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Détaché mais pas indifférent…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du surréalisme et de la dure réalité réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 27 août 2012, dixième jour de Fructidor dédié à l’échelle.

Si je vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi songeur qu’une poule devant une clé à molette…Et pourtant, si je vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le violon d’Ingres.

Man RAY donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre les deux il a fait de la photographie un art véritable. A New York avec son ami Marcel Duchamp, ils ont bien tenté de représenter la forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada ne peut pas vivre à New York ».

En juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard, Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse. Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser beaucoup de photos de mode.(à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris)

C‘est en 1925 que ses oeuvres seront présentées lors de la première exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu !

Ami des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur villa de Hyères (1929). Il avait tourné auparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924).

Pendant trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940 il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair. A Hollywood il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la peinture.

Il va rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe:Unconcerned, but not indifferent – Détaché mais pas indifférent.

Al’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Quel regard porteraient-ils aujourd’hui sur ce monde en gésine ? Relisons Aragon.

Les gens les gens Dieu les emmerde

Naître qui me le demanda

C’était l’époque de Dada

Qu’importe que l’on gagne ou perde

Renverse ta vie et ton vin

Tout nous paraissait ridicule

A nous sans soleil ni calcul

Enfants damnés des années vingt.


Allez, attention, le petit oiseau va sortir; portez vous bien et à demain peut-être.

 

UNCONCERNED BUT NOT INDIFFEREND…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pataphysique et de la dure réalité réunies, bonjour !

Aujourd’hui, samedi 27 août 2011 et 10è jour de fructidor dédié à l’échelle, je vous propose un petit portrait.

 

Si je vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi songeur qu’une poule devant une clé à molette…Et pourtant, si je vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le violon d’Ingres.

 

Man RAY donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre les deux il a fait de la photographie un art véritable. A New York avec son ami Marcel Duchamp, ils ont bien tenté de représenter la forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada ne peut pas vivre à New York ».

En juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard, Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse. Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser beaucoup de photos de mode.(à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris)

C‘est en 1925 que ses oeuvres seront présentées lors de la première exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu !

Ami des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur villa de Hyères (1929). Il avait tourner auparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924).

Pendant trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940 il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair. A Hollywood il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la peinture.

Il va rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe:Unconcerned, but not indifferent – Détaché mais pas indifférend.

A l’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Quel regard porteraient-ils aujourd’hui sur ce monde en gésine ? Relisons Aragon.

Les gens les gens Dieu les emmerde

Naître qui me le demanda

C’était l’époque de Dada

Qu’importe que l’on gagne ou perde

Renverse ta vie et ton vin

Tout nous paraissait ridicule

A nous sans soleil ni calcul

Enfants damnés des années vingt.

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

DETACHE MAIS PAS INDIFFEREND…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du surréalisme et de la dure réalité réunis, bonjour !


Si je
vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi
songeur qu’une poule devant une clé à molette…Et pourtant, si je
vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la
croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le
violon d’Ingres.


Man
RAY
donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à
Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre
les deux il a fait de la photographie un art véritable. A New York
avec son ami Marcel Duchamp, ils ont bien tenté de représenter la
forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada
ne peut pas vivre à New York ».

En
juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente
aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard,
Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne
tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse.
Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser
beaucoup de photos de mode.(à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris)

C‘est
en 1925 que ses oeuvres seront présentées lors de la première
exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean
Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu !

Ami
des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son
troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur
villa de Hyères (1929). Il avait tourner auparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924).

Pendant
trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940
il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de
Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair. A Hollywood
il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la
peinture.

Il va
rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du
collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de
Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe:Unconcerned, but not indifferent – Détaché
mais pas indifférend
.

A l’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.