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Les experts de l’expertise…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’économie solidaire et des ormeaux-juste-poëlés-avec-un-peu-d’ail réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 30 décembre 2017 et les jours ressemblent de plus en plus aux derniers de l’année. C’est encore le 10è jour de nivôse, dédié au Fléau dans notre calendrier républicain. Le notre de fléau continue d’empiriser l’Etat en poursuivant la mise en œuvre de sa politique de redistribution entre pauvres et riches: politique dite du pâté d’alouette: un cheval, une alouette, un cheval, une alouette… Je vous laisse deviner ce qui va aux uns et aux autres.

En tous cas, ce choix ravit les économistes invités sur les plateaux télé à tel point qu’on est en droit de se demander si il n’y a pas que les économistes libéraux qui sont invités… Serait-ce possible alors ? Quelle que soit l’émission, ces experts de l’expertise sont toujours les mêmes et j’emprunte  à Mathias Reymond (ACRIMED) une medias-faujour-1définition qui date un peu mais qui conserve toute son actualité: « Pour les journalistes, l’expert appelé à la rescousse doit répondre à plusieurs critères : efficacité (il doit être bref et concis), disponibilité (il doit habiter en Île-de-France) et orthodoxie (il doit être partisan de l’économie de marché). Les trois critères sont essentiels… et presque toujours vérifiés. Le talent ne semble pas toujours nécessaire pour devenir un « bon client ». » On peut citer par exemple: Agnès Verdier-Molinié, Elie Cohen, Dessertine, Etienne, Godet, alors que jamais vous ne croiserez Jean Gadrey ou Frédéric Lordon ou encore Piketty. Mais au fait, pourquoi les grands médias et la télé font-ils appel à un nombre réduit d’économistes très en vue ? Tout d’abord parce qu’une bonne partie des médias, en France, ne peut pas être considérée comme indépendante des pouvoirs économiques et politiques et qu’ils appartiennent tous (ou presque) à quelques milliardaires. parce qu’il s’agit d’un réseau bien constitué (« gO.L. Barentonrands » économistes et quelques « grandes » rédactions) de gens qui se côtoient, se valorisent mutuellement (citez-vous les uns les autres comme je vous ai cités), font partie des mêmes clubs, cercles ou fondations, ont des liens communs avec les milieux d’affaires. Donc aujourd’hui, chez le cénobite, c’est économie au programme ; prenez vos cahiers, indiquez la date dans la marge et recopiez la maxime du jour.

« le capital c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent » (Auguste Detœuf – qui se fit connaître par son recueil d’aphorismes :P ropos de O.L. Barenton, confiseur, Éd. du Tambourinaire, 1962. Je pense qu’on le trouve encore en librairie)

Bon, et bien, je ne sais plus ce que je voulais dire. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

ECONOMISTES ATTERRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la relance Keynésienne et du céleri rémoulade réunis, bonjour !

Aujourd’hui, 26 septembre, cinquième jour de vendémiaire dédié au cheval…Comme disait Pierre Dac: « Si vous avez perdu au PMU, vengez vous, mangez du cheval !« 

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je ne supporte plus d’avoir à ingurgiter à longueur d’interviews, les mêmes schémas sur l’économie. La pensée unique de ceux qui nous rebattent les oreilles avec le fait qu’il n’y aurait pas d’alternative et que, hors du marché, point de salut. C’est pourquoi je salue l’initiative de quatre économistes, et non des moindres, qui se sont donnés un joli nom: Les économistes atterrés.
Atterrés de voir que deux ans après la crise qui a ébranlé le monde, rien n’a changé. Philippe Askenazy, CNRS; Thomas Coutrot, ATTAC; André Orléan, AFEP; Henri Sterdyniak, OFCE; tous chercheurs de renommée mondiale lancent un cri d’alarme et un manifeste déjà signé par 400 de leurs confrères. « Le pouvoir de la finance n’est pas remis en cause…Le logiciel néolibéral est toujours le seul présenté comme légitime malgré ses échecs patents.« 
« Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant le bon fonctionnement des services publics. La construction européenne est menacée…Une forme de dictature des marchés s’impose partout. Face à la crise et à l’impuissance du politique, les tensions xénophobes s’attisent. »

Pour satisfaire aux exigences des marchés financiers, les « experts » continuent d’inciter à la réduction des dépenses publiques, la flexibilité du marché du travail, la libéralisation des services. Et de dénoncer les fausses évidences telles celle-ci: »Les marchés sont favorables à la croissance économique. » Non, disent-ils: « Aujourd’hui, globalement, ce sont les entreprises qui financent les actionnaires au lieu du contraire. »
Bref, une bouffée d’air pur dans ce monde Thatcherisé… A lire aussi le livre de Frédéric Lordon « pour en finir avec les crises financières« .

Bon, et bien dites moi, c’est un peu coton pour un dimanche non ? On se venge comme on peut, je n’aime pas les dimanches. Je vais créer une association, un groupe sur Facebook, pour la suppression du dimanche. Allez, en attendant, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.