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Ou résida le réséda ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la perfide Albion et de la panse de brebis farcie réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 05 octobre 2016, date qui correspond au quatorzième jour de vendémiaire dédié au réséda. C’est d’ailleurs le 14 de vendémiaire de l’an II que fut crée par décret le calendrier républicain. Le nom de réséda vient du latin resedare qui signifie calmer en raison de ses propriétés médicinales. Certains feraient bien d’en consommer quelque peu… Desnos en a fait ce joli poème :

« Où résida le réséda ?
Résida-t-il au Canada ?
Dans les campagnes de Juda ?
Ou sur les flancs du Mont Ida ?
Pour l’instant sur la véranda
Se trouve bien le réséda.
Oui-da ! »

C‘est aussi le jour anniversaire de la naissance de cet immense libre penseur que fut Denis DIDEROT. Ce libre penseur précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres Haute-Marne. Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise et tonsuré à 13 ans. Au collège d’Harcourt à Paris, il devient Denis-Diderot-croire-300x300maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées » 1747, violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie.

En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les sept premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité. Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le encyclo_diderot-180x300théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse » 1760, « Le Neveu de Rameau » 1761, « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement.« Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » 1772. Nombre de ses romans seront éditées après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations. Sources: Ephéméride Anarchiste.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le 31 mai 1826, le tribunal correctionnel de la Seine, ordonne la destruction du roman « Jacques le fataliste… » et condamne l’éditeur à un mois de prison. Ceci me donne l’occasion de dire quelques mots à propos de l’auteur, Denis DIDEROT, »Philosophe des Lumières », romancier et encyclopédiste français.Ce libre penseur précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres (Haute-Marne). Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise (tonsuré à 13 ans). Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées »(1747), violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie. En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les 7 premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité.Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse »(1760), « Le Neveu de Rameau »(1761), « Jacques le Fataliste et son maître », etc. Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement. »Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » (1772).Nombre de ses romans seront édités après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du libre examen et de la friture d’ablettes réunis, bonjour !

Voici mai qui s’achève alors que prairial n’en est qu’à son douzième jour dédié à la bétoine (et non pas à l’abbé Toine). La bétoine jouissait dans l’antiquité d’une réputation prestigieuse qui lui conférait des pouvoirs magiques (on la disait capable de chasser les mauvais esprits) et faisait d’elle un remède quasi universel. Le nom bétoine est dérivé de celui d’un peuple ibérique, les Vettones, qui utilisa cette plante dont la réputation s’est maintenue jusqu’au Moyen Âge et au delà.

On utilisait autrefois les feuilles séchées de cette plante comme du tabac à priser ou comme substitut du thé ; les jeunes pousses sont consommables en salade avec modération. Personnellement, je ne m’y risquerais pas ; déjà que le concombre espagnol aurait ces jours ci tendance à nous torturer les entrailles, alors la bétoine ibérique…

 

Tout à fait autre chose.

Le 31 mai 1826, le tribunal correctionnel de la Seine, ordonne la destruction du roman « Jacques le fataliste… » et condamne l’éditeur à un mois de prison. Ceci me donne l’occasion de dire quelques mots à propos de l’auteur, Denis DIDEROT,
« Philosophe des Lumières », romancier et encyclopédiste français.
Ce libre penseur précurseur de la pensée libertaire, naît le 5 octobre 1713 à Langres (Haute-Marne). Fils d’un riche artisan coutelier, il est élève chez les jésuites et destiné à la prêtrise (tonsuré à 13 ans). Au collège d’Harcourt à Paris, il devient maître ès arts à 19 ans. Il poursuit ensuite des études tout en menant une vie de bohème, et se libère progressivement de la pensée religieuse de son temps. En 1746, il écrit ses « Pensées philosophiques » suivie de « Pensées »(1747), violentes attaques contre le christianisme. En 1749, il affine sa pensée matérialiste, avec « Lettres sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient », mais cela entraîne son arrestation. Après trois mois de prison, il est libéré sur les instances de son éditeur, qui vient de lui confier avec d’Alembert, la direction de « l’Encyclopédie », travail gigantesque auquel il va consacrer plus de vingt ans de sa vie. En 1751, le premier volume voit le jour. Huit ans plus tard, les 7 premiers tomes sont condamnés par le pouvoir royal mais l’Encyclopédie se poursuivra jusqu’à son terme, dans une semi-clandestinité.
Il trouve encore le temps d’écrire des essais sur le théâtre dont « Paradoxe du comédien » où encore des romans comme « La Religieuse »(1760), « Le Neveu de Rameau »(1761), « Jacques le Fataliste et son maître », etc.
Il entretient également une importante correspondance littéraire, et se fait même critique d’art. Après une vie bien remplie, il meurt à Paris, mais malgré son radicalisme politique et son athéisme déclaré, il est enterré religieusement.
« Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre » tel est son avertissement dans le « Supplément au Voyage de Bougainville » (1772).
Nombre de ses romans seront édités après sa mort, mais cela n’empêchera pas les interdictions et les condamnations.

Allez, merci de votre visite, n’oubliez pas que vous pouvez suivre les aventures du cénobite sur Twitter #erwandekeramoal, portez vous bien et à demain peut-être.

MARECHAL, NOUS VOILA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Pierre Sylvain Maréchal est mort un 18 janvier ce qui me donne le prétexte pour vous en toucher un mot. C’est un écrivain, poète, pamphlétaire français, précurseur de l’anarchisme. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Belle utopie non ?

Très vite, ses critiques du pouvoir absolu et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses œuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.

Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Il ne prend pas parti dans le conflit entre les Girondins et les Jacobins et s’inquiète du tour pris par la Révolution. Sa rencontre avec Babeuf et sa conjuration des Égaux, va en faire l’un des précurseurs du mouvement libertaire et l’un des premiers anarchistes. Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu’à sa mort. Sylvain Maréchal, « l’homme sans Dieu », est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution. Bon, il faut bien le reconnaître, c’était aussi un sérieux misogyne et on lui doit un projet de loi pour interdire d’apprendre à lire aux femmes !!! Dans Fragments d’un poème moral sur Dieu (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans Livre échappé au déluge (1784) et s’attaque à la religion qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal « Révolutions de Paris » dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale. Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l’athéisme en lui donnant ses lettres de noblesse avec le Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1800).

Voila pour ce lundi 18, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale; je ne sais pas moi…Bosser un peu par exemple ! Ah, ils sont vraiment pas drôles ces retraités. Allez, portez vous bien et à demain peut-être pour de nouvelles aventures.