Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Dreyfus”

Page 1 de 1

J’accuse pas, je cite…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis de la misanthropie et du waterzooï réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 13 janvier 2014, 24è jour de Nivôse dédié au cuivre. Et bien, sonnez hautbois, résonnez musettes, les cuivres vont tinter sous les ors de la knesset car il est enfin mort après huit années dans le coma. Par les temps qui courent il faut faire très attention à ce que l’on dit et à ce que l’on écrit sous peine de se retrouver embastillé pour crime images-1d’antisémitisme. La Palestine elle, est dans le coma depuis soixante ans et, de toute évidence, tout le monde s’en fout. D’ailleurs, la communauté internationale ne devrait pas tarder à la débrancher à la demande de la famille; faisant disparaître ainsi tout espoir de voir un jour deux États souverains cohabiter dans la région. Pour célébrer l’évènement, Le voisin israélien a annoncé vendredi dernier de nouveaux plans pour la création de plus de 1800 logements dans les colonies, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. Le secrétaire général de l’ONU s’est déclaré « inquiet », oh pardon, « très inquiet »… En termes diplomatiques ce n’est pas du tout la même chose quand on sait combien Israël est soucieux des résolutions de l’ONU.

Non, c’est vrai je le répète, il faut faire très attention. Pour vous aider à comprendre, voici un exemple de ce qu’il ne convient pas d’écrire: « Savez vous madame Michu que Bernard Stirn, juge des référés au Conseil d’Etat qui vient imagesd’annuler une ordonnance de référé-liberté du tribunal administratif de Nantes du même jour qui avait suspendu les effets d’un arrêté d’interdiction du spectacle de Dieudonné Le Mur est l’arrière petit neveu de Dreyfus ? » sources Vous imaginez bien que jamais, O grand jamais, le cénobite ne se laisserait aller à laisser transparaître dans ses propos cette sorte d’espèce de genre d’antisémitisme larvé…

Allez, merci d’être passé, ne prenez pas tout cela trop au sérieux, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Libertad, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , , , ,

Amis de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 12 novembre 2013, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à58867732_p l’azérole… Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est un joli petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle, personnellement je préfère la Lagavulin. Ses fruits sont généralement utilisés en gelée ou en confiture.

J‘avais entrepris de vous parler de Joseph Albert conséquemment au fait qu’il était décédé un 12 novembre mais je m’aperçois que j’ai déjà évoqué ce diable boiteux dans un de mes billets (il faut dire que j’en suis au 1637è). Au train où vont les choses, j’aurai bientôt besoin d’un(e) secrétaire archiviste. Simple piqure de rappel 58867809_pdonc pour les ceusses qui n’ont pas tout suivi. Il est né à Bordeaux de parents inconnus et sera recueilli par l’assistance publique. A sa majorité, il monte à Paris et se fera appeler Libertad. A la suite d’une maladie dans sa prime enfance, il perdra l’usage de ses jambes et se déplacera à l’aide de béquilles. C’est Aristide Briand qui va lui trouver une place de correcteur dans son imprimerie où il édite « La lanterne ». Très vite il va faire partie du groupe libertaire montmartrois « les iconoclastes ». Il prend position en faveur de Dreyfus aux côtés de Sébastien Faure et défend l’idée de la propagande par le fait. On lui doit le mouvement dit des « causeries populaires » bien avant celles de Michel Onfray.

Juste une citation de Roger Langlais:  « Si Libertad a fait face, de son vivant, à tant de calomnies, de haine et de dérision… S’il a été travesti en agitateur pittoresque par les chieurs d’encre, c’est sans doute que son existence même était intolérable… ». On peut encore retrouver un certain nombre de ses textes, notamment ceux publiés dans son journal « l’Anarchie » à partir de 1897.

Sacré bonhomme qui mérite bien une petite place dans notre galerie, je le mettrais entre Proudhon et Kropotkine. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

UN CRIME FRANCAIS…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , ,

Amis de l’histoire de France et du pâté hénaff réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 14 mars, 24è jour de ventôse dédié à la Pâquerette…

Ce soir, hélas à 0h 20, FR3 Bretagne diffuse le film de Catherine Bernstein: Jean ZAY, un crime français. Je profite donc de cette occasion pour vous reparler de ce  grand monsieur à qui j’avais consacré un billet au mois d’août 2010.

Né le 6 août 1904 à Orléans, d’un père lorrain d’origine juive et d’une mère issue d’une famille protestante Orléanaise, il fut un brillant élève au lycée Pothier, puis il devient journaliste au Progrès du Loiret, le quotidien radical que dirige son père, avant d’entamer en 1928 une carrière d’avocat au barreau d’Orléans. Il y traite quelques difficiles procès d’assises tout en continuant à militer activement au parti radical, où il relance la section d’Orléans des Jeunesses laïques et républicaines. Situé à l’aile gauche de son parti, favorable à l’alliance avec les socialistes, ses amis se nomment Pierre Cot ou Pierre Mendès-France.

En 1932, Jean Zay, est élu député du Loiret.Juif, franc-maçon initié à la loge Etienne Dolet, partisan de l’union des gauches et du soutien à l’Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré en politique qu’il est déjà, pour une certaine droite, l’homme à abattre.Nommé ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts de juin 36 à septembre 39, il est le plus jeune membre du gouvernement de Léon Blum . Partisan de l’école unique et de l’égalité des chances pour tous, il instaure la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, l’harmonisation des programmes et le rapprochement des filières. L’orientation se fait selon les goûts des élèves, les effectifs sont réduits, l’éducation physique devient obligatoire et l’après-midi de plein air est créée. Par deux circulaires, Jean Zay s’inscrit contre les propagandes politiques et religieuses à l’école. Son action dans le domaine culturel et scientifique est tout aussi novatrice : aide à la création du CNRS, démocratisation des musées, politique de la lecture et défense d’un droit d’auteur, projet de statut du cinéma et d’un festival de Cannes…Quand il démissionne de son poste de ministre pour rejoindre l’armée et s’embarquer le 20 juin 1940 avec 27 autres parlementaires pour continuer à servir la France depuis le Maroc, le régime de Vichy s’empare de l’événement pour faire de Jean Zay et de ses amis des fuyards et des déserteurs.

Arrêté le 16 août 40 à Rabat, dans un climat terrible d’hostilité à la République, il est condamné, le 4 octobre, à la déportation à perpétuité» après un simulacre de procès. Le 20 juin 44, Jean Zay est assassiné par des miliciens lors d’un transfert de prison. Il faudra pourtant attendre jusqu’en 1994 pour que la vérité historique soit clairement établie.Son assassin lui, sera condamné au bagne à perpétuité. J’évoque souvent ici même les relents Vichystes que je pressens dans la politique actuelle de nos gouvernants…Jean Zay était le type même du bouc émissaire que la vieille droite revancharde voulait accrocher à son tableau de chasse après avoir « raté » Dreyfus. Aujourd’hui, si vous êtes Roms, musulmans,un peu bronzé et sans papiers…Faites attention en traversant la rue.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND IL EST MORT LE POETE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour !

Ce 09 septembre est le jour anniversaire de la naissance d’un chansonnier anarchiste qui, à l’instar d’un Gaston Couté disparaît des mémoires. Offrons lui une place dans notre galerie de portraits.

Charles d’Avray est un poète et chansonnier anarchiste français né le 9 septembre 1878 à Sèvres, de Charles Henri Jean, architecte, et de Juliette Dédillière.

Il arrive à Paris, ayant terminé ses études secondaires, en 1898. Il a 18 ans, l’âge de toutes les ambitions, de tous les espoirs. Il n’est pas très chaud pour suivre les traces de son père. Ses préférences vont à la musique, à la chanson. Il compose ses premières ceuvres, qu’il interprète dans des cafés-chantants. Ainsi naquirent les « chansons du trottoir« , les « chansons des veillées« .

Un jour, il rencontra le compagnon de la mère de Jeanne Humbert, libertaire militant, qui l’introduisit dans les milieux néo-malthusiens, et lui fit connaître et partager l’idéal anarchiste qui l’animait. Charles fréquenta ce milieu, riche en militants, et parmi eux Sébastien Faure, grand orateur libertaire, qui eut sur lui une grande influence et dont je parle souvent ici. A cette époque naquirent les « chansons sociales« , les « chansons rouges« , « les penseurs« , « les fous« , « les géants« , « loin du rêve« , etc… qu’il interprétait dans les cabarets de la Butte et du quartier Latin, où elles firent scandale. Ecoutez « les 4 barbus » chanter le triomphe de l’anarchie.

Mais surtout, et durant toute son existence, il parcourut la France dans tous les sens, organisant des tournées de conférences par la chanson où les foules se pressaient. Il n’arrêta plus jamais d’écrire, de chanter, de lutter. Charles-Henri Jean (dit d’Avray) se rallia à l’anarchisme au moment de l’affaire Dreyfus et décida d’utiliser la chanson pour diffuser ses idées. Il en composera quatre-vingt pour dénoncer l’Etat, la religion, le militarisme, les prisons… et exalter la société libertaire. Il composera le célèbre Triomphe de l’anarchie. Ses conférences chantées étaient annoncées par des affiches où on lisait : « Avec le passé détruisons le présent pour devancer l’avenir. »

Charles d’Avray s’est éteint le 7 novembre 1960 à Paris. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans la 88e division (photo de droite). Voici ce qu’écrivait Maurice JOYEUX : « Un vent froid cingle les visages. Un vent aigre, qui trousse la douleur du vagabond, soulève le jupon de la fille, emporte l’âme du poète. Autour d’un fosse, une foule d’amis ! Charles d’Avray nous quitte ! Avec la dépouille du poète, un monde prodigieux disparait, dont il fut un des plus brillants animateurs, et la terre qui résonne lugubrement sur le cercueil semble donner le glas de la chanson humanitaire dont il fut le maitre incontesté et qui refuse de survivre à celui qui la nourrit d’une sensibilité et d’une fougue incomparables. ». Charles d’Avray était franc-Maçon, membre du grand Orient et fréquentait la loge « Equité » à Pantin. Il figura en 1905 parmi les fondateurs de La Muse rouge, Groupe de propagande révolutionnaire par les arts, où en 1919 débutèrent Lucien Noël, qui devait devenir Noël Noël et André Isaac, le futur Pierre Dac.

 

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

C’est un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que fut Charles-Ange Laisant.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour !

C‘est
un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que
fut Charles-Ange Laisant.

Le
1er novembre
1841,
naissance de Charles-Ange LAISANT, à La Basse-Indre, département de
la Loire-Atlantique.
Militaire, mathématicien, député
d’extrême-gauche, franc-maçon, il devient ensuite anarchiste,
pédagogue rationaliste, libre-penseur, espérantiste.
Parcours
atypique que celui d’Ange Laisant, après de brillantes études au
lycée de Nantes, il intègre l’Ecole Polytechnique. Capitaine du
génie lorsque éclate la guerre de 1870, il assurera durant le siège
de Paris la défense du Fort d’Issy jusqu’en janvier 1871. Après la
chute de l’Empire, il se présente en février 1871 aux élections
sur une liste républicaine (il sera battu) mais, en octobre de la
même année, il devient Conseiller Général du canton de Nantes. Il
se trouve en garnison à Tours lorsque la Commune de Paris est
proclamée mais ses opinions avancées lui vaudront d’être muté en
Corse puis en Algérie. Il quitte ensuite la carrière militaire pour
se consacrer à la politique et sera élu député de Nantes le 20
février 1876 (à l’époque en Loire inférieure), il siégera alors
sur les rangs de l’extrême-gauche (mandat qui sera renouvelé cinq
fois). Le 29 novembre 1877, à Paris, il soutiendra avec succès deux
thèses pour un doctorat ès sciences mathématiques. En 1885 il est
élu député de la Seine, puis en 1889 à Paris (18ème) sous
l’étiquette Boulangiste (il avait fait ses études avec Boulanger)
puis Dreyfusard. Mais, dégoûté de la carrière politique, il y
renonce en 1893 pour se consacrer à l’enseignement. C’est par son
fils Albert, devenu anarchiste, qu’il rallie à son tour les
libertaires. Il sera un des responsables de la « Ligue
internationale pour l’éducation rationnelle de l’Enfance »
fondée par Franscisco Ferrer et l’inspirateur de Freinet pour
l’enseignement des mathématiques.
Néo-malthusien, libre-penseur
et franc-maçon, il écrit des textes éducatifs pour les enfants, en
mathématique, physique, etc., et se passionne pour l’espéranto. Il
collabore aux journaux « La Bataille syndicaliste » ,
« l’Ecole rénovée », « l’Ecole émancipée »,
« L’idée Libre », et écrit également des brochures ou des
essais théoriques comme « La barbarie moderne » (1912). On
lui doit la préface d’une édition moderne du « discours de la
servitude volontaire
» de Etienne de la Boëtie.

Durant
la première guerre mondiale, dans le sillage de Jean Grave et
Kropotkine il signera le « Manifeste des seize » favorable à
l’intervention contre l’Allemagne. Pourtant, ce grand mathématicien
et philosophe est pratiquement inconnu en France, offrons lui la
place qui lui revient dans notre galerie de portraits.

P.S.
Message pour Jean-Yves. Existe t-il une rue ou une place portant son
nom à Nantes ?

Et bien voila pour ce 1er novembre, jour de tous les saints (et Dieu sait si il y en a). Merci d’être passé en ce jour férié, profitons pendant qu’il y en a encore, portez vous bien et à demain peut-être.

 

POUR VOUS MESDAMES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Oui, pour vous mesdames, si vous en avez marre de voir vos hommes aggripés à la Wii comme le birinig à la roche…Voici un petit moment de pur bonheur.

TOUT A FAIT AUTRE CHOSE.

« J’Accuse…! » 

C‘est le titre d’un article rédigé par Émile Zola lors de l’affaire Dreyfus. Il est publié dans le journal L’Aurore du 13 janvier 1898 sous la forme d’une lettre ouverte au Président de la République Félix Faure. Au travers d’un véritable pamphlet accusateur, la contestation d’une décision de justice au nom de valeurs universelles, l’écrivain décide de s’exposer publiquement, afin de comparaître aux Assises pour qu’un nouveau procès, plus indépendant puisse se dérouler. C’est cet article qui relance l’affaire Dreyfus, au moment où le véritable coupable, le commandant Esterházy, étant acquitté, tout pouvait sembler perdu pour le camp dreyfusard. Cet article représente le symbole de l’éloquence oratoire et du pouvoir de la presse mis au service d’une cause juste et généreuse.Probablement l’un des articles parus dans la presse le plus connu au monde, J’accuse…! incarne encore aujourd’hui une œuvre à la fois artistique et littéraire. Plus encore, l’article de Zola est l’exemple de l’engagement intellectuel pour une cause juste. Il est enfin, l’exemple de la bombe médiatique qui bouleverse l’ordre établi et permet une action politique, une forme de lutte gagnée par le pot de terre contre le pot de fer.
Innombrables ont été ceux, qui devant une erreur, une injustice, un cause injuste à dénoncer, ont écrit après Zola, leur
J’accuse…!. Toute dénonciation d’un fait social par l’usage d’un média écrit est un J’accuse…!, et ceci dès la fin du XIXe siècle. Voila qui nous change de nos intellos germano-pratins d’aujourd’hui.

Voila donc pour la livraison du jour. Je vous souhaite une excellente journée, portez vous bien et à demain peut-être.