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Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 1er février 2018, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier dla croixe Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. La tradition voulait que, la veille d’Imbolc, on tresse des croix spéciales de Brigit que l’on accrochait ensuite dans les habitations pour appeler la protection de cette déesse.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »
Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidedruidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à demain peut-être.

Beltan du déclin…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Dimanche 1er mai 2016, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin. Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, célébrée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir. Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison feux-de-beltan-300x202sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre les buchers. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du druide et guifeu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Lors du rituel de printemps chez les druides, le Hérault annonce: « Dame Korridwen désire présenter la plante symbolique » et elle présente une touffe de trèfle. Le grand druide (Pendragon) répond: « Nous remercions pour ce présent qui signifie le vivant pouvoir des trois rais de lumière…Que le feu du printemps encercle toute la terre » ( Michel RAOULT, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Dinard, dans sa thèse sur les rites druidiques a parfaitement décrit le rituel).

Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le dit la sagesse populaire: « y-a pas d’mal à faire le mai ! ». Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. L’église fete-arbre-liberte-300x236chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres (et lycée de Versailles) jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux ! La République elle, en a fait l’arbre de la liberté dont il subsiste encore quelques restes ici ou là. Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Allez voila, maintenant, tous à la manif et au grand mitingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à demain peut-être.

PS: oui, le jeu de mots dans le titre est vraiment nul.

 

Gousperou ar raned…(les vêpres des grenouilles)

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire bretonne et des cailles au raisin réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 19 septembre 2015 qui fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier  républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée…

En Bretagne on honore les Riware (le premier qui dit Riware et Carret est à l’amende) qui a laissé son nom à la commune de Lanrivoare, non loin d’ici. Lanrivoaré (29) est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Milizac. Cette commune doit son origine à la création d’un ermitage par Rivoaré (frère de Riwanone et oncle de Hervé). Lanrivoaré était autrefois une trêve de Plourin et dépendait de les 7 painsl’ancien évêché du Léon. Paroisse de l’ancien archidiaconé d’Ach, sous le patronage de saint Rivoaré, ou saint Riwal, oncle de saint  Hervé, qui est honoré en Cornouaille dans la trêve de Saint-Rivoal, en Braspart, et c’est peut-être à cause de sa parenté avec saint Hervé, qu’il est considéré comme ayant une grande puissance sur le démon, dont auraient hérité les Curés ou Recteurs de Saint-Rivoal, qui, selon la tradition populaire, ont la charge de conduire dans les marais du mont Saint-Nicolas les démons ou sorciers transformés en chiens noirs (ki du), qu’ils ont conjurés.

Rivoaré aurait été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait été immolée par des païens en haine de leur foi, (DAESH n’a rien inventé) et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes dans un cimetière tout particulier, entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se cimetièredéchaussant (photo de gauche). On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme des pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par Rivoaré à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dit communément, des 7777 martyrs. Mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents, 7 vingts et 7 — c’est-à-dire 7847 — auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854. Tout le monde suit ? Je continue. Cette pédagogie druidique qui consistait à répéter inlassablement des suites, a laissé quelques traces dans les chants traditionnels scandés tels le fameux « vêpres des grenouilles » . Comme ici, par les non moins fameuses sœurs Goadec.

Ce nombre de 7 répété à dessein a intrigué les savants qui ont voulu y voir un nombre mystérieux, et M. de Kerviler, sans vouloir nier la tradition d’un massacre de chrétiens en ce lieu, y voit une formule des anciens druides rendant facile à retenir, la théorie du cercle et en même temps mettant en relief l’importance des nombre 7 et 3. « Etant arrivés, dit-il, à trouver que la circonférence de 10 unités de diamètredruide avait une longueur de 314 unités, ils en avaient conclu que la surface d’un cercle était de 7854 unités carrées, et remarquant ensuite que ce nombre contenait l’expression de propriétés merveilleuses sur le nombre 7 et sur le nombre 3 ils en firent l’objet d’une légende mnémonique pour leurs adeptes ». Cette légende nous aurait été conservée grâce à ce nombre des « 7 mille 7 cents 7 vingts et 7 Saints martyrisés, et des 7 pains de saint Hervé », que les nouveaux convertis ont adopté sans y voir trace d’une opinion scientifique quelconque. Sources:

Bon et bien voilà, encore une histoire à coucher dehors avec un billet de logement, comme disait mon aïeule. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le samedi 1er février 2014, treizième jour de 49170509_ppluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est IMBOLC; c’est une fête celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte; elle même se substituant à la Brigid pré chrétienne, la déesse mère qui faire-une-croix-de-brigid-4654820régnait sur les arts, le feu et la magie. On peut sans doute considérer que Imbolc est l’ancêtre de la chandeleur. L’église catholique, apostolique et romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Mon aïeule m’a conté que l’on profitait de la veillée d’Imbolc pour fabriquer des croix de Brigid censées protéger la maison. On l’accrochait au dessus des berceaux car Brigid est la patronne des sage-femmes (déesse de la fécondité en Irlande, Brigid est la fille du Dagda, elle est aussi la mère, l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht le-calendrier-celteet Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann). On y confectionnait aussi les fameux gâteaux de la lune d’Imbolc, une sorte d’espèce de genre de cookies. D’autres consacraient leur temps à réaliser le non moins fameux encens d’Imbolc dont je vous livre la recette sous la foi du secret: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon), 1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle, quelques gouttes de vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs (séchées). Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à demain peut-être.

7777, par Toutatis…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’histoire bretonne et des cailles au raisin réunies, bonjour !

Nous sommes le mercredi 19 septembre qui fait partie des jours « complémentaires » rajoutés au calendrier républicain ; celui-ci était dédié au travail. Quelle drôle d’idée… En Bretagne on honore les Riware qui a laissé son nom à la commune de Lanrivoare.

Lanrivoaré est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Milizac. Cette commune doit son origine à la création d’un ermitage par Rivoaré (frère de Riwanone et oncle de Hervé). Lanrivoaré était autrefois une trève de Plourin et dépendait de l’ancien évêché du Léon.

Paroisse de l’ancien archidiaconé d’Ach, sous le patronage de saint Rivoaré, ou saint Riwal, oncle de saint Hervé, qui est honoré en Cornouaille dans la trève de Saint-Rivoal, en Brasparts, et c’est peut-être à cause de sa parenté avec saint Hervé, qu’il est considéré comme ayant une grande puissance sur le démon, dont auraient hérité les Curés ou Recteurs de Saint-Rivoal, qui, selon la tradition populaire, ont la charge de conduire dans les marais du mont Saint-Nicolas les démons ou sorciers transformés en chiens noirs (ki du), qu’ils ont conjurés.

Rivoaré aurait été le chef d’une tribu d’émigrés bretons qui aurait été immolée par des païens en haine de leur foi, et c’est en souvenir de ce massacre qu’on aurait conservé leurs restes dans un cimetière tout particulier, entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu’en se déchaussant (photo de gauche). On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme des pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Rivoaré à l’étalage d’un boulanger qui lui aurait refusé l’aumône. Ce cimetière est dit communément, des 7777 Saints martyrs. Mais en breton, l’on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 — c’est-à-dire 7847 — auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854. Tout le monde suit ? Je continue.

Ce nombre de 7 répété à dessein a intrigué les savants qui ont voulu y voir un nombre mystérieux, et M. de Kerviler, sans vouloir nier la tradition d’un massacre de chrétiens en ce lieu, y voit une formule des anciens druides rendant facile à retenir, la théorie du cercle et en même temps mettant en relief l’importance des nombre 7 et 3. « Etant arrivés, dit-il, à trouver que la circonférence de 10 unités de diamètre avait une longueur de 314 unités, ils en avaient conclu que la surface d’un cercle était de 7854 unités carrées, et remarquant ensuite que ce nombre contenait l’expression de propriétés merveilleuses sur le nombre 7 et sur le nombre 3 ils en firent l’objet d’une légende mnémonique pour leurs adeptes ». Cette légende nous aurait été conservée grâce à ce nombre des « 7 mille 7 cents 7 vingts et 7 Saints martyrisés, et des 7 pains de saint Hervé », que les nouveaux convertis ont adopté sans y voir trace d’une opinion scientifique quelconque. Sources:

Bon et bien voilà, encore une histoire de saints mais, il y avait longtemps. Allez, portez vous bien et à demain peut-être. Enfin si mes pérégrinations m’en laissent le loisirs car je prends la route avec ma fiancée; direction le Sud.

 

PÂQUES AU BALCON, NOËL EN DECEMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Celtidude et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie.
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire originaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté. Quand à la bûche, elle a été prélevée dans le brasier du solstice d’été et, jetée au feu de l’hiver, elle restitue l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée.

Le
solstice d’hiver
, est
probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui
soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et
civilisations de l’Antiquité. Nous savons aujourd’hui que le soleil
sera de retour parce que sa course ainsi que celles des autres
planètes de notre système solaire ont été étudiées
scientifiquement. Mais pour nos ancêtres, le retour du soleil
n’était absolument pas une certitude. ils souffraient beaucoup plus
que nous des rigueurs de l’hiver, nous qui bénéficions aujourd’hui
d’un confort qui nous semble naturel. Pour une société agricole,
dont la survie dépend principalement des cultures et des récoltes,
le retour du Soleil n’est pas seulement une question de célébration
occasionnelle, c’est avant tout une question de vie ou de mort.

Le
monument mégalithique de Newgrange
(ci-dessous en photo) est un exemple de la conception
métaphysique du monde qui prévalait en ce temps anciens. Newgrange est
un vaste ensemble néolithique funéraire et cultuel qui se situe
dans la vallée de la rivière Boyne en Irlande. Il est actuellement
daté d’environ 5200 ans, ce qui fait de Newgrange un monument plus
ancien que les Pyramides de Gizeh, ainsi que Stonehenge. Newgrange
est aligné vers le lever du soleil du solstice d’hiver. Quand le
soleil atteint un certain angle, la lumière brille à travers une
fenêtre aménagée au-dessus du linteau de l’entrée du monument.

 

En Scandinavie,on
nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de
l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire
littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de
l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la
bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient
l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples
nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le
christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus
tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux
bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique,
fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait
des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son
Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église  Catholique, Romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Voila, j’espère que malgré les rigueurs sociales et climatiques, votre Noël à vous sera comme vous l’aimez. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


 

 

LA SERPE D’OR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la perfide Albion et de la panse de brebis farcie réunies,
bonjour !


Décidément,
l’Angleterre ne cesse ne m’étonner. Voilà t-y pas qu’elle vient de
reconnaître le druidisme comme une religion à part entière. Cette
reconnaissance arrive près de 2000 ans après son interdiction par
les envahisseurs Romains en 45. L’empereur romain Claude aurait
justement décidé d’envahir la Bretagne (la grande) afin de
neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment
nationaliste en Gaule (et ceci plus de trois siècles avant
l’officialisation du christianisme dans l’empire)

«
Il y a une foi suffisante dans un être ou une entité suprême pour
constituer une religion »
, a estimé la commission
britannique (Commission des organisations caritatives) chargée
d’examiner la requête à l’issue d’un processus de près de cinq
ans. Le « Gorsedd de Bretagne » ne devrait pas tarder à
solliciter le sinistre ministre des
cultes, un certain hortefeux.

Le Capiste (habitant du cap Sizun) Per Vari Kerloc’h a été
élu par le Gorsedd de Bretagne sixième grand druide de Bretagne, à la
suite du décès de Gwenc’hlan Le Scouëzec. La (je ne sais jamais si on dit la ou le) Gorsedd de Bretagne, née au
tout début du XX e siècle, compte une cinquantaine de membres. Per Vari
Kerloc’h, âgé de 56 ans, était l’adjoint au grand druide depuis 1997.
Cadre de La Poste, il est connu comme militant syndical.
Auteur-compositeur-interprète en langue bretonne, il a publié de
nombreux articles (politique, histoire du mouvement ouvrier, nouvelles
littéraires) dans la presse bretonne. Per Vari Kerloc’h est aussi
l’auteur d’un recueil de chansons et poèmes en langue bretonne : « E
kreiz Breizh ha reizh ».

Source : Telegram.com

Il s’agit du premier culte païen à
être reconnu comme «religion» au Royaume-Uni. Né en Irlande et au
Royaume-Uni, le druidisme compterait aujourd’hui quelques millions
d’adeptes sur la planète. L’engouement pour l’écologie a provoqué
un regain d’intérêt, notamment en Angleterre où le druidisme n’a
jamais été aussi populaire depuis l’avènement de la chrétienté,
selon ses adeptes. C’est les marchands de serpes qui se frottent les
mains…

Bon et bien voila qui nous change de nos anarchistes dépenaillés…Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.


CA C’EST EM BELTAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir.

Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre les buchers. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Lors du rituel de printemps chez les druides, le Hérault annonce: « Dame Korridwen désire présenter la plante symbolique » et elle présente une touffe de trèfle. Le grand druide (Pendragon) répond: « Nous remercions pour ce présent qui signifie le vivant pouvoir des trois rais de lumière…Que le feu du printemps encercle toute la terre » ( Michel RAOULT dans sa thèse sur les rites druidiques a parfaitement décrit le rituel). Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le dit la sagesse populaire: « y-a pas d’mal à faire le mai !« . Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres (et lycée de Versailles) jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté…C’est-y pas malheureux !  

Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Allez voila, maintenant, tous à la manif et au grand mitingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à demain peut-être.

AR GWIR ENEP AR BED…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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1er FEVRIER -IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.


AU FIL DES ONDES.

Hier j’évoquais la chronique de Zemmour sur RTL. Il y a plus d’un demi siècle, le 1er février 1954, sur ces mêmes ondes, l’abbé pierre lançait un appel pathétique. Ça avait quand même une autre gueule non ?

Henri Grouès, plus connu sous le nom de l’abbé Pierre lance un cri d’alarme contre la misère, sur radio Luxembourg. Cet appel à l’insurrection de bonté » intervient juste après le décès d’une femme morte de froid dans la rue. Cette année-là, l’hiver est particulièrement rigoureux et s’apprête à faire d’autres victimes. Le fondateur d’Emmaüs incite tous les Français à recueillir les sans-logis chez eux, à donner des couvertures, de la nourriture et du temps afin de sauver la vie de dizaine de milliers de personnes. L’appel est entendu et la France assiste à l’un des plus grands élans de générosité de son histoire. Le mouvement aboutira au vote d’une loi interdisant l’expulsion des locataires en hiver. Quant à Emmaüs, l’association prendra de plus en plus d’ampleur et s’étendra sur le monde entier.

Allez, couvrez vous, ne sortez pas trop tôt, ça gèle à pierre fendre. Merci encore de votre visite, surtout portez vous bien et à demain peut-être.