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UN DOUARNENISTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Cela devait bien finir par arriver, j’ai dégotté un douarneniste pour ma galerie de portraits. Je rappelle à ceux qui l’ignore qu’un douarneniste est un habitant de la ville de Douarnenez dans le finistère sud; ville qui a connu son heure de gloire, à l’instar de Marseille, grâce à la sardine et qui aujourd’hui décline doucettement au fond d’une baie qui reste la plus belle du monde. Voici l’histoire d’un personnage étonnant et pour le moins pittoresque: Hervé COATMEUR.

Le 12 avril 1924, à Brest, sortie du numéro 4 de l’hebdomadaire « Le Tam Baz » (le morceau de bâton). Ce journal satirique, humoristique et naturien est réalisé par l’anarchiste Brestois Hervé COATMEUR. On ne sait pas grand-chose sur la durée de ce journal paraissant le samedi, mais il fait partie des nombreux titres publiés par Coatmeur et le Foyer Naturien de Brest. On retrouve des traces notamment du « Sphinx » puis du « Sphinx d’après guerre », de « l’écho naturien » etc.

Fils de pêcheur, né à Douarnenez en 1879, (il a du user ses fonds de culottes sur les mêmes bancs d’école que mon grand père) resté jeune à la charge de sa mère, Hervé Coatmeur, travailla comme ouvrier à l’Arsenal de Brest, fut plusieurs fois condamné et, finalement renvoyé en 1910 et inscrit au Carnet B. Il exerça alors bien des métiers : docker, portefaix à la gare de Brest, livreur de sciure de bois… Anarchiste individualiste, il eut un kiosque à journaux, un magasin de bouquiniste, un étalage volant parmi les forains, ne voulant être ni commerçant, ni fonctionnaire, ni exploiteur, ni exploité. Il propagea un individualisme dérivé de celui de Han Ryner.

Responsable du Foyer Naturien de Brest (85 rue E. Zola), il avait été le fondateur, animateur et principal rédacteur du journal Le Sphinx individualiste (Brest) qui connaitra de nombreuses séries difficiles à reconstituer.

Propagandiste, il distribuait tracts et prospectus, fonda un cercle d’études, s’attacha dans les années 1920 à la diffusion de l’En Dehors d’Emile Armand auquel il collaborait, devint végétarien, s’alimentant de légumes et de fruits crus et de pain de seigle. Il collaborait également à la revue Le Néo Naturien .

Il se maria le 6 août 1931 « avec une jeune paysanne qui, après avoir été violée par son père, se réfugia à Brest où elle devint la proie des marins », on se croirait dans Les misérables. Il voulut faire d’elle un être nouveau. Mais elle le quitta et revint avec un jeune bébé « à l’état de santé pitoyable ». Elle le quitta à nouveau en emportant « une pile de pièces de cent sous patiemment économisées en vue d’éditer un numéro du Sphinx » (E. Armand, L’Unique, op. cit.) Le divorce fut prononcé le 15 juin 1935. Sur la photo à droite, une vue de Brest après les bombardements. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouver de photo représentant Hervé Coatmeur.

Hervé Coatmeur vécut ses dernières années dans les conditions les plus misérables : il habitait une cabane où tombait la pluie et couchait sur un lit de sangles : il était vêtu de guenilles et chaussé de spartiates. Le 8 septembre 1944, il périt avec plusieurs centaines de personnes au cours de l’explosion d’un abri civil à Brest, place Sadi-Carnot lors d’un bombardement de la ville.

Et bien voila, nous sommes le lundi 12 avril, vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur, et notre président n’a pas péri dans un accident d’avion. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

FEMME VOILEE, FEMME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LETTRE OUVERTE A ILHAM MOUSSAID.

Je m’étais promis de ne pas y revenir mais, trop c’est trop. J’écris donc cette lettre, que je laisse ouverte, à cette candidate du NPA pour les régionales dans le Vaucluse.

Chère Ilham, je ne te connais pas mais, comme Prévert, je dis « tu » à ceux que j’aime. Car oui je t’aime, j’aime ton courage, ton combat, ton audace. Contre la droite ulcérée, contre la gauche outrée, contre les cathos offensés, contre les fondamentalistes enragés, contre les laïcards outragés, contre les Trotskistes décalés..

Tu as choisi de paraître sur une liste électorale avec ton fichu sur la tête et donc, comme dirait Lacan, tu as choisi de « par être », « d’être par » cette décision, d’exister au nez et à la barbe (hi hi) de tous ceux qui voudraient te renvoyer dans ta cuisine.

Ceux qui aujourd’hui en appelle à la République (je mets toujours une majuscule), pour fustiger les signes ostentatoires d’appartenance à une religion, Les Coppé, les Aubry, les BHL, Les Mélenchon et même,paradoxe, les Fadela Amara. Ceux là et leurs pairs, je ne me souviens pas les avoir entendu hoqueter lorsque Henri GROUES, alias l’abbé Pierre, fut élu Député de Meurthe et Moselle; lorsque Félix KIR, chanoine de son état, fut élu maire, Conseiller Général et Député de Dijon; lorsque l’abbé LAUDRIN se fit élire Conseiller Général, député de Locminé et même, et je devrais dire surtout, lorsqu’il fut désigné pour représenter la France au Parlement Européen (assemblée parlementaire de la CEE) en 1962. Bon c’est vrai, il étaient blancs, catholiques et de droite, mais quand même…Plus ostentatoire qu’une soutane, c’est difficile à faire. Plus près de nous, même s’il ne portait plus la soutane depuis longtemps, le prêtre costarmoricain Paul HOUE fut Maire de St Gilles du Mené pendant des années et ça ne faisait pas tousser tant que cela dans le diocèse… Je pourrai allonger la liste .

En vérité Ilham, tu as contre toi d’être une femme, musulmane peut-être, de gauche assurément, républicaine forcément, anticapitaliste viscéralement, internationaliste évidemment et donc comme dirait le boiteux de Montpellier, « d’avoir une tête pas très catholique ». C’est beaucoup de handicaps pour affronter le suffrage de ses concitoyens et pour cela, moi qui suis anticlérical, athée et mécréant je te salues fraternellement.

La meilleure des réponses à apporter à ceux qui entretiennent un climat de haine et de suspicion autour de l’identité nationale (là, je ne mets pas de majuscule), de l’immigration, et surtout, des deux accolés. A ceux qui confondent (volontairement) Hijab et burqa, (le premier étant réservé aux femmes du prophète dans le coran, la seconde étant une invention récente des Salafistes, mais les deux faisant d’excellents instruments pour tous ceux qui veulent tuer leur chien au motif qu’il est enragé)…C’est de te faire élire ! Ainsi soit-il !

AN DEN PAOLIG…

Fort heureusement, dans quelques jours on va pouvoir se vidanger les neurones en fêtant Mardi gras à Douarnenez. Déguisé ou pas, l’occasion est trop belle de faire « son reuz » derrière Den Paolig (le pauvre homme qui est roi de la fête durant quelques jours). Cette parenthèse dans la vraie vie est un réel ressourcement pour qui a usé ses culottes courtes sur les quais du Port Rhu, quand bien même le folklore a pris une place de plus en plus importante au détriment de la spontanéité qui existait jadis. Le soda à supplanté le « rouge lim’ », idéologie sécuritaire oblige. Mais la grande soirée du mardi reste incontournable, de « chez micheline » au « Malamock », on va déambuler à la recherche du temps perdu, de sa jeunesse peut-être. Illusion vite évaporée quand au petit matin il faut reprendre contact avec les réalités qui font trop souvent de notre vieille planète cette vallée de larmes… Je vous ferai un petit rapport dans un proche billet si j’ai retrouvé mes capacités après force libations sans lesquelles les Gras seraient bien maigres…

UNE BREVE RIGOLOTE.

Bien qu’ayant servi depuis des années en tant que diplomate pakistanais, Akbar Zeb (ou Zib) n’a pas reçu l’aval pour être nommé ambassadeur du Pakistan en Arabie saoudite, selon des sources citées par le site de relations internationales Foreign Policy. Cela n’a rien à voir avec ses états de service, mais plutôt avec son nom, qui signifie en arabe «la plus grosse bite». Le site Salem News rapporte:

« Un diplomate de haut niveau pakistanais s’est vu refuser le poste d’ambassadeur en Arabie saoudite à cause de son nom, Akbar Zeb, qui signifie «la plus grosse bite» en arabe. Les responsables saoudiens, apparemment accablés par le nom, on mis leur veto. »

Bon, allez, faut pas désespérer de l’humanité. Ca finira bien par s’arranger dans quelques millions d’années. En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

LEVONS LE VOILE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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A VOILE ET A VAPEUR.

Le cardinal André Vingt-Trois,(c’est son nom) président de la Conférence des évêques  de France (CERF) et archevêque de Paris, a d’abord dit que comme  responsable catholique, il n’avait pas à se prononcer sur le sujet du  voile. Mais, « en tant que citoyen », il s’est déclaré « réticent à  l’idée que les pouvoirs publics s’occupent de la façon dont on  s’habille, ou alors ils doivent s’occuper aussi de la façon dont on se  déshabille ».

J‘avoue que la question me taraude. Ma grand mère maternelle portait la coiffe, la « pen sardin », symbole Douarneniste s’il en fut. Lorsque le grand age l’a surpris avec son cortège de douleurs, elle ne fut plus en mesure de pratiquer l’exercice matinal qui lui permettait de sortir coiffée. Pour elle se fut un déchirement de « sortir en cheveux » comme elle disait. Elle s’affublât donc d’un fichu…Signe ostentatoire de sa culture, sa tradition, son histoire quoi ! D’où venait cette vieille habitude qui voulait que les femmes se couvrent la tête ? Laissons aux historiens et autres sociologues le soin de répondre. Pour ma part, je n’y voit ni Dieu ni Diable, mais davantage le signe d’un machisme persistant savamment entretenu par tous les conservateurs (et pas seulement ceux qui mettaient les sardines en boites).

Que le postier Besancenot est « récupéré » sur sa liste pour les régionales, une jeune femme qui porte le voile, cela ne me défrise pas plus (pas moins non plus) que tous les élus de la République qui affichent ostensiblement leurs croyances religieuses.

Il m’apparaît par ailleurs que le débat Franco-français qui agite la sphère médiatique « voile » un tantinet nos véritables appréhensions. Le chômage, l’avenir des retraites, le pouvoir d’achat. En illustration, la première de couverture d’un livre préfacé par Michel MAZEAS que j’ai eu le bonheur d’avoir pour instituteur; c’est vous dire que cela ne date pas d’hier. Il était d’une mauvaise foi infinie comme tous les Staliniens mais, c’était un excellent navigateur. Cela lui a d’ailleurs permis de tenir la barre de la mairie de Douarnenez pendant des années.

Voila pour ce petit billet dominical qui est, notons le, le 150ème de sa catégorie. Les éléments se sont calmés, il faut maintenant ramasser les branches que la tempête a mis à terre. En tous cas, c’est gentil d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.