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Les « Folk journées »…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des folk journées et du pâté d’alouette réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 03 mai 2013, 14è jour de Floréal dédié au chamerops. C’est aussi la date anniversaire de la naissance d’un monsieur qui a marqué de son empreinte le protest song.

La carrière de Pete Seeger, personnage clef du mouvement folk revendicatif, s’étend DownloadedFile-1sur plus de cinquante années et autant d’albums. Né à Manhattan (03 mai 1919) dans une famille musicienne, il commence assez tôt à apprendre le banjo. Il se passionne pour l’héritage folk et, parallèlement à ses études à l’université Harvard, il travaille comme archiviste auprès d’Alan Lomax, célèbre folkloriste attaché à la bibliothèque du Congrès. Sa démarche le pousse à aller glaner les chansons folkloriques sur le terrain et, de même que Woody Guthrie, il parcourt le pays tel un hobo (vagabond travaillant occasionnellement pour des fermiers ou de gros chantiers), banjo sous le bras, partageant la vie des travailleurs et des journaliers. Tiens, une dédicace pour Serge, il se reconnaîtra.

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Après la Seconde Guerre mondiale, qu’il passe dans l’armée, Seeger entame une carrière de musicien à temps complet. Il rencontre bientôt de graves problèmes, consécutifs à ses engagements politiques. En 1948, son nom est porté sur la liste noireimages-1 du sénateur McCarthy, et il est cité à comparaître devant le fameux Comité sur les activités antiaméricaines, qui démolira bien des vies, notamment à Hollywood. Malgré cet épisode, il n’arrêtera jamais de clamer ses convictions. Il recomposera ainsi la chanson We Shall Overcome, à partir d’un très vieux gospel qui sera, tout au long des années 60, l’hymne des militants antiségrégationnistes et des opposants à la guerre du Viêt Nam. Il sera aussi l’auteur de nombreux autres titres célèbres comme « If I Had A Hammer » (reprise en France par Claude François sous le titre Si j’avais un marteau dans une version édulcorée qui en gomme tout le côté protestataire.), Turn, Turn, Turn, sur des paroles tirées de l’Ecclésiaste  (reprise par les Byrds) ou Guantanamera (reprise en France par Joe Dassin). Si Pete Seeger joue occasionnellement avec les Guthrie père et fils, tant sur vinyle que sur scène, il aide aussi aux débuts de Don MacLean. On tombe aisément sur son nom au dos d’une pochette de disque, même insignifiante, tant il a été repris ou a participé à des enregistrements d’autres artistes. Joan Baez dira de lui : « Nous devons tous notre carrière à Pete. » Il demeure comme une des figures les plus incontournables de la musique populaire américaine.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite portez vous bien et à demain peut-être.

 

VIVA DONOVAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des sixties et du poulet fermier réunis, bonjour !

Nous voici le 10 mai, 21è jour de floréal dédié à la statice, rien à voir avec l’Insee, c’est une petite plante que l’on peut apercevoir sur nos côtes. C’est aussi l’anniversaire de Donovan Leitch né en 1946 à Maryhill près de Glasgow, en Ecosse. Enfant, il contracte la poliomyélite qui le laissera boiteux toute sa vie. Sa famille s’installe à Londres quand il a dix ans où il apprend la guitare en s’inspirant des musiques folkloriques anglaise et écossaise. Après de brèves études aux Beaux-Arts, il voyage en « beatnik » depuis sa découverte de Bob Dylan, et écrit des chansons.

En enregistrant la maquette de « Catch The Wind », il fait la rencontre de Brian Jones et de celle qui va devenir sa muse, Linda Anne Lawrence. Remarqué par le producteur de l’émission Ready Steady Go!, son passage en 1965 lance sa carrière. Le 45 tours est aussitôt suivi par « Colours ». Alors considéré comme un clone de Dylan aux Etats-Unis, Donovan jouit d’une renommée en Europe, notamment en France où paraît le sautillant « Hey Gyp ». Bon, on écoutait aussi Malicorne et Led ZepBrigitte Fontaine et Higelin, The Doors et Ferré.

La première grande apparition publique de Donovan a lieu le 11/4/1965 à Wembley. Pour la première fois, un journaliste utilise le terme « folk rock ». Quelques semaines plus tard, Donovan fait la connaissance de Joan Baez et de Dylan alors en tournée anglaise. Son premier album Catch the Wind est un gros succès en Angleterre et fait de lui la vedette du festival américain de Newport en juillet. Il reprend la chanson « Universal Soldier » de Buffy Sainte-Marie en réaction à la guerre au Vietnam.

Donovan s’éloigne alors du folk rock et s’oriente avant la lettre vers le psychédélisme. « Sunshine Superman » (voir la pochette à gauche) sort aux Etats-Unis en juillet 1966 où il atteint la première place au Billboard ; cette chanson est considérée à juste titre comme le premier hit du genre psychédélique. Début 1966, un documentaire intitulé A Boy Called Donovan le montre fumant un joint. Adepte du LSD et de la marijuana, Donovan est la première pop star à être arrêtée pour possession de drogue. Le gouvernement américain lui interdit alors l’entrée sur le territoire.

Sous son aspect angélique et inoffensif, sa voix mélodieuse et sensuelle, Donovan est non seulement un novateur mais aussi un provocateur : en 1966 sort le sulfureux Mellow Yellow (dont j’ai glissé la vidéo ci-dessus) d’aspect anodin et où il est question de vibromasseur et de détournement de mineure… Le single est un succès international (n°2 aux Etats-Unis et n°11 dans son pays), les stations de radio ne remarquant rien de « répréhensible » au texte caché. En 68 il se rend en Inde en compagnie des Beattles, nous sommes en plein Flower power, peace and love, combi VW et déjà, le shilom s’apprétait à supplanter la bouffarde…

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

ECOUTE DANS LE VENT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la nostalgie et du carpaccio parmesan réunis, bonjour !

 

En ce 5 avril, 16è jour de germinal dédié à la laitue, je voulais rendre hommage à un grand poète de la beat-génération; Allen GINSBERG. ci dessous en photo en compagnie de Bob Dylan.

Né le 3 juin 1926 à Paterson (New Jersey, Etats-Unis), Allen Ginsberg est le fils d’une émigrée russe et d’un poète assez connu, Louis Ginsberg.
Après de brillantes études au lycée de Paterson, il entre à l’université de Columbia, à New York. Il rencontre alors les membres de ce qu’on allait appeler la « Beat Generation »: William Burroughs (que j’ai déjà évoqué ici) qui fréquente délinquants et drogués, un milieu dont Burroughs tirera ensuite ses premiers livres, notamment Le Festin nu; Ginsberg fait aussi la connaissance de Jack Kerouac, qui passe un an à l’université de Columbia. Ces deux amitiés ne se démentiront jamais, aboutissant même à la publication d’une correspondance entre Burroughs et Ginsberg, Les Lettres du Yage (1963).


Au milieu des années quarante, Allen Ginsberg fait un bref passage dans la marine marchande, puis il rencontre Neal Cassady, le futur héros de deux romans majeurs de Kerouac, Sur la route et Visions de Cody. Il suit Cassady à Denver, puis tous deux rejoignent Burroughs au Texas. À New York, Ginsberg devient le promoteur de ses amis écrivains, tout en travaillant sur un texte poétique qui allait s’intituler Howl (1956) et faire sensation en novembre 1955, lorsqu’il le lit à la Six Gallery de San Francisco; mais plutôt que de simple « lecture » il faudrait parler de performance. Cette soirée inaugura le style futur des apparitions publiques de Ginsberg et marqua la naissance d’un mouvement poétique incarné entre autres par Allen Ginsberg, Gregory Corso, Gary Snyder, Robert Duncan, Michael McClure.( Ici à gauche avec Peter Orlowsky.)


Cette lecture eut aussi pour effet d’attirer l’attention des médias sur ce qu’un journaliste appela la « Beat Generation »: un groupe de jeunes gens en colère, révoltés par les valeurs américaines, ennemis déclarés du complexe militaro-industriel, de l’impérialisme et des religions instituées, adeptes du voyage sous toutes ses formes (voyages à travers les Etats-Unis et le monde, mais aussi explorations intérieures à l’aide des drogues) désireux de créer des formes d’écriture inédites pour rendre compte d’expériences nouvelles.
Allen Ginsberg réussit alors à faire publier les premiers livres de Burroughs ainsi que Sur la route de Kerouac. Par ailleurs, il s’intéresse de plus en plus au bouddhisme, aux techniques de méditation orientales et en vient à considérer la poésie comme un « antique yoga ». Il voyage à Mexico, écrit Kaddish (1961), part pour Panama, rejoint Burroughs à Tanger (Maroc), traverse l’Europe, puis rentre aux Etats-Unis où il publie Miroir vide (1961), Reality Sandwiches (1963), Planet News (1968). En 1962 et 1963, il séjourne aux Indes avec son ami Peter Orlowsky. Il publie ensuite son journal de voyage sous le titre Journaux indiens (1970).

La poésie de Ginsberg est à la fois collage, prière et musique. Musique, car, comme Jack Kerouac, Allen Ginsberg a été profondément marqué par le jazz moderne et des musiciens tels que Charlie Parker ou Thelonious Monk.
La grande diversité des thèmes abordés, le désir d’englober l’intégralité de l’expérience humaine, la profonde originalité formelle de son oeuvre font d’Allen Ginsberg l’un des poètes contemporains essentiels.

Allez, je vous souhaite de passer une excellente journée, portez vous bien et à demain peut-être.

IMAGINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ce matin en faisant un peu de rangement parmi mes vieilleries, je suis tombé sur un disque des Beatles. Curieusement, c’est un 8 décembre que disparu le plus fameux d’entre eux, John LENNON, assassiné par un malade, Mark Chapman, en 1980 à New York. Il était né quarante ans plus tôt à Liverpool, sous le blitz, et, personne n’imaginais qu’il ressemblerait un jour à Harry Potter, à moins que ce ne soit l’inverse. Après avoir quitté le groupe mythique, il avait créé le Plastic Ono Band avec celle qui allait devenir sa femme Yoko ONO. Quand bien même il n’a pas de tombe, à la différence de J. Harisson, tous les ans des milliers de personnes se retrouvent pour commémorer sa disparition. J’ai une tendresse particulière pour « Hey Jude » et pour « Mother », en 1970 je crois, morceau dans lequel il hurle littéralement sa douleur observant en cela les préceptes du docteur Arthur Janov et son fameux « cri primal » ceux qui on fait un peu de psy s’en souvienne. Bien sur, « Imagine » aussi… Et le fameux album blanc que tous les fans recherchent dans les vides greniers. C’est lui qui avait créé les « Silver Beetles » qui allaient devenir « les Beatles » en hommage à la beat génération des Dylan, Donovan et autres. De son coté « peace and love », je me souviens d’une interview où il professait que le christianisme disparaitrait avant le rock’n roll…Wait and see !

Et voila pour le billet du jour. A Copenhague, les experts de l’expertise vont causer du climat, je prépare un billet sur l’affaire du « climat gate » qui anime le Net ces jours ci, en attendant les conclusions du sommet mondial, et le temps n’incitant guère à la promenade, je vais me lancer dans le bricolage que j’ai quelque peu négligé ces dernières semaines. Je reprends la perceuse et, c’est parti: J’fais des trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous… Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.