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LES DINDONS DE LA FARCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la métempsychose et de la soupe aux choux réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 novembre, deuxième jour de frimaire dénommé jour du Turnep, autre nom du navet. Bien entendu ce qui suit n’a rien à voir, quoique…

 

Il y a 75 ans, Barcelone enterrait Buenaventura DURRUTI.

Le 22 novembre 1936, les funérailles de DURRUTI à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au coeur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière, seul lieu qui sut arrêter la violence de ce pur libertaire.

Dimanche, l’Espagne à voté…et c’est Mariano RAJOY qui va orchestrer la rigueur qui attend les espagnols. Une fois de plus l’actualité donne raison à Etienne de la Boétie quand à son discours de la servitude volontaire: S’écartant de la voie traditionnelle, le jeune humaniste (il n’avait que dix huit ans) porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

Aujourd’hui c’est « le marché » qui s’est assis dans le fauteuil de l’opresseur et alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les peuples se tournent vers des idéaux libérateurs (suivez mon regard) ils redonnent le pouvoir à ceux là même qui sont les représentants de la finance internationale…

Près de cinq siècles après La Boétie, 75 ans après Durruti, les pouvoirs continuent de se reposer sur la crédulité, l’absence de conscience politique et l’abétissement des masses entretenues par les télé-poubelles…

Allez, madame Michu, gardez l’espoir, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le 16 août 1907, naissance de Georgette, Léontine, Roberte, Augustine, KOKOCZINSKI dite « Mimosa » à Paris. Militante anarchiste française, volontaire antifasciste sur le front d’Aragon. Née Brivadis (du nom de sa mère, Léontine Brivadis ) puis devenue Ango (après la reconnaissance par son père, Robert Ango) à 16 ans, elle quitte le domicile familial et est accueillie dans le foyer d’André Colomer et sa compagne Magdalena qui lui font découvrir les idées libertaires. A partir de 1925, elle vit en union libre avec le compagnon Ferdinand Fortin, et milite au groupe « Education Sociale » que celui-ci avait créé à Loches en Touraine où elle commence à intervenir dans les meetings. De retour à Paris en 1928, elle intègre un groupe théâtral où, sous le nom de scène de « Mimosa », elle se produit lors de rencontres ou de fêtes libertaires. Elle collabore également à la Revue Anarchiste (créée par Fortin), qu’elle vend après ses récitals. Poursuivant parallèlement des études, elle obtient un diplôme d’infirmière.Le 7 novembre 1931, elle se marie à Colombe (Seine) avec le journaliste socialiste Miecsejslaw Kokoczinski (1910-2003). Dans la foulée de la révolution espagnole en juillet 1936, elle part à la mi-septembre en Espagne, et s’engage dans le Groupe International de la Colonne Durruti qui combat devant Saragosse. Elle emploie ses connaissances médicales à l’infirmerie aux côtés d’autres militantes comme Augusta Marx et Madeleine Gierth (de nationalité allemande). C’est là, à Perdiguera (Aragon), qu’elle trouvera la mort, le 16 octobre 1936, massacrée par les franquistes lors d’une contre-offensive. Créé fin mai 1937, dans le quartier de Gracia, à Barcelone, le groupe francophone de la FAI (dont faisait partie Fortin) pris le nom de « Mimosa ». A noter que Mimosa tenait un journal (pathétique) de son engagement en Espagne, qui fut retrouvé après sa mort et recopié par Fortin (aujourd’hui conservé à l’IISG d’Amsterdam). »Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses… » sources: Éphéméride anarchiste.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la bravitude et du poulet citronné réunis, bonjour !

Ce 16 août correspond au 29è jour de thermidor, dédié au coton. Je vais donc en profiter pour vous parler d’une de ces nombreuses militantes anarchistes qui laissa ses illusions et sa vie sur les barricades espagnoles. Quel rapport avec le coton? aucun!

Oyez l’histoire de Georgette Kokoczinski (dite Mimosa)

Le 16 août 1907, naissance de Georgette, Léontine, Roberte, Augustine, KOKOCZINSKI dite « Mimosa » à Paris.
Militante anarchiste française, volontaire antifasciste sur le front d’Aragon.
Née Brivadis (du nom de sa mère, Léontine Brivadis ) puis devenue Ango (après la reconnaissance par son père, Robert Ango) à 16 ans, elle quitte le domicile familial et est accueillie dans le foyer d’André Colomer et sa compagne Magdalena qui lui font découvrir les idées libertaires. A partir de 1925, elle vit en union libre avec le compagnon
Ferdinand Fortin, et milite au groupe « Education Sociale » que celui-ci avait créé à Loches en Touraine où elle commence à intervenir dans les meetings. De retour à Paris en 1928, elle intègre un groupe théâtral où, sous le nom de scène de « Mimosa », elle se produit lors de rencontres ou de fêtes libertaires. Elle collabore également à la Revue Anarchiste (créée par Fortin), qu’elle vend après ses récitals. Poursuivant parallèlement des études, elle obtient un diplôme d’infirmière.
Le 7 novembre 1931, elle se marie à Colombe (Seine) avec le journaliste socialiste Miecsejslaw Kokoczinski (1910-2003).
Dans la foulée de la révolution espagnole en juillet 1936, elle part à la mi-septembre en Espagne, et s’engage dans le Groupe International de la Colonne
Durruti qui combat devant Saragosse. Elle emploie ses connaissances médicales à l’infirmerie aux côtés d’autres militantes comme Augusta Marx et Madeleine Gierth (de nationalité allemande). C’est là, à Perdiguera (Aragon), qu’elle trouvera la mort, le 16 octobre 1936, massacrée par les franquistes lors d’une contre-offensive.
Créé fin mai 1937, dans le quartier de Gracia, à Barcelone, le groupe francophone de la FAI (dont faisait partie Fortin) pris le nom de « Mimosa ».
A noter que Mimosa tenait un journal (pathétique) de son engagement en Espagne, qui fut retrouvé après sa mort et recopié par Fortin (aujourd’hui conservé à l’IISG d’Amsterdam).
« Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses… » sources: Éphéméride anarchiste.

Voilà pour ce mardi, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BONNE A TOUT FAIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des jardins à l’anglaise et des champignons à la grecque réunis, bonjour !

Le 5 mai, 16è jour de floréal, est dédié à la consoude. Cette plante que les anciens appelaient la bonne à tout faire.

Utilisée depuis l’antiquité comme cicatrisant, la consoude sert aussi à la consolidation des fractures. On consomme ses racines crues ou cuites, les feuilles servent dans les soupes, à la façon du tapioca. On confectionne des beignets avec ses feuilles, qui rappellent le goût du filet de sole. Bon, n’exagérez pas car elle renferme des alcaloïdes dangereux pour le foie !
Autrefois, les nourrices utilisaient les racines des « toutes-bonnes » pour soigner les gerçures de leurs mamelons.. Elle est maintenant appréciée comme engrais sous forme de purin. Profitez en avant que cela ne soit interdit par l’Europe.
Il parait qu’on peut même teindre la laine grâce à une teinture brune qu’on obtient à partir de ses racines. Alors, qui dit mieux ?

 

Tout à fait autre chose.

En vérité je vous le dit, tous les anarchistes ne sont pas espagnols. Voici quelques mots à propos de l’un d’entre eux qui naquit un 5 mai, en 1903, à Pontivy (Morbihan – Bretagne). Pierre-Marie Perrin dit Pierre ODEON. Son nom apparaît pour la première fois dans Le Libertaire à la rubrique « tribune des jeunes ». Il fut arrêté pour une affiche appelant à la désobéissance aux ordres de mobilisation et condamné à six mois de prison.

Il fut administrateur du Libertaire au début de 1927 et fut élu secrétaire de l’union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR). En décembre 29, appelé au titre de réserviste, il refusa de se présenter et fut arrêté. Le conseil de guerre de Paris le condamne à un an de prison. Enfermé à la prison militaire du Cherche-midi à Paris, il entame une grève de la faim, il sera libéré le 15 décembre 1930.

Pendant la guerre civile espagnole il milite activement en faveur des républicains. Il participe à la création de la centurie Sébastien Faure qui partit combattre en Espagne. Il accompagna des dizaines de fois des camions de vivres, de médicaments et d’armes. Il fut aussi l’un des responsables de la colonie « Ascaso-Durruti » installée par la Solidarité Internationale Antifasciste près de Llansa.

Pendant l’occupation, il fut arrêté une nouvelle fois et déporté à Buchenwald et aux mines de sel de Wansleben. Il est décédé en 1977 et incinéré au Père-Lachaise. Encore un sacré bonhomme !

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

A QUI LE TOUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la République espagnole
et de la paella réunies, bonjour !

Ce lundi 14 février correspond
au 26è jour de pluviôse dédié à la guède, cultivée
autrefois dans la région du Sud-Ouest pour ses propriétés
tinctoriales d’où son nom de Pastel des teinturiers. On y extrayait
une teinture bleue à partir de ses feuilles. Sa culture a déclinée
avec l’arrivée de l’indigo au XVII è siècle. La médecine
traditionnelle chinoise continue de l’utiliser dans le traitement de
l’hépatite infectieuse. Bon, ben, on aura appris un truc aujourd’hui…

Mais, débutons cette semaine par
un portrait de militante.

C‘est à Quimper, il y a 20 ans,
le 14 février 1991, que s’est éteinte Emilienne MORIN.

Fille d’Etienne Morin, un
militant anarcho-syndicaliste du Bâtiment, Émilienne Morin
fréquenta très jeune les milieux révolutionnaires. Dès 1916 elle
travailla comme secrétaire pour le journal pacifiste Ce Qu’il
faut dire
. Elle milita dans le groupe du XVe arr. de Paris des
Jeunesses syndicalistes de la Seine. En 1924 elle se maria à Yerres
(Essonne) avec le militant anarchiste italien Mario Cascari dont elle
divorça au bout de deux ou trois ans. C’est le 14 juillet 1927
qu’elle fit la connaissance de Buenaventura Durruti Domange
à la Librairie internationale anarchiste de la rue des Prairies,
Paris (XXe arr.) et devint sa compagne.  En juillet 1927, Durruti
ayant été expulsé en Belgique, Emilienne abandonna son emploi de
sténodactylo et partit le rejoindre à Bruxelles où résidaient
alors de nombreux anarchistes espagnols qui y vivaient dans une
semi-clandestinité. Lola Iturbe, elle-même militante anarchiste et
compagne de Juan Manuel Molina,  la décrit ainsi : « Émilienne
était alors une jeune femme très agréable, au teint clair et aux
yeux bleus, avec les cheveux coupés à la garçonne. Son caractère
énergique, ses convictions idéologiques et ses dons oratoires se
manifestaient dans les controverses publiques — spécialement avec
les communistes — qui se déroulaient à la Maison du Peuple, à
Bruxelles
. »

Le jeune couple mena une vie
difficile de proscrit jusqu’en 1931, date à laquelle ils se
rendirent en Espagne où la République venait d’être proclamée
et où ils poursuivirent leur activité militante. Le 4 décembre
1931, elle mit au monde à Barcelone une fille, Colette, qu’elle
allait devoir élever seule, son compagnon étant pratiquement
toujours pourchassé ou emprisonné. Les compagnons parvinrent à lui
trouver un travail d’ouvreuse au théâtre Goya et c’est Teresa
Margaleff qui s’occupa souvent de la petite Colette, y compris en
l’allaitant, lorsque sa mère était au travail.

Lors de la guerre civile et de la
révolution espagnole, Émilienne Morin rejoignit la colonne Durruti
sur le front d’Aragon et travailla comme secrétaire au quartier
général où elle fut responsable du département de presse. Mais
les soins que nécessitait sa petite fille l’obligèrent bientôt à
quitter le front tandis que son compagnon partait à Madrid, avec une
partie de sa colonne, pour participer à la défense de la capitale
où il devait trouver la mort le 20 novembre 1936. Après avoir
travaillé un moment au conseil de défense, Émilienne rentra en
France en 1938 et mena campagne, par la plume et par la parole, en
faveur des révolutionnaires espagnols.(ici à gauche, Emilienne Morin et Colette Durruti.)

  • Sources: Dictionnaire international
    des militants anarchistes
    .

  • Voilà
    donc pour ce début de semaine en attendant que d’autres velléités
    républicaines se fassent entendre au Maroc, en Algérie, au Yémen,
    en Jordanie, en Syrie et partout ailleurs où les bruits de bottes
    se font encore assourdissants. D’ici là, portez vous bien, à
    demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !
  • EN VOITURE SIMONE…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Amis
    de la philosophie sans boudoir et du p’tit LU réunis, bonjour !


    Le 3
    février, 15è jour de pluviôse était officiellement dédié à la
    vache. Ce qui bien entendu n’a rien à voir avec ce qui va suivre.

    Voici
    une philosophe dont on parle peu, peut-être à cause de son
    homonymie avec Simone Veil, la femme politique.

    Simone
    Weil
    nait en 1909, un 3 février, à Paris au sein d’une famille
    de la bourgeoisie juive mais agnostique. Elle aura la chance de
    pouvoir bénéficier d’une éducation classique. Au Lycée Henri IV à
    Paris, elle est une des premières filles à avoir accès au cours de
    philosophie d’un professeur célèbre : le philosophe Alain. Simone
    Weil sera influencée par la stature de ce professeur, par ses idées
    non-conformistes et ses rébellions contre l’autorité universitaire.
    Elle devient elle-même professeur de philosophie et s’engage sur le
    plan politique. On la surnomme « la vierge rouge » et
    l’administration universitaire la nomme assez loin de Paris,
    craignant sans doute les remous.
    Dans les villes de province où
    elle enseigne (au Puy, à Bourges…) elle fréquente les ouvriers,
    les chômeurs, discutant avec eux dans les cafés, leur donnant des
    cours de culture générale pour les instruire afin de les éclairer
    sur le rôle important de la classe ouvrière. Pour mieux comprendre
    les rouages de l’oppression sociale, elle se fait embaucher comme
    ouvrière en usine, malgré sa santé précaire. En 1936, elle
    rejoint les brigades internationales, en Espagne, où elle combat
    comme un soldat dans cette atroce guerre civile.(La photo à droite la montre armée et dans la célèbre combinaison de la CNT) Elle fera partie de
    la célèbre colonne Durruti formée d’anarchistes principalement.
    En
    voyage en Italie, sa vie personnelle bascule soudain lorsque, dans
    une église à Assise, elle vit un moment spirituel intense. « Quelque
    chose de plus fort que moi m’a obligée, pour la première fois de ma
    vie, à me mettre à genoux », écrira-t-elle. Elle en est
    marquée jusqu’à la fin de sa courte vie et va développer cette
    approche spirituelle qu’elle nomme « connaissance surnaturelle ».
    Fatiguée, malade, diminuée, elle trouvera la mort dans un
    sanatorium de Ashford le 24 août 1943, elle n’a que 34 ans.

    Au
    regard de notre actualité, je vous laisse juger de la pertinence de
    cette citation extraite de son livre:
    La
    pesanteur et la grâce
    .
    «
    L’obéissance
    à un homme dont l’autorité n’est pas illuminée de légitimité,
    c’est un cauchemar
    .».
    Nous devons à laure Adler une magnifique biographie parue chez Actes
    Sud en 2008.

    Tous les livres ayant paru sous son nom ont été
    publiés après sa mort, à l’exception des
    Réflexions
    sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale
    .
    C’était véritablement une femme admirable, entre Calamity Jane et
    Sainte Thérèse de Lisieux, elle me fait penser à Hannah Arendt,
    autre philosophe de premier ordre.

    Bon allez, c’est un peu scolaire pour un jeudi, coupons court. Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

    PS: Pour Oui-oui, qui se désespère de ne pas trouver les moyens de crier son indignation, je fais appel à la solidarité légendaire qui caractérise les lecteurs de ce blogue. Je suggère que vous lui fassiez parvenir une liste de propositions par le biais des « cénobites tranquilles » qui feront suivre.Une sorte d’inventaire à la Prévert ou, comment s’indigner en dix huit leçons…Les meilleures propositions feront l’objet d’un tirage au sort et le winner recevra une bouture d’hortensia de Keramoal.

    LA PEINTURE A L’HUILE…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Amis
    de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour !

    Nous
    voici le 16 décembre, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt
    Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon
    produit par le pin parasol. Tiens, puisque aujourd’hui, on parle de
    l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à
    la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est
    excellent. En attendant, voici quelques mots sur une artiste peintre
    anarchiste, surréaliste, espagnole…Tout pour me plaire.

    Maria de los Remedios Varo y
    Uranga
    est née le 16 décembre 1908 à Anglés, un petit village
    de la province de Gérone en Espagne. Son père, Rodrigo Varo y
    Cejalbo, était ingénieur-hydraulicien. En 1913 commence le
    vagabondage de Remedios : la famille suit le père dans ses
    déplacements à travers l’Espagne et l’Afrique du Nord.  Après deux
    ans d’études à l’École des Arts et Métiers de Madrid, elle suit
    les cours à l’Academia de San Fernand, un apprentissage artistique
    strict et académique. Mais Remedios, qui s’intéressait depuis
    toujours au surnaturel, est fortement attirée par le projet
    surréaliste. 

    En 1928, Remedio Varo se marie
    avec le peintre et anarchiste Gerardo Lizárraga, puis le couple
    monte sur Paris.
    De retour en Espagne, ils se séparent en 1932.
    Varo s’installe à Barcelone et partage un studio avec le peintre
    surréaliste Esteban Francés.

    Elle fréquente le groupe
    « Logicophobiste » et elle rencontre le poète Benjamin Péret
    qui était venu en Espagne en tant que volontaire républicain et qui
    était engagé dans la colonne « Durruti ».

    En 1936, le soulèvement
    militaire conduit par Franco contre le gouvernement de Front
    Populaire de la jeune République espagnole provoque la guerre civile
    qui ravagea l’Espagne. En 1937, Remedios Varo et Péret partent
    ensemble à Paris, fuyant les horreurs de la guerre. Elle se trouve
    immergée dans le cercle intime des surréalistes et fait
    connaissance avec Miró, Max Ernst, Victor Braumer, Wolfgang Paalen,
    André Breton et Leonora Carrington.

    En 1940, le couple fuit vers
    Marseille en attendant leur visa pour le Mexique qui offre l’asile
    aux réfugiés espagnols et aux membres des brigades internationales.

    Varo et Péret se séparent en
    1947 et Péret retourne vivre à Paris. C’est à ce moment-là, en se
    libérant de l’influence trop contraignante des surréalistes que
    Varo trouve sa propre voie.

    En 1949, Remedios Varo se marie
    avec Walter Gruen. Gruen, un exilé autrichien qui avait été
    incarcéré dans les camps des concentrations en Allemagne et en
    France, était venu au Mexique en 1942 et était devenu un homme
    d’affaires prospère. Ils se connaissaient depuis 1940, mais c’est
    seulement après la mort de la première femme de Gruen, le départ
    de Péret et la séparation de Varo et Jean Nicolle qu’ils formèrent
    un couple. Il l’encourage à reprendre la peinture et c’est grâce à
    sa bonne situation qu’elle peut enfin se consacrer à la peinture.

    En 1955, Remedios Varo expose
    pour la première fois au Mexique. En 1956, est organisée sa
    première exposition individuelle.Ses toiles suscitent un vif
    enthousiasme, aussi bien du public que de la critique.

    Remedios Varo était de nature
    anxieuse. Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle
    aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un
    cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres (quasiment cénobite, quoi !).
    On ne  saura jamais si elle l’aurait fait, le 8 octobre 1963, alors
    que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans.

    C‘est sûr, c’est plus proche de Dali que de Mathurin Meheust…Allez, je vous abandonne pour vaquer à quelques occupations domestiques. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.(Puisque, je vous le disais en début de billet, nous sommes le jour du PIGNON, voici un petit bonus.)


     

    LA FET’NAT…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Amis des illusions perdues et de la mémoire retrouvée réunies, bonjour !

    Bien sûr, nous sommes le 14 Juillet, fête Nationale et patali et patala comme disait mon aïeule qui, sur la fin se mélangeait un peu les pinceaux…
    Par nature j’émets des réserves envers tout ce qui se réclame du National: Le drapeau national, l’équipe nationale, la gendarmerie nationale… Si j’avais   « le choix dans la date » pour commémorer quelque chose, ce serait le 14 juillet 1896, naissance de Buenaventura Durruti, anarchiste Espagnol qui donna son nom à une fameuse colonne de combattants anti-franquistes ou bien 14 Juillet 1934 la naissance de Gotlieb pour son « Fluide glacial » mais encore le 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré pour « la mémoire et la mer » et pourquoi pas le 14 juillet 2003, le dernier chant de Compay Segundo et ses Montecristo N°5.

    Mais, j’ai une tendresse particulière pour le 14 juillet 1912 parce que c’est la naissance de Woody GUTHRIE. Sa mère le baptisa Woodrow Wilson Guthrie en hommage au président Wilson, elle est morte de la maladie d’Huntington non sans l’avoir transmise à son fils. Son père était un authentique cow boy qui s’installa en Oklahoma (à l’époque territoire indien) à la fin du XIXè siècle.

    Figure de proue du mouvement folk des années 1960, Woody Guthrie est avant tout un musicien de country. Il s’engage très tôt dans l’action publique et part pour la Californie comme de nombreux Okies chassés par la misère (c’est le thème du livre, et du film « les raisins de la colère »). Il s’installe au coeur des luttes sociales, s’opposant aux milices des entreprises fruitières et à la complaisance de la police et de la justice.

    L‘une de ses plus célèbres chansons de l’époque est « Deportee » inspirée par le crash d’un avion transportant des émigrés mexicains. On lui doit aussi une magnifique ballade sur Tom Joad, le héros de Steinbeck. Puis ce sont les années New-Yorkaise et Greenwich Village, la protest song en compagnie de Pete Seeger avec qui il fonde le groupe Almanac Singers. Woody Guthrie est mort en 1967, sa musique a eu une influence considérable sur la culture contemporaine des Etats Unis. Fier des ses convictions politiques, il inscrivait sur toutes ses guitares: This Machine Kills Fascists.

    On peut lire « en route pour la gloire » chez Albin Michel qui donna lieu à un film en 1976, présenté à Cannes et réalisé par Hal Ashby.

    Sa petite fille (ici à gauche) Sarah Lee Guthrie a repris le flambeau et chante en compagnie de Jhonny Irion dont l’oncle n’est autre que Thomas Steinbeck le propre fils de John Steinbeck.

    Seulement voilà, ce n’est pas à moi que l’on demande de choisir une date pour la fête nationale et c’est très bien comme cela. Le petit peuple peut donc continuer à chanter « la marseillaise » cet affreux chant de guerre sous le gonfanon aux trois couleurs alors que moi, le noir me va très bien… Allez, rendez vous au bal des pompiers, portez vous bien et à demain peut-être.

    LA RENOUEE DES OISEAUX…

    Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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    Bonjour
    à tous et à chacun ! Nous sommes le 12 février c’est à dire le 24
    de pluviôse, oui bon, ben faut suivre aussi. Or donc c’est le jour
    de la « trainasse ». Mais non, pas Mme …… IL s’agit
    une plante herbacée de la famille des polygonacéés dont les
    graines sont particulièrement appréciées des petits oiseaux et des
    merles moqueurs en particulier. On la connait aussi sous le nom de
    « renouée des oiseaux ». Si vous en avez dans votre
    jardin, il paraît que c’est très joli mais très envahissant. D’où
    le nom peut-être.

     FEDERICA MONTSENY

    L‘homme
    du jour est une femme:Née un 12 février 1905,

    c’est une intellectuelle et une militante anarchiste espagnole,
    ministre de la Santé sous la IIe République espagnole, pendant la
    guerre civile  déclenchée par l’armée
    .


    Elle
    est une amie de DURRUTI, celui là même qui donna son nom à la
    fameuse colonne de combattants républicains pendant la guerre contre
    les troupes Franquistes, 2500 anarchistes organisés en centuries (il
    faudra que je vous en parle un jour) mais aussi avec Francisco ASCASO
    et Gregorio Jover depuis un long moment lorsque éclate la guerre.

    Le
    4 novembre 1936, quatre anarchistes deviennent en effet ministres du
    gouvernement national : Federica Montseny,Juan Garcia Oliver
    (Justice), Juan PEIRE  (Industrie) et Juan López Sánchez
    (Commerce). Une participation des « cénétistes » (CNT) dans
    le gouvernement ce qui a bien sûr fait débat au sein des
    anarcho-syndicalistes.

    Federica
    Montseny est donc la première femme ministre d’Europe Occidentale.
    Pendant son mandat, est promulgué un décret qui légalise
    l’avortement. La militante anarchiste est à l’origine de lieux pour
    enfants et personnes âgées, de centres de formation pour femmes,
    notamment pour aider les prostituées à se libérer de leur milieu.

    Ses
    parents, Juan Montseny et Térésa Mañé, étaient déjà des
    militants, écrivains et propagandistes anarchistes, sous les
    pseudonymes de Federico Urales et Soledad Gustavo. Elle comptait
    parmi les principaux cadres du syndicat anarcho-syndicaliste
    (C.N.T.), et prit, avec d’autres, la décision, controversée dans le
    milieu anarchiste, de participer au gouvernement républicain pendant
    la révolution sociale et la guerre civile.

    Federica
    Montseny repose au cimetière Saint-Cyprien à Toulouse.

    Allez, encore une fois merci de votre visite, hier nous avons passé le cap des 2000 visiteurs, c’est encourageant. Portez vous bien et à demain peut-être.