il fait partie de cette cohorte de saints que les évangélisateurs de la Bretagne ont imposé pour christianiser à marche forcée cette terre de païens. Un certain nombre de communes lui doivent leur nom à l’instar de Ploneour-Menez, Ploneour-Trez ou Ploneour-Lanvern, toutes dans le Finistère. La légende le fait débarquer en pays Bigouden, ce qui n’est pas le plus court chemin quand on vient du pays de galles vous en conviendrez. Il aurait été accompagné de sa soeur Thumette, on n’est jamais trop prudent. La légende toujours, le veut enterré dans l’église de Ploneour-Menez. Dans les monts d’Arrées, à quelques pas de Roc’h Trevezel se trouve une pierre remarquable que les autochtones nomment le lit de Eneour. On y voit, avec beaucoup de bonne volonté, l’empreinte du chapeau, du livre et des sandales de St Enéour ainsi que la marque de son corps. Si l’on en croit l’almanach des PTT (oui, je sais, je date un peu) c’est aujourd’hui la St Sylvain qui faisait dire à mon aïeule:c’est à la St Sylvain que vend son vin le malin… Bonne fête donc à Sylvain qui se reconnaîtra.

 

Tout à fait autre chose.

 

C‘est le 4 mai 1895 que paraît le premier numéro du journal Les temps nouveaux, à l’initiative de Jean Grave, dont j’ai souvent parlé ici même. Cet hebdomadaire qui vivra jusqu’en 1914 sera un formidable outil de propagande des idées anarchistes. De nombreux artistes et intellectuels y ont collaboré: Kropotkine, Elisée Reclus,Octave Mirbeau, Felix Nadar… On peut voir ici, à gauche, une lithographie de Maximilien Luce pour illustrer le supplément littéraire du journal. C’est donc plus de 900 numéros qui verront le jour ainsi que quelques suppléments et brochures consacrés à Malatesta, Elisée Reclus, Proudhon… Voici ce que l’on pouvait lire dès le premier numéro:Par ces temps de tripotages financiers, de réclame sans vergogne, la presse est devenue la servante de la banque et du commerce. Il est admis, aujourd’hui, qu’un journal ne peut vivre sans bulletin financier et qu’en abandonnant sa quatrième page aux petites correspondances amoureuses, aux marchands de « curiosités », aux charlatans de la « spécialité ». Sans capitaux et sans avance, nous lançons notre journal, ne comptant que sur l’appui du public intellectuel et la bonne volonté de ceux qui nous connaissent. Nous n’insérerons ni bulletin financier, ni réclame payée, ni annonces commerciales, n’espérant pour faire vivre notre journal qu’en la seule vente de ses numéros. Cette tentative réussira-t-elle ? – Au public d’en juger s’il doit continuer à servir le puffisme qui se fait sur son dos, ou apporter son concours à une œuvre d’idée.

Cela vous rappelle quelque chose ? En tous cas, ce petit billet m’a permis de découvrir ce qu’était le « puffisme », cet art de la réclame outrancière. De l’anglais to puff

 

Allez, merci à vous d’être passé, je vous sais très occupés par les temps qui courent, portez vous bien et à demain peut-être.

« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. »Elisée Reclus

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JEAN FERRAT.


Bien entendu, il est partout. A la une de tous les médias. Il était le meilleur, le plus grand…Rien ne m’énerve davantage que cet hommage du vice à la vertu.

Ceux qui l’encensent aujourd’hui, le vilipendaient hier. Les amateurs de ronds de jambes, les accrocs de la courbette, les admirateurs du bling bling, les afficionados du faux semblant, les empaffés du PAF, tous ceux là que Jean Ferrat fuyait en se réfugiant dans ses montagnes ardéchoises, tous ceux là qui pérorent aujourd’hui devant la mort de « quelqu’un de bien », juste quelqu’un de bien.

Ca pourrait faire sourire si ce n’était ce côté affligeant. Chacun y va de sa récupération. Vous allez voir que Drucker va y aller de sa spéciale.

L‘homme du jour c’est Elisée RECLUS.

Le 15 mars 1830, naissance d’Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde).
Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste.
Issue d’une famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère Elie (également anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles (près de Bruxelles) qu’Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.
Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : « Le Révolté », « L’Insurgé », « Le Cri du Peuple », etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire « Géographie Universelle » (19 volumes), et de « L’Homme et la Terre » (6 volumes), ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme et de son environnement, et aborde des sujets très variés (éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de « L’Homme et la Terre » ne sortira qu’après sa mort (édité par son neveu Paul Reclus).

« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. »
Elisée Reclus

ELECTIONS:

Les résultats sont tombés et c’est bien la bérézina pour le pouvoir en place. Aux pâquerettes que j’vous disais hier ! Seulement voila, le vainqueur c’est encore le parti des pècheurs (et pourtant y’en a de moins en moins) si les choses restent en l’état dimanche prochain, certaines coalitions vont diriger des régions avec des « élus » qui représenteront 10% de 40% de la population. Faites vos comptes ! C’est un exercice pour les citoyens qui croient encore que les petits garçons naissent dans les choux et les petites démocraties dans les urnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.