Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Django Reinhardt”

Page 1 de 1

Les Manouches vous rendent vos poules…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, , , , ,

Amis des bêtes à cornes et de la social-démocratie réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 23 janvier 2013, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. 72112966_pPersonnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre. Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’ai pas réalisé le dixième de mes tailles d’hortensias… Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation. Tiens, avant que j’en dise deux mots, prenez deux minutes de plaisir en écoutant « Les yeux noirs » un des morceaux les plus célèbres interprété par Django.

 

De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique. Il appartient à une famille de Rroms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Ses fils, Babik, et petit 48847193_pfils, David, perpétuent aujourd’hui encore la tradition. Il a beaucoup joué et enregistré avec Stéphane Grappelli avec qui il va créer le quintette du Hot Club de France, mais il a aussi fait une tournée au États-Unis dans le Big Band de Duke Ellington. Tournée dont il gardait d’ailleurs, un assez mauvais souvenir. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra trois mois plus tard. J’adore cette caricature de lui. Aujourd’hui l’envie m’est venu d’adresser à Manuel Valls cette lettre qu’écrivit Flaubert à George Sand en juin 1867

«Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en romanichels-28vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule, en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme… Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre… C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au Solitaire, au Poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.»

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Jean du voyage…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis du jazz manouche et du ragout d’hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 08 octobre, c’est l’automne, les champignons sont au rendez vous et ce jour correspond au 17 de Vendémiaire dédié à la citrouille. Un coup à se prendre pour le prince charmant… Tiens, à propos de prince, la cité de la musique consacre une exposition à Django Reinhardt. C’est ma fiancée qui m’a refilé l’info, captée sur France Musique, en attendant une prochaine virée dans la capitale. Cité de la musique, avenue Jean Jaurès, Paris XIXè, jusqu’au 23 janvier.

De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique. Il appartient à une famille de Roms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Dans la vidéo on écoute: « les yeux noirs ».

Ses fils, Babik, et petit fils, David, perpétuent aujourd’hui encore la tradition. Il a beaucoup joué et enregistré avec Stéphane Grappelli avec qui il va créer le quintette du Hot Club de France, mais il a aussi fait une tournée au Etats Unis dans le Big Band de Duke Ellington. Tournée dont il gardait d’ailleurs, un assez mauvais souvenir. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra un mois plus tard. J’adore cette caricature de lui.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LES FILS DU VENT…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

,

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 janvier quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille d’hortensias…
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation. Ce lundi m’ayant vu me réveiller atteint d’une flemmingite aigüe, je vous propose un billet déjà paru ici même.

Le 23 janvier c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant fait partie d’une famille de Rroms nomades habitués à traverser l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour fuir la première guerre avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la porte de Choisy puis à la porte d’Italie. Ecoutez Les yeux noirs.
 

La rencontre avec le banjo de son oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la guitare pour notre plus grand bonheur.
À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er et de ses sbires. Triste époque madame Michu !
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

DJANGO REINHARDT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis
du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !


Dans
le calendrier républicain, le 23 janvier, quatrième jour de
pluviôse, est dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe
ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige.
Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre.

Cela me fait penser qu’à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le
bout de leur nez et je n’en suis qu’à mi-parcours de ma taille
d’hortensias…

Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule,
toujours en mal de citation.


Le 23
janvier
c’est le jour qu’a choisit le petit Jean REINHARDT pour
mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c’était en 1910 à
Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de
somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant
fait partie d’une famille de Rroms  nomades habitués à traverser
l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour
fuir la première guerre  avant que sa famille ne se fixe finalement
à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la
porte de Choisy puis à la porte d’Italie.


La rencontre avec le banjo de son
oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par
l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de
s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son
apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au
campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se
mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la
guitare pour notre plus grand bonheur.

À l’âge de 13 ans, il court
déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les
demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour
son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez
les amateurs de musique et en 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade
permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent
ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les
étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».

Aujourd’hui, les Rroms sont
inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er. Triste époque madame
Michu !

Allez, en attendant les
perce-neige, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez
pas: Indignez vous !

JAZZ MANOUCHE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Deux minute de plaisir en écoutant « Les yeux noirs » un des morceaux les plus célèbres interprétés par Django.

De son vrai nom Jean-Baptiste Reinhardt, il vit le jour un 23 janvier, en 1910, dans une roulotte en Belgique. Il appartient à une famille de Roms (gadjkénés) qui voyage en Europe depuis des lustres. Autodidacte, ce banjoïste découvre la guitare après de graves brûlures à la main à la suite d’un incendie survenu dans sa caravane. Il va inventer ce que l’on appellera plus tard, le jazz manouche. Ses fils, Babik, et petit fils, David, perpétuent aujourd’hui encore la tradition. Il a beaucoup joué et enregistré avec Stéphane Grappelli avec qui il va créer le quintette du Hot Club de France, mais il a aussi fait une tournée au Etats Unis dans le Big Band de Duke Ellington. Tournée dont il gardait d’ailleurs, un assez mauvais souvenir. Son extraordinaire dextérité, malgré ses blessures à la main gauche, lui a valu de rencontrer les plus grands. Il a très largement contribué à faire connaître le Be-Bop en France et reste à mes yeux plus qu’un guitariste tsigane mais un vrai et grand musicien de jazz. Il enregistre son dernier disque en 1953 avec un jeune pianiste devenu célèbre: Martial Solal. Il mourra un mois plus tard. J’adore cette caricature de lui.

Et voila, petit billet « passe partout » pour un samedi matin. A vrai dire, je l’avais enregistré à l’avance, anticipant un lever difficile. Allez, portez vous bien, écoutez sans modération tous les jazzeux du monde et, à demain peut-être.