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Vingt dieux, la belle église !

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du grand architecte et du p’tit cordonnier réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 03 décembre 2019, 13è jour de Frimaire dédié au Cèdre.

En Bretagne on fête Envel qui a légué son nom à la magnifique petite commune de Loc-Envel en Côtes d’Armor. C’est la plus petite commune de ce département et qui compte aujourd’hui 80 habitants après en avoir eu près de 400 à la fin du 19è siloc-envel_0-300x188ècle; sans doute grâce aux mines de fer et de zinc qui existaient sur son territoire. C’est tout près de Belle-Isle-en-Terre et du fameux château de Coat an noz dans la forêt du même nom. Envel lui, s’installa comme anachorète dans la forêt de Coat-an-noz (le bois de la nuit) et sa sœur Yuna en fit autant dans le bois de Coat-an-Hay (le bois du jour). La légende dit qu’ils ne se revirent jamais. Les deux forêts existent toujours et j’y ai fait de belles cueillettes de champignons.

Si vos pas vous mènent dans ces parages, jetez donc un œil sur cette petite église absolument épatante (gothique flamboyant). Les chimères et les ggargouilleargouilles qui ornent l’église gardent une expression fort curieuse, malgré la patine et l’usure du temps. D’ailleurs, je me suis souvent posé cette question: pourquoi tous ces singes sur les églises en Bretagne? Il semble bien que la plupart des bestiaires du moyen-âge  dérivent du fameux Physiologus, ouvrage Grec du IIè siècle. Traduit en latin dès le IVème siècle, le « Physiologus » a exercé une influence déterminante sur toute la chrétienté. Par le biais des nombreux manuscrits, souvent illustrés, physiologusles monstres de l’Orient et de l’Antiquité gréco-romaine ont ainsi pénétré l’imaginaire des hommes du Moyen-Age. Loc-Envel avait autrefois une léproserie et les seuls vestiges qui en restent sont les trois fenêtres qui donnent sur la chapelle des fonts baptismaux et par lesquelles les lépreux assistaient aux offices. La tradition raconte que les cloches, très recherchées à la révolution pour être refondues furent enlevées et enterrées dans un lieu secret; si secret qu’elles ne furent jamais retrouvées le calme revenu.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Au nom du fils…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la peinture à l’huile et du pastis à l’eau réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 09 mai 2014, vingtième jour de Floréal dédié au sarcloir. Et puisque l’adage veut qu’au moi de mai on fasse ce qui nous plait; voici un petit billet histoire de se faire des amis…

848, c’est le nombre officiel de prêtres défroqués par l’Église ces dix dernières années pour avoir abusé d’enfants. Le Vatican révèle pour la première fois de telles données. Un chiffre qui fait un peu peur. Mais l’Église catholique compte un pedophilie-et-eglisepeu plus de 414.000 prêtres à travers le monde. Cela veut donc dire qu’environ 0,2% d’entre eux ont été expulsés de l’institution en raison d’actes pédophiles. Néanmoins, tous les prêtres soupçonnés et accusés d’abus sexuels sur des mineurs n’ont pas subi le même sort. Si 848 ont été l’objet de cette «expulsion», de nombreux autres y ont échappé. En effet, depuis 2004, des soupçons sérieux se sont portés sur plus de 3.400 prêtres, expose Associated Press, citée par The Wire. A peine un quart d’entre eux ont finalement été bannis de l’Église. Cette quasi impunité avait été dénoncée par les Nations Unies en février dernier. Le Comité pour les droits de l’enfant affirmait d’ailleurs que de nombreux prêtres coupables continuaient à côtoyer des enfants, en étant transférés «de paroisse en paroisse» SLATE
C’est dans ce contexte que parait le film du Belge Vincent Lannoo   Au nom du fils. De quoi réveiller la colère des catholiques de Civitas, une association catholique française connue pour sa participation active aux nombreuses « Manif pour tous », qui considère le film comme une menace pour l’image de l’Église Catholique. Sorti en avril 2013 en Belgique au nom du filset très bien accueilli par le public Belge, le film aux allures de vengeance façon « Kill Bill », se retrouve plongé au cœur d’un début de polémique dans l’Hexagone. « Ce film s’accompagne d’une campagne d’affiches blasphématoires. Blasphèmes, antichristianisme et banalisation (apologie ?) du meurtre de religieux catholiques, voilà le travail de Vincent Lannoo », peut-on lire sur le site de France Jeunesse Civitas. Et sur son compte Twitter, Civitas n’hésite pas à considérer « Au nom du fils » comme une réelle « attaque » ciblée. L’association de catholiques a tenté de mettre hors circuit le film en France. Et elle y est presque parvenu. Fin avril, l’affiche officielle du film présentant le détournement d’un tableau de Hans Memling baptisé « Vierge à l’enfant » a été interdite d’affichage public. Le distributeur « Eurozoom » a donc été contraint de choisir une autre affiche peut-on lire sur le site du Huffington post. Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet portez vous bien et à demain peut-être.

A BAS LA CALOTTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Oui, je sais, c’est un peu virulent et il y a un coté troisième république mais, justement c’est à propos de la République que les étudiants Bruxellois du Cercle du libre Examen de l’université libre de Bruxelles ont créé cette ritournelle qui depuis est devenue un slogan. Au passage je vous signale ce livre de JB. LALAUX et G. DOIZY aux éditions Alternatives sur les caricatures anticléricales.

Mais pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Ah oui, c’est Stéphanie qui attire mon attention sur les projets du diocèse de Rennes de construire trois nouvelles églises (renseignements pris: Il y a eu 2014 églises construites depuis 1905). Faut-il rappeler que la loi de 1905, dite de séparation de l’église et de l’Etat stipule dans son article 2: »La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » il faut donc « prier » pour que pas un euro public ne vienne aider au financement de ces édifices. Pas plus qu’à la formation des imams ni aux voyages des chefs religieux tels monsieur Ratzinger le 16ème ou monsieur Tenzin Giatso, 14ème réincarnation du dalaï-lama. Il est vrai que les catholiques des nouveaux quartiers, tout comme les musulmans, aujourd’hui en grand nombre dans certaines villes, se trouvent démunis de lieux de culte. Une proposition de loi visant à permettre leur financement par l’Etat est une fois de plus à l’étude. Au moment ou l’on parle de privatiser la poste, il serait paradoxal que l’on nationalise les consciences. Laissons aux fidèles le soin de financer leurs églises, leurs temples et autres mosquées. L’argent public est destiné au service public, l’éducation, la santé, la sécurité…Et, « Dieu sait » qu’ils en ont bien besoin. Bon, allez, à force de bouffer du curé, j’aurai plus faim pour mon filet de daurade. A demain peut-être.